{"id":9532,"date":"2026-04-25T20:40:03","date_gmt":"2026-04-25T18:40:03","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/25\/pelargonium\/"},"modified":"2026-06-24T16:50:00","modified_gmt":"2026-06-24T14:50:00","slug":"pelargonium","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/25\/pelargonium\/","title":{"rendered":"P\u00c9LARGONIUM"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/P%C3%A9largonium%20du%20Cap.jpg\" alt=\"Planche botanique P\u00e9largonium du Cap\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<h1>P\u00e9largonium \u2014 <em>Pelargonium sidoides<\/em> DC.<\/h1>\n<p>Le p\u00e9largonium du Cap est une plante herbac\u00e9e vivace originaire d&rsquo;Afrique australe, dont les racines constituent une drogue v\u00e9g\u00e9tale majeure en phytoth\u00e9rapie respiratoire. Connue sous le nom commercial d&rsquo;Umckaloabo\u00ae, cette esp\u00e8ce est devenue l&rsquo;un des rem\u00e8des phytoth\u00e9rapeutiques les mieux document\u00e9s cliniquement pour le traitement des infections aigu\u00ebs des voies respiratoires sup\u00e9rieures. Son profil chimique original, domin\u00e9 par des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/coumarines\/\">coumarines<\/a><\/strong>, des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proanthocyanidines\/\">proanthocyanidines<\/a><\/strong> et des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong>, lui conf\u00e8re des propri\u00e9t\u00e9s immunomodulatrices et antimicrobiennes distinctives.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p><em>Pelargonium sidoides<\/em> appartient \u00e0 l&#8217;embranchement des Spermatophytes, sous-embranchement des Angiospermes, classe des Dicotyl\u00e9dones, ordre des Geraniales, famille des G\u00e9raniac\u00e9es (Geraniaceae). Le genre <em>Pelargonium<\/em> est l&rsquo;un des plus vastes de cette famille, comprenant environ 270 esp\u00e8ces, dont la grande majorit\u00e9 est end\u00e9mique d&rsquo;Afrique australe (centre de diversit\u00e9 dans la Province du Cap).<\/p>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite par Augustin Pyramus de Candolle en 1824. Le nom g\u00e9n\u00e9rique <em>Pelargonium<\/em> d\u00e9rive du grec <em>pelargos<\/em> (cigogne), en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la forme du fruit en bec de cigogne. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>sidoides<\/em> fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une ressemblance morphologique avec le genre <em>Sida<\/em> (Malvac\u00e9es).<\/p>\n<p>Le nom commercial \u00ab Umckaloabo \u00bb est d\u00e9riv\u00e9 des termes zoulou <em>umKhulkane<\/em> (relatif \u00e0 la toux) et <em>uHlabo<\/em> (douleur thoracique). Ce rem\u00e8de a une histoire europ\u00e9enne singuli\u00e8re, ayant \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 d&rsquo;Afrique du Sud par Charles Henry Stevens en 1897, qui pr\u00e9tendait y avoir gu\u00e9ri sa tuberculose.<\/p>\n<p>Une esp\u00e8ce tr\u00e8s proche, <em>Pelargonium reniforme<\/em> Curtis, est \u00e9galement utilis\u00e9e et parfois confondue avec <em>P. sidoides<\/em>. Les deux esp\u00e8ces, qui s&rsquo;hybrident \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat naturel, constituent les sources de la drogue \u00ab racine de Pelargonium \u00bb.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Pelargonium sidoides<\/em> est une plante herbac\u00e9e vivace, acaule ou \u00e0 tige tr\u00e8s courte, formant une rosette basale compacte de 15 \u00e0 30 cm de hauteur. La souche est tub\u00e9reuse \u00e0 napiforme, constitu\u00e9e d&rsquo;un rhizome-tubercule \u00e9pais, brun fonc\u00e9 \u00e0 noir ext\u00e9rieurement, brun-rouge \u00e0 la section, atteignant 5 \u00e0 15 cm de long et 2 \u00e0 5 cm de diam\u00e8tre. Ce tubercule est la partie utilis\u00e9e en phytoth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>Les feuilles sont dispos\u00e9es en rosette, longuement p\u00e9tiol\u00e9es (p\u00e9tiole de 5 \u00e0 15 cm, pubescent). Le limbe est cordiforme \u00e0 r\u00e9niforme, de 2 \u00e0 5 cm de diam\u00e8tre, \u00e0 marge cr\u00e9nel\u00e9e, couvert de poils glanduleux sur les deux faces, lui conf\u00e9rant un toucher velout\u00e9 et une odeur aromatique caract\u00e9ristique au froissement. La face sup\u00e9rieure est vert argent\u00e9, la face inf\u00e9rieure plus p\u00e2le.<\/p>\n<p>Les inflorescences sont des pseudo-ombelles port\u00e9es par des hampes florales gr\u00eales de 20 \u00e0 50 cm, ramifi\u00e9es, portant 4 \u00e0 12 fleurs. Les fleurs sont zygomorphes, \u00e0 5 p\u00e9tales in\u00e9gaux : les 2 p\u00e9tales sup\u00e9rieurs sont plus grands, spatul\u00e9s, de couleur pourpre fonc\u00e9 \u00e0 grenat (presque noir), avec des stries plus sombres ; les 3 p\u00e9tales inf\u00e9rieurs sont plus \u00e9troits, lin\u00e9aires, de couleur similaire ou plus p\u00e2le. Le calice poss\u00e8de 5 s\u00e9pales, dont le post\u00e9rieur est prolong\u00e9 par un \u00e9peron nectarif\u00e8re soud\u00e9 au p\u00e9dicelle. Les \u00e9tamines fertiles sont au nombre de 5 \u00e0 7 (sur 10, les autres staminales). L&rsquo;ovaire est sup\u00e8re, pentalob\u00e9.<\/p>\n<p>Le fruit est un schizocarpe \u00e0 5 m\u00e9ricarpes munis chacun d&rsquo;une ar\u00eate plumeuse hygroscopique, qui se vrille et se d\u00e9vrille selon l&rsquo;humidit\u00e9, permettant l&rsquo;ancrage dans le sol (dispersion par reptation).<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et r\u00e9partition<\/h3>\n<p><em>Pelargonium sidoides<\/em> est end\u00e9mique d&rsquo;Afrique australe. Son aire de r\u00e9partition s&rsquo;\u00e9tend de la Province du Cap oriental en Afrique du Sud vers le nord, \u00e0 travers le Lesotho, le Free State, le KwaZulu-Natal, le Gauteng, le Mpumalanga, jusqu&rsquo;au sud du Mozambique. L&rsquo;esp\u00e8ce est pr\u00e9sente principalement dans les prairies d&rsquo;altitude (grasslands) et les savanes herbeuses, entre 200 et 2300 m\u00e8tres d&rsquo;altitude.<\/p>\n<p>L&rsquo;habitat typique est la prairie \u00e0 gramin\u00e9es de type \u00ab sourveld \u00bb, sur des sols acides, bien drain\u00e9s, sablonneux \u00e0 argileux, souvent d&rsquo;origine dolomitique ou basaltique. L&rsquo;esp\u00e8ce tol\u00e8re le plein soleil et r\u00e9siste au feu (le tubercule souterrain survit aux incendies r\u00e9guliers qui parcourent les prairies sud-africaines). La pluviom\u00e9trie dans son aire est de 500 \u00e0 900 mm par an, avec une saison s\u00e8che hivernale marqu\u00e9e. Les temp\u00e9ratures hivernales peuvent descendre en dessous de 0 \u00b0C (gel nocturne fr\u00e9quent en altitude au Lesotho).<\/p>\n<p>La floraison s&rsquo;\u00e9tend de septembre \u00e0 janvier (printemps-\u00e9t\u00e9 austral). La pollinisation est assur\u00e9e par des insectes, principalement des mouches \u00e0 longue trompe (Nemestrinidae, Tabanidae), attir\u00e9es par la couleur sombre et les marquages des p\u00e9tales.<\/p>\n<p>L&rsquo;exploitation commerciale intensive pour la production de l&rsquo;Umckaloabo\u00ae a exerc\u00e9 une pression consid\u00e9rable sur les populations sauvages, en particulier au Lesotho et en Afrique du Sud orientale. Des pr\u00e9occupations de conservation ont conduit au d\u00e9veloppement de programmes de culture.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie, durabilit\u00e9 et conservation<\/h3>\n<p>L&rsquo;exploitation commerciale massive de <em>Pelargonium sidoides<\/em> pour la production de l&rsquo;EPs 7630 a cr\u00e9\u00e9 des enjeux de conservation significatifs. Les racines sont r\u00e9colt\u00e9es de mani\u00e8re destructive (d\u00e9racinement de la plante enti\u00e8re), et la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle est lente (3 \u00e0 5 ans pour un tubercule de taille exploitable).<\/p>\n<p>Au Lesotho, premier pays fournisseur, la surr\u00e9colte a entra\u00een\u00e9 un d\u00e9clin notable des populations dans certaines zones. L&rsquo;Afrique du Sud a r\u00e9glement\u00e9 la r\u00e9colte et l&rsquo;exportation par le biais du NEMBA (National Environmental Management: Biodiversity Act, 2004). L&rsquo;esp\u00e8ce est class\u00e9e \u00ab Declining \u00bb sur la National Red List d&rsquo;Afrique du Sud.<\/p>\n<p>Des programmes de culture ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s en Afrique du Sud, au Lesotho et en Allemagne (sous serre). La multiplication se fait par semis ou par division des tubercules. Les rendements en culture restent modestes et le co\u00fbt de production est \u00e9lev\u00e9. Des accords de bioprospection entre Schwabe et les communaut\u00e9s locales ont \u00e9t\u00e9 mis en place pour garantir un partage \u00e9quitable des b\u00e9n\u00e9fices.<\/p>\n<p>\u00c9cologiquement, <em>P. sidoides<\/em> joue un r\u00f4le dans l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me des prairies sud-africaines : ses fleurs attirent des pollinisateurs sp\u00e9cialis\u00e9s, et ses tubercules constituent une r\u00e9serve hydrique et nutritive dans les sols oligotrophes.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>La drogue est constitu\u00e9e par les <strong>racines tub\u00e9reuses<\/strong> (rhizomes-tubercules) s\u00e9ch\u00e9es de <em>Pelargonium sidoides<\/em> et\/ou de <em>Pelargonium reniforme<\/em>. La Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne (Ph. Eur. 8.0) poss\u00e8de une monographie \u00ab Pelargonii radix \u2014 Racine de P\u00e9largonium \u00bb, qui sp\u00e9cifie les exigences de qualit\u00e9.<\/p>\n<p>La drogue s\u00e8che se pr\u00e9sente en fragments irr\u00e9guliers, brun fonc\u00e9 \u00e0 brun noir\u00e2tre, fibreux, \u00e0 section brun-rouge\u00e2tre. L&rsquo;odeur est faible, aromatique. La saveur est astringente et l\u00e9g\u00e8rement am\u00e8re. La monographie europ\u00e9enne exige une teneur minimale en tanins totaux (exprim\u00e9s en pyrogallol) de 5,0 % et un profil chromatographique conforme (identification par CCM des coumarines caract\u00e9ristiques).<\/p>\n<p>La r\u00e9colte traditionnelle se fait par d\u00e9terrage s\u00e9lectif des tubercules matures (plantes d&rsquo;au moins 3 \u00e0 5 ans). Les racines sont lav\u00e9es, coup\u00e9es en morceaux et s\u00e9ch\u00e9es au soleil ou en \u00e9tuve (40-50 \u00b0C). La drogue se conserve plusieurs ann\u00e9es dans des conditions appropri\u00e9es (sec, \u00e0 l&rsquo;abri de la lumi\u00e8re).<\/p>\n<p>L&rsquo;extrait de r\u00e9f\u00e9rence utilis\u00e9 dans la majorit\u00e9 des essais cliniques est l&rsquo;<strong>EPs 7630<\/strong> (Schwabe Pharmaceuticals, Allemagne), un extrait hydro-alcoolique (11 % \u00e9thanol, drogue\/solvant 1:8-10) de racines de <em>P. sidoides<\/em>. C&rsquo;est cet extrait qui est commercialis\u00e9 sous les noms d&rsquo;Umckaloabo\u00ae et de Kaloba\u00ae.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La racine de <em>Pelargonium sidoides<\/em> poss\u00e8de un profil phytochimique original et complexe, domin\u00e9 par trois classes de compos\u00e9s : les <strong>coumarines<\/strong>, les <strong>proanthocyanidines<\/strong> et les <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Coumarines simples et d\u00e9riv\u00e9s<\/strong> : c&rsquo;est la classe la plus caract\u00e9ristique de la drogue. Les compos\u00e9s principaux sont :<\/p>\n<p><strong>Umckaline<\/strong> (7-hydroxy-5,6-dim\u00e9thoxycoumarine) : coumarine oxyg\u00e9n\u00e9e caract\u00e9ristique de <em>P. sidoides<\/em>, consid\u00e9r\u00e9e comme un marqueur chimiotaxonomique.<\/p>\n<p><strong>Scopol\u00e9tine<\/strong> (6-m\u00e9thoxy-7-hydroxycoumarine) : coumarine simple largement r\u00e9pandue dans le r\u00e8gne v\u00e9g\u00e9tal, mais abondante dans cette drogue.<\/p>\n<p><strong>6,8-Dihydroxy-5,7-dim\u00e9thoxycoumarine<\/strong>, <strong>8-hydroxy-5,6,7-trim\u00e9thoxycoumarine<\/strong> et d&rsquo;autres d\u00e9riv\u00e9s coumariniques hydroxyl\u00e9s et m\u00e9thoxyl\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Coumarines sulfat\u00e9es<\/strong> : des esters sulfat\u00e9s de coumarines simples ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s, constituent une particularit\u00e9 rare dans le r\u00e8gne v\u00e9g\u00e9tal.<\/p>\n<p><strong>Proanthocyanidines (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-condenses\/\">tanins condens\u00e9s<\/a>)<\/strong> : oligom\u00e8res et polym\u00e8res de <strong>cat\u00e9chine<\/strong>, <strong>\u00e9picat\u00e9chine<\/strong> et <strong>gallocat\u00e9chine<\/strong>, avec des degr\u00e9s de polym\u00e9risation variables (dim\u00e8res \u00e0 d\u00e9cam\u00e8res). La teneur en proanthocyanidines est de 5 \u00e0 10 % de la drogue s\u00e8che. Ces compos\u00e9s contribuent significativement \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 immunomodulatrice et antivirale.<\/p>\n<p><strong>Acides ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong>acide gallique<\/strong>, <strong>acide protocat\u00e9chique<\/strong>, <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>, <strong>acide p-coumarique<\/strong>, <strong>acide shikimique<\/strong>. L&rsquo;<strong>acide gallique<\/strong> est pr\u00e9sent en quantit\u00e9 notable et poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s antibact\u00e9riennes propres.<\/p>\n<p><strong>Flavono\u00efdes<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>, <strong>myric\u00e9tine<\/strong> et leurs glycosides, en quantit\u00e9s relativement faibles.<\/p>\n<p><strong>Huiles essentielles<\/strong> : traces de <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/monoterpenes\/\">monoterp\u00e8nes<\/a> et de <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/sesquiterpenes\/\">sesquiterp\u00e8nes<\/a> dans la racine fra\u00eeche.<\/p>\n<p><strong>Autres compos\u00e9s<\/strong> : <strong>phytost\u00e9rols<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">\u03b2-sitost\u00e9rol<\/a>), <strong>acides gras<\/strong>, <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a><\/strong>, <strong>sucres<\/strong> (saccharose, glucose).<\/p>\n<p>Le contr\u00f4le qualit\u00e9 de l&rsquo;extrait EPs 7630 repose sur le dosage des coumarines par HPLC-UV et sur l&#8217;empreinte chromatographique (fingerprint) qui v\u00e9rifie la conformit\u00e9 du profil phytochimique global.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;extrait de racine de <em>Pelargonium sidoides<\/em> (EPs 7630) exerce une action th\u00e9rapeutique multifactorielle dans les infections respiratoires, reposant sur trois m\u00e9canismes compl\u00e9mentaires :<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 immunomodulatrice<\/strong> : c&rsquo;est le m\u00e9canisme le mieux document\u00e9 et le plus original. L&rsquo;EPs 7630 stimule le syst\u00e8me immunitaire inn\u00e9 de mani\u00e8re dose-d\u00e9pendante : augmentation de la production d&rsquo;interf\u00e9rons de type I (IFN-\u03b1, IFN-\u03b2) par les leucocytes, stimulation de l&rsquo;activit\u00e9 phagocytaire des macrophages et des granulocytes, augmentation de la production d&rsquo;oxyde nitrique (NO) macrophagique, et modulation de la production de cytokines (augmentation de l&rsquo;IL-12, diminution de l&rsquo;IL-10, orientation vers une r\u00e9ponse Th1). Les proanthocyanidines semblent \u00eatre les principaux supports de cette activit\u00e9 immunomodulatrice.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antimicrobienne directe<\/strong> : les coumarines et les acides ph\u00e9noliques exercent une activit\u00e9 bact\u00e9riostatique mod\u00e9r\u00e9e sur les pathog\u00e8nes respiratoires courants : <em>Streptococcus pneumoniae<\/em>, <em>Staphylococcus aureus<\/em>, <em>Haemophilus influenzae<\/em>, <em>Moraxella catarrhalis<\/em>, <em>Klebsiella pneumoniae<\/em>. L&rsquo;activit\u00e9 est bact\u00e9riostatique plut\u00f4t que bact\u00e9ricide, avec des CMI de 50 \u00e0 500 \u00b5g\/ml, ce qui est relativement modeste. Cependant, l&rsquo;EPs 7630 inhibe de mani\u00e8re significative l&rsquo;adh\u00e9rence bact\u00e9rienne aux cellules \u00e9pith\u00e9liales des voies respiratoires, un m\u00e9canisme anti-infectieux cliniquement pertinent qui emp\u00eache la colonisation muqueuse.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antivirale<\/strong> : l&rsquo;EPs 7630 exerce une activit\u00e9 antivirale in vitro contre les virus respiratoires : virus de la grippe (influenza A, H1N1, H3N2), virus respiratoire syncytial (VRS), rhinovirus, coronavirus saisonniers. Le m\u00e9canisme principal est l&rsquo;induction d&rsquo;interf\u00e9rons et l&rsquo;inhibition de la neuraminidase virale (pour les virus grippaux). Les proanthocyanidines de haut poids mol\u00e9culaire sont les principaux compos\u00e9s antiviraux.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 s\u00e9cr\u00e9tolytique<\/strong> : l&rsquo;extrait augmente la fr\u00e9quence du battement ciliaire de l&rsquo;\u00e9pith\u00e9lium respiratoire et fluidifie le mucus, favorisant la clairance mucociliaire et l&rsquo;expectoration.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 cytoprotectrice<\/strong> : les proanthocyanidines prot\u00e8gent les cellules \u00e9pith\u00e9liales respiratoires contre le stress oxydatif et la cytotoxicit\u00e9 induite par les pathog\u00e8nes.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;EPs 7630 est l&rsquo;un des extraits phytoth\u00e9rapeutiques les mieux document\u00e9s cliniquement au monde, avec plus de 30 essais cliniques et plusieurs m\u00e9ta-analyses.<\/p>\n<p><strong>Bronchite aigu\u00eb<\/strong> : c&rsquo;est l&rsquo;indication la mieux document\u00e9e. Plusieurs essais randomis\u00e9s, en double aveugle, contre placebo (Matthys et al., 2003, 2007 ; Chuchalin et al., 2005 ; Kamin et al., 2010) ont d\u00e9montr\u00e9 une r\u00e9duction significative de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et de la dur\u00e9e des sympt\u00f4mes de la bronchite aigu\u00eb (toux, expectoration, douleur thoracique, malaise g\u00e9n\u00e9ral) sous EPs 7630. La dose usuelle est de 30 gouttes (1,5 ml) 3 fois par jour (adulte) ou 10-20 gouttes 3 fois par jour (enfant), pendant 7 \u00e0 14 jours. Une m\u00e9ta-analyse Cochrane (Timmer et al., 2013) incluant 8 essais (3600 patients) a conclu \u00e0 une efficacit\u00e9 significative de l&rsquo;EPs 7630 dans la bronchite aigu\u00eb, avec un NNT (number needed to treat) de 3 \u00e0 5.<\/p>\n<p><strong>Rhinosinusite aigu\u00eb<\/strong> : Bachert et al. (2009) ont men\u00e9 un essai randomis\u00e9 contr\u00f4l\u00e9 contre placebo chez 103 patients adultes atteints de rhinosinusite aigu\u00eb. L&rsquo;EPs 7630 (60 gouttes 3 fois par jour pendant 22 jours) a r\u00e9duit significativement le score de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes (obstruction nasale, rhinorrh\u00e9e, c\u00e9phal\u00e9es, douleurs faciales) par rapport au placebo.<\/p>\n<p><strong>Pharyngite et angine aigu\u00eb<\/strong> : Bereznoy et al. (2003) ont \u00e9valu\u00e9 l&rsquo;EPs 7630 chez 143 enfants atteints d&rsquo;angine aigu\u00eb non streptococcique. Le traitement a r\u00e9duit la dur\u00e9e et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes (douleur de gorge, fi\u00e8vre, ad\u00e9nopathies) de mani\u00e8re significative par rapport au placebo.<\/p>\n<p><strong>Rhume commun<\/strong> : Lizogub et al. (2007) ont men\u00e9 un essai randomis\u00e9 chez 103 adultes atteints de rhume, montrant une r\u00e9duction significative de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et de la dur\u00e9e des sympt\u00f4mes sous EPs 7630.<\/p>\n<p><strong>Profil de s\u00e9curit\u00e9 clinique<\/strong> : les donn\u00e9es de pharmacovigilance portant sur plus de 100 millions de doses journali\u00e8res vendues montrent un profil de s\u00e9curit\u00e9 excellent. Les effets ind\u00e9sirables sont rares, b\u00e9nins et essentiellement gastro-intestinaux.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Umckaline et coumarines<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/coumarines\/\">Coumarines<\/a><\/td>\n<td>Anti-infectieuses, immunomodulatrices<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acides ph\u00e9noliques (acide gallique)<\/td>\n<td>Acides ph\u00e9noliques<\/td>\n<td>Antibact\u00e9riens, antiviraux<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Tanins<\/td>\n<td>Tanins<\/td>\n<td>Astringents<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Extrait liquide EPs 7630 (Umckaloabo\u00ae, Kaloba\u00ae)<\/strong> : solution buvable d&rsquo;extrait hydro-alcoolique (11 % vol.). C&rsquo;est la forme de r\u00e9f\u00e9rence, la mieux document\u00e9e cliniquement.<\/p>\n<p>Adultes et adolescents &gt; 12 ans : 30 gouttes (1,5 ml) 3 fois par jour. Enfants de 6 \u00e0 12 ans : 20 gouttes (1,0 ml) 3 fois par jour. Enfants de 1 \u00e0 5 ans : 10 gouttes (0,5 ml) 3 fois par jour.<\/p>\n<p><strong>Comprim\u00e9s pellicul\u00e9s<\/strong> : contenant 20 mg d&rsquo;extrait sec de racine de <em>P. sidoides<\/em> (EPs 7630). Adultes : 1 comprim\u00e9 3 fois par jour.<\/p>\n<p><strong>Sirop<\/strong> : formul\u00e9 pour les enfants, contenant l&rsquo;EPs 7630 dans une base sucr\u00e9e. Posologie adapt\u00e9e au poids et \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e du traitement recommand\u00e9e est de 7 \u00e0 14 jours dans les infections respiratoires aigu\u00ebs. Le traitement doit \u00eatre d\u00e9but\u00e9 d\u00e8s les premiers sympt\u00f4mes pour une efficacit\u00e9 maximale.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres formes existent sur le march\u00e9 (g\u00e9lules de poudre de racine, teintures de fabrication artisanale), mais leur \u00e9quivalence avec l&rsquo;EPs 7630 n&rsquo;est pas \u00e9tablie, et les donn\u00e9es cliniques se rapportent exclusivement \u00e0 cet extrait standardis\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>L&rsquo;EPs 7630 poss\u00e8de un excellent profil de s\u00e9curit\u00e9, document\u00e9 par les \u00e9tudes toxicologiques et la pharmacovigilance \u00e0 grande \u00e9chelle.<\/p>\n<p>La DL\u2085\u2080 orale chez le rat est sup\u00e9rieure \u00e0 2000 mg\/kg. Les \u00e9tudes de toxicit\u00e9 subchronique (90 jours) et chronique (6 mois) n&rsquo;ont pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de toxicit\u00e9 significative aux doses allant jusqu&rsquo;\u00e0 200 mg\/kg\/jour. Pas de g\u00e9notoxicit\u00e9 (batterie de tests n\u00e9gatifs), pas de t\u00e9ratog\u00e9nicit\u00e9 dans les \u00e9tudes animales \u00e0 doses th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p><strong>Effets ind\u00e9sirables<\/strong> : les plus fr\u00e9quents sont gastro-intestinaux (naus\u00e9es, br\u00fblures d&rsquo;estomac, diarrh\u00e9e l\u00e9g\u00e8re : 1-5 % des patients). Des r\u00e9actions d&rsquo;hypersensibilit\u00e9 (urticaire, rash cutan\u00e9) sont rapport\u00e9es rarement. Des saignements gingivaux et nasaux exceptionnels ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s (m\u00e9canisme mal \u00e9lucid\u00e9, potentiellement li\u00e9 \u00e0 une activit\u00e9 antiagr\u00e9gante plaquettaire des coumarines).<\/p>\n<p><strong>H\u00e9patotoxicit\u00e9<\/strong> : quelques cas d&rsquo;\u00e9l\u00e9vation des transaminases h\u00e9patiques ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s dans les bases de pharmacovigilance allemandes, conduisant le BfArM (autorit\u00e9 r\u00e9glementaire allemande) \u00e0 ajouter une mention de pr\u00e9caution. La causalit\u00e9 n&rsquo;est pas fermement \u00e9tablie, mais une surveillance h\u00e9patique est recommand\u00e9e en cas de traitement prolong\u00e9 ou de terrain h\u00e9patique fragile.<\/p>\n<p><strong>Contre-indications<\/strong> : hypersensibilit\u00e9 connue au p\u00e9largonium ou aux G\u00e9raniac\u00e9es, troubles h\u00e9morragiques ou traitement anticoagulant (par pr\u00e9caution, en raison des coumarines), insuffisance h\u00e9patique ou r\u00e9nale s\u00e9v\u00e8re, grossesse et allaitement (donn\u00e9es insuffisantes).<\/p>\n<p><strong>Interactions<\/strong> : prudence th\u00e9orique avec les anticoagulants coumariniques (warfarine, ac\u00e9nocoumarol) en raison de la pr\u00e9sence de coumarines dans l&rsquo;extrait, bien qu&rsquo;aucune interaction clinique n&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 document\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>En m\u00e9decine traditionnelle zouloue, xhosa et sotho d&rsquo;Afrique australe, les racines de <em>Pelargonium sidoides<\/em> et <em>P. reniforme<\/em> sont utilis\u00e9es depuis des si\u00e8cles. La pr\u00e9paration traditionnelle est la d\u00e9coction de racine dans de l&rsquo;eau ou du lait, administr\u00e9e par voie orale.<\/p>\n<p>Les indications traditionnelles incluent : la <strong>toux<\/strong>, la <strong>tuberculose<\/strong>, la <strong>diarrh\u00e9e<\/strong>, les <strong>douleurs abdominales<\/strong>, les <strong>fi\u00e8vres<\/strong>, les <strong>maux de gorge<\/strong> et les <strong>troubles h\u00e9patiques<\/strong>. La d\u00e9coction est \u00e9galement utilis\u00e9e en bain ou en lavement.<\/p>\n<p>L&rsquo;histoire de l&rsquo;introduction du p\u00e9largonium en Europe est singuli\u00e8re : en 1897, l&rsquo;Anglais Charles Henry Stevens, atteint de tuberculose, fut envoy\u00e9 en Afrique du Sud pour y mourir au soleil. Un gu\u00e9risseur basotho lui administra une pr\u00e9paration de racines de p\u00e9largonium qui, selon Stevens, le gu\u00e9rit compl\u00e8tement. De retour en Angleterre, il commercialisa ce rem\u00e8de sous le nom de \u00ab Stevens&rsquo; Consumption Cure \u00bb, puis d&rsquo;\u00ab Umckaloabo \u00bb, avec un succ\u00e8s commercial consid\u00e9rable malgr\u00e9 l&rsquo;opposition du corps m\u00e9dical. L&rsquo;efficacit\u00e9 r\u00e9elle du p\u00e9largonium dans la tuberculose n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 scientifiquement valid\u00e9e, mais cette histoire a conduit au d\u00e9veloppement de l&rsquo;EPs 7630 par le laboratoire Schwabe dans les ann\u00e9es 1970-1980.<\/p>\n<p>Les populations locales d&rsquo;Afrique du Sud et du Lesotho continuent de r\u00e9colter et d&rsquo;utiliser ces racines, ce qui a cr\u00e9\u00e9 des tensions entre les communaut\u00e9s autochtones, les r\u00e9colteurs commerciaux et les laboratoires pharmaceutiques autour des questions de biopiraterie et de partage des b\u00e9n\u00e9fices (protocole de Nagoya).<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions et falsifications<\/h3>\n<p>La confusion la plus fr\u00e9quente concerne <em>Pelargonium reniforme<\/em>, esp\u00e8ce morphologiquement et chimiquement tr\u00e8s proche de <em>P. sidoides<\/em>, avec laquelle elle s&rsquo;hybride naturellement. Les deux esp\u00e8ces sont souvent r\u00e9colt\u00e9es et commercialis\u00e9es indiff\u00e9remment. <em>P. reniforme<\/em> se distingue par ses fleurs roses \u00e0 mauves (vs pourpre fonc\u00e9 chez <em>P. sidoides<\/em>) et ses feuilles plus nettement r\u00e9niformes. Le profil chimique est similaire mais pas identique (proportions de coumarines diff\u00e9rentes).<\/p>\n<p>D&rsquo;autres esp\u00e8ces de <em>Pelargonium<\/em> sud-africains (<em>P. rapaceum<\/em>, <em>P. triste<\/em>) peuvent \u00eatre propos\u00e9es comme substituts, mais leurs profils chimiques et pharmacologiques sont distincts.<\/p>\n<p>Les p\u00e9largoniums ornementaux courants en Europe (<em>Pelargonium<\/em> \u00d7 <em>hortorum<\/em>, <em>P. peltatum<\/em>, <em>P. graveolens<\/em>) n&rsquo;ont aucun rapport pharmacologique avec <em>P. sidoides<\/em> et ne doivent pas \u00eatre confondus.<\/p>\n<p>La falsification des extraits commerciaux par des extraits d&rsquo;autres esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales (tanins de ch\u00eane, extraits de G\u00e9raniac\u00e9es europ\u00e9ennes) a \u00e9t\u00e9 suspect\u00e9e sur certains march\u00e9s. L&#8217;empreinte chromatographique par HPLC et l&rsquo;analyse par spectrom\u00e9trie de masse permettent de v\u00e9rifier l&rsquo;authenticit\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Pelargonium sidoides<\/em> constitue un cas exemplaire en phytoth\u00e9rapie moderne : un usage traditionnel africain ancien, valid\u00e9 par des essais cliniques rigoureux, aboutissant \u00e0 un m\u00e9dicament phytoth\u00e9rapeutique enregistr\u00e9 dans plus de 20 pays. L&rsquo;extrait EPs 7630 est un traitement de premi\u00e8re intention cr\u00e9dible dans les infections respiratoires aigu\u00ebs non compliqu\u00e9es, offrant une alternative aux antibiotiques dont l&rsquo;usage excessif contribue \u00e0 l&rsquo;antibior\u00e9sistance.<\/p>\n<p>Les perspectives incluent l&rsquo;exploration du potentiel antiviral (notamment contre les coronavirus et les virus grippaux \u00e9mergents), l&rsquo;optimisation des protocoles de culture durable, la caract\u00e9risation des compos\u00e9s actifs responsables de l&rsquo;immunomodulation (proanthocyanidines de haut poids mol\u00e9culaire) et le d\u00e9veloppement de formulations innovantes.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<p>Bachert C., Schapowal A., Funk P., Kieser M. Treatment of acute rhinosinusitis with the preparation from <em>Pelargonium sidoides<\/em> EPs 7630: a randomized, double-blind, placebo-controlled trial. <em>Rhinology<\/em>, 2009, 47(1) : 51-58.<\/p>\n<p>Bereznoy V.V., Riley D.S., Wassmer G., Heger M. Efficacy of extract of <em>Pelargonium sidoides<\/em> in children with acute non-group A beta-hemolytic streptococcus tonsillopharyngitis. <em>Alternative Therapies in Health and Medicine<\/em>, 2003, 9(5) : 68-79.<\/p>\n<p>Kayser O., Kolodziej H., Kiderlen A.F. Immunomodulatory principles of <em>Pelargonium sidoides<\/em>. <em>Phytotherapy Research<\/em>, 2001, 15(2) : 122-126.<\/p>\n<p>Kolodziej H. Antimicrobial, antiviral and immunomodulatory activity studies of <em>Pelargonium sidoides<\/em> (EPs\u00ae 7630) in the context of health promotion. <em>Pharmaceuticals<\/em>, 2011, 4(1) : 159-178.<\/p>\n<p>Lizogub V.G., Riley D.S., Heger M. Efficacy of a <em>Pelargonium sidoides<\/em> preparation in patients with the common cold. <em>Explore<\/em>, 2007, 3(6) : 573-584.<\/p>\n<p>Matthys H., Eisebitt R., Seith B., Heger M. Efficacy and safety of an extract of <em>Pelargonium sidoides<\/em> (EPs 7630) in adults with acute bronchitis. <em>Phytomedicine<\/em>, 2003, 10(Suppl 4) : 7-17.<\/p>\n<p>Timmer A., G\u00fcnther J., Motschall E. et al. <em>Pelargonium sidoides<\/em> extract for treating acute respiratory tract infections. <em>Cochrane Database of Systematic Reviews<\/em>, 2013, (10) : CD006323.<\/p>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/strong> Anti-infectieux respiratoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Expectorant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Immunomodulateur<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>P\u00e9largonium \u2014 Pelargonium sidoides DC. 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