{"id":923,"date":"2026-03-26T11:31:40","date_gmt":"2026-03-26T10:31:40","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/pyrole-a-feuilles-rondes\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:14","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:14","slug":"pyrole-a-feuilles-rondes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/pyrole-a-feuilles-rondes\/","title":{"rendered":"PYROLE \u00c0 FEUILLES RONDES"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Pyrole%20%C3%A0%20feuilles%20rondes.jpg\" alt=\"Planche botanique Pyrole \u00e0 feuilles rondes\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>La Pyrole \u00e0 feuilles rondes, <em>Pyrola rotundifolia<\/em> L., appartient \u00e0 la famille des <strong>Ericaceae<\/strong>, sous-famille des Monotropoideae (anciennement famille des Pyrolaceae), genre <em>Pyrola<\/em> L. Ce genre comprend environ 30 esp\u00e8ces r\u00e9parties dans les for\u00eats bor\u00e9ales et temp\u00e9r\u00e9es de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord. Les noms vernaculaires incluent Pyrole \u00e0 feuilles rondes, Pirole et Wintergreen (terme anglais partag\u00e9 avec <em>Gaultheria<\/em>). Sur le plan APG IV, les anciennes Pyrolaceae sont incluses dans les Ericaceae sensu lato. Le nom <em>Pyrola<\/em> est un diminutif de <em>Pyrus<\/em> (poirier), les feuilles rondes rappelant celles d&rsquo;un petit poirier. L&rsquo;esp\u00e8ce est distribu\u00e9e dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord temp\u00e9r\u00e9 et bor\u00e9al, dans les for\u00eats de conif\u00e8res et les milieux humides.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante vivace, h\u00e9micryptophyte \u00e0 g\u00e9ophyte rhizomateuse, haute de 15 \u00e0 40 cm, \u00e0 rhizome rampant \u00e9mettant des rosettes de feuilles basales et des hampes florales. Les feuilles basales sont persistantes, en rosette, \u00e0 long p\u00e9tiole, \u00e0 limbe orbiculaire \u00e0 ovale-arrondi, de 3 \u00e0 6 cm de diam\u00e8tre, coriace, vert sombre et luisant dessus, plus p\u00e2le dessous, \u00e0 bord entier ou faiblement cr\u00e9nel\u00e9. La hampe florale est dress\u00e9e, glabre, portant une grappe unilat\u00e9rale ou en rac\u00e8me l\u00e2che de 5 \u00e0 15 fleurs pendantes, blanches, parfum\u00e9es, de 8 \u00e0 12 mm de diam\u00e8tre, \u00e0 5 p\u00e9tales arrondis concaves, 10 \u00e9tamines et un style long, incurv\u00e9 et saillant. Le fruit est une capsule globuleuse \u00e0 5 loges contenant des graines poussi\u00e9reuses extr\u00eamement fines. La floraison a lieu de juin \u00e0 ao\u00fbt. L&rsquo;esp\u00e8ce habite les for\u00eats de conif\u00e8res (pessi\u00e8res, sapini\u00e8res, pin\u00e8des), les bois frais, les dunes bois\u00e9es et les prairies humides sur sols acides \u00e0 calcaires, humif\u00e8res.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET HABITAT<\/h3>\n<p><em>Pyrola rotundifolia<\/em> est une esp\u00e8ce des for\u00eats bor\u00e9ales et temp\u00e9r\u00e9es, habitant les sous-bois de conif\u00e8res, les for\u00eats mixtes, les dunes bois\u00e9es, les prairies humides et les tourbi\u00e8res bois\u00e9es sur sols acides \u00e0 calcaires, humif\u00e8res et frais. L&rsquo;esp\u00e8ce est sciaphile \u00e0 h\u00e9mi-sciaphile, m\u00e9sohygrophile. Son aire de r\u00e9partition est circumbor\u00e9ale. En France, l&rsquo;esp\u00e8ce est pr\u00e9sente dans les massifs montagneux, les for\u00eats de conif\u00e8res et localement dans les dunes bois\u00e9es du littoral. La pyrole est une plante mixotrophe (partiellement mycoh\u00e9t\u00e9rotrophe), associ\u00e9e \u00e0 des champignons ectomycorhiziens qui lui fournissent une partie du carbone via le r\u00e9seau mycorhizien forestier. Ce mode de nutrition la rend d\u00e9pendante de la qualit\u00e9 du r\u00e9seau fongique et donc de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Les <strong>feuilles<\/strong> constituent la partie principalement utilis\u00e9e en phytoth\u00e9rapie traditionnelle. Elles sont r\u00e9colt\u00e9es en \u00e9t\u00e9 et s\u00e9ch\u00e9es. La plante enti\u00e8re a \u00e9t\u00e9 employ\u00e9e dans les pharmacop\u00e9es populaires nordiques et en m\u00e9decine am\u00e9rindienne. Les feuilles de pyrole sont riches en <strong>arbutine<\/strong>, le m\u00eame glycoside ph\u00e9nolique que celui de la Busserole (<em>Arctostaphylos uva-ursi<\/em>), ce qui fonde leur usage comme antiseptique urinaire. Le nom anglais \u00ab wintergreen \u00bb (partag\u00e9 avec <em>Gaultheria<\/em>) refl\u00e8te la persistance hivernale des feuilles et l&rsquo;odeur de salicylate de m\u00e9thyle (bien que cette odeur soit plus prononc\u00e9e chez <em>Gaultheria<\/em>).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Glycosides ph\u00e9noliques<\/h3>\n<p>Les feuilles contiennent de l&rsquo;<strong>arbutine<\/strong> (hydroquinone-\u03b2-D-glucopyranoside) \u00e0 des teneurs de 3 \u00e0 8 % du poids sec, comparable \u00e0 la busserole. L&rsquo;<strong>arbutine<\/strong> est le pr\u00e9curseur de l&rsquo;<strong>hydroquinone<\/strong>, antiseptique urinaire lib\u00e9r\u00e9 in vivo par hydrolyse bact\u00e9rienne dans les voies urinaires.<\/p>\n<h3>B. Flavono\u00efdes<\/h3>\n<p>Des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">flavonols<\/a><\/strong> (<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>, <strong>hyp\u00e9roside<\/strong>) et des <strong>cat\u00e9chines<\/strong> sont pr\u00e9sents, contribuant au potentiel antioxydant et anti-inflammatoire.<\/p>\n<h3>C. Tanins<\/h3>\n<p>Les feuilles sont riches en <strong>tanins galliques<\/strong> et <strong>ellagiques<\/strong>, conf\u00e9rant une astringence marqu\u00e9e \u00e0 la tisane et un effet antiseptique compl\u00e9mentaire.<\/p>\n<h3>D. Monoterp\u00e8nes et salicylates<\/h3>\n<p>Des traces de <strong>salicylate de m\u00e9thyle<\/strong> et de <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/monoterpenes\/\">monoterp\u00e8nes<\/a> aromatiques sont pr\u00e9sentes, contribuant \u00e0 l&rsquo;odeur caract\u00e9ristique.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>arbutine<\/strong> est absorb\u00e9e intacte par le tractus digestif puis excr\u00e9t\u00e9e dans les urines o\u00f9 elle est hydrolys\u00e9e par les \u03b2-glucosidases bact\u00e9riennes en <strong>hydroquinone<\/strong>, antiseptique actif contre les bact\u00e9ries uro-pathog\u00e8nes (<em>Escherichia coli<\/em>, <em>Proteus<\/em> spp., <em>Staphylococcus saprophyticus<\/em>). Ce m\u00e9canisme de \u00ab prodrug \u00bb activ\u00e9e in situ dans les voies urinaires explique la sp\u00e9cificit\u00e9 de l&rsquo;indication. L&rsquo;efficacit\u00e9 est optimale en milieu urinaire alcalin (pH &gt; 7), d&rsquo;o\u00f9 la recommandation traditionnelle d&rsquo;alcaliniser les urines pendant le traitement. Les <strong>tanins<\/strong> exercent un effet astringent et antimicrobien compl\u00e9mentaire. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> contribuent \u00e0 un effet anti-inflammatoire et diur\u00e9tique l\u00e9ger. Les <strong>cat\u00e9chines<\/strong> poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes. L&rsquo;ensemble d\u00e9finit un profil d&rsquo;antiseptique urinaire naturel comparable \u00e0 celui de la busserole.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques sur la pyrole sont limit\u00e9es. L&rsquo;arbutine, compos\u00e9 actif principal, est bien document\u00e9e cliniquement via les \u00e9tudes sur la busserole (<em>Arctostaphylos uva-ursi<\/em>), dont la monographie europ\u00e9enne reconna\u00eet l&rsquo;usage traditionnel dans les infections urinaires non compliqu\u00e9es. Par extrapolation, les feuilles de pyrole partagent cette indication. L&rsquo;esp\u00e8ce ne dispose pas de monographie individuelle \u00e0 la Commission E ni \u00e0 l&rsquo;ESCOP. En m\u00e9decine traditionnelle nordique (Scandinavie, Russie), la pyrole est utilis\u00e9e comme diur\u00e9tique et antiseptique urinaire. Des \u00e9tudes pharmacologiques in vitro confirment l&rsquo;activit\u00e9 antibact\u00e9rienne de l&rsquo;arbutine et de l&rsquo;hydroquinone sur les souches uro-pathog\u00e8nes.<\/p>\n<hr>\n<h3>TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h3>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Arbutine<\/strong><\/td>\n<td>Glycoside ph\u00e9nolique<\/td>\n<td>Antiseptique urinaire (prodrug)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Hydroquinone<\/strong><\/td>\n<td>Diph\u00e9nol<\/td>\n<td>Antimicrobien urinaire (m\u00e9tabolite actif)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Hyp\u00e9roside<\/strong><\/td>\n<td>Flavonol glycoside<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Tanins galliques<\/strong><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polyphenols\/\">Polyph\u00e9nols<\/a><\/td>\n<td>Astringent, antimicrobien<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Cat\u00e9chines<\/strong><\/td>\n<td>Flavan-3-ols<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Arbutine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Arbutine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Hydroquinone<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Kaempf\u00e9rol<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Hyp\u00e9roside<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion de feuilles :<\/strong> 2 \u00e0 4 g de feuilles s\u00e8ches par tasse, infuser 15 minutes. 3 \u00e0 4 tasses par jour. Usage antiseptique urinaire, cure de 7 jours maximum.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9coction de feuilles :<\/strong> 3 g par tasse, \u00e9bullition 5 min, infusion 10 min. Usage similaire.<\/li>\n<li><strong>Teinture-m\u00e8re :<\/strong> plante fra\u00eeche 1:5 dans \u00e9thanol 45\u00b0. 30 \u00e0 50 gouttes 3 fois par jour.<\/li>\n<li><strong>Poudre de feuilles :<\/strong> 500 mg \u00e0 1 g par prise, 3 fois par jour.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>La pyrole partage le profil de s\u00e9curit\u00e9 de la busserole. L&rsquo;<strong>hydroquinone<\/strong>, m\u00e9tabolite actif de l&rsquo;arbutine, est potentiellement h\u00e9patotoxique et mutag\u00e8ne \u00e0 forte dose et en usage prolong\u00e9. L&rsquo;usage des plantes \u00e0 arbutine est limit\u00e9 \u00e0 des cures courtes (maximum 1 \u00e0 2 semaines, 5 fois par an maximum). La prudence s&rsquo;impose pendant la grossesse et l&rsquo;allaitement (arbutine contre-indiqu\u00e9e). Les <strong>tanins<\/strong> \u00e0 haute dose provoquent des naus\u00e9es et une irritation gastrique. L&rsquo;association avec des aliments acides est d\u00e9conseill\u00e9e (diminution du pH urinaire r\u00e9duisant l&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;hydroquinone). Aucun effet ind\u00e9sirable grave n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 aux doses traditionnelles.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La Pyrole \u00e0 feuilles rondes est utilis\u00e9e en m\u00e9decine traditionnelle nordique et am\u00e9rindienne depuis des si\u00e8cles. En Scandinavie et en Russie, les feuilles s\u00e9ch\u00e9es servaient de tisane diur\u00e9tique et antiseptique urinaire, usage partag\u00e9 avec la busserole. Les peuples autochtones d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord (Ojibw\u00e9, Cri) utilisaient les feuilles en cataplasme sur les plaies et en infusion pour les douleurs rhumatismales. Le nom \u00ab wintergreen \u00bb refl\u00e8te l&rsquo;usage des feuilles persistantes comme substitut hivernal du th\u00e9. En m\u00e9decine populaire europ\u00e9enne, la pyrole \u00e9tait employ\u00e9e pour les infections urinaires, les leucorrh\u00e9es et les affections r\u00e9nales. La plante figure dans les pharmacop\u00e9es populaires scandinaves et germaniques. L&rsquo;usage est moins document\u00e9 en France, o\u00f9 la busserole \u00e9tait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e pour les m\u00eames indications.<\/p>\n<hr>\n<h3>STATUT DE CONSERVATION ET PROTECTION<\/h3>\n<p><em>Pyrola rotundifolia<\/em> n&rsquo;est pas globalement menac\u00e9e mais est en r\u00e9gression dans certaines r\u00e9gions en raison de la destruction des habitats forestiers, de l&rsquo;intensification sylvicole et du drainage des zones humides. En France, l&rsquo;esp\u00e8ce est inscrite sur des listes rouges r\u00e9gionales dans les r\u00e9gions de plaine o\u00f9 elle est rare. Elle ne b\u00e9n\u00e9ficie pas de protection nationale. Sa d\u00e9pendance aux r\u00e9seaux mycorhiziens la rend particuli\u00e8rement sensible aux perturbations de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me forestier.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>La Pyrole \u00e0 feuilles rondes est une plante antiseptique urinaire de la pharmacop\u00e9e traditionnelle nordique, dont la richesse en arbutine (3-8 %) en fait un \u00e9quivalent fonctionnel de la busserole. Le m\u00e9canisme de lib\u00e9ration d&rsquo;hydroquinone dans les voies urinaires par hydrolyse bact\u00e9rienne constitue un exemple \u00e9l\u00e9gant de \u00ab prodrug \u00bb naturelle cibl\u00e9e. L&rsquo;esp\u00e8ce, bien que moins connue que la busserole, m\u00e9rite une reconnaissance accrue dans la phytoth\u00e9rapie des infections urinaires. Sa mixotrophie et sa d\u00e9pendance aux r\u00e9seaux mycorhiziens en font un bio-indicateur de la qualit\u00e9 des \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers, ajoutant une dimension \u00e9cologique \u00e0 son int\u00e9r\u00eat pharmacognosique.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Hegnauer R., 1989. <em>Chemotaxonomie der Pflanzen<\/em>, Band 8: Pyrolaceae. Birkh\u00e4user.<\/li>\n<li>Schindler G. et al., 2002. Urinary excretion and metabolism of arbutin. <em>Journal of Clinical Pharmacology<\/em>, 42(2), 159-165.<\/li>\n<li>Plants of the World Online \u2014 Royal Botanic Gardens, Kew : <em>Pyrola rotundifolia<\/em>.<\/li>\n<li>Tela Botanica \u2014 eFlore : Fiche <em>Pyrola rotundifolia<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Astringent<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. 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