{"id":9534,"date":"2026-04-25T20:40:03","date_gmt":"2026-04-25T18:40:03","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/25\/palmier-nain\/"},"modified":"2026-06-24T16:55:01","modified_gmt":"2026-06-24T14:55:01","slug":"palmier-nain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/25\/palmier-nain\/","title":{"rendered":"PALMIER NAIN"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Palmier%20nain.jpg\" alt=\"Planche botanique Palmier nain\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<h1>Palmier nain \u2014 <em>Serenoa repens<\/em> (W.Bartram) Small<\/h1>\n<p>Le palmier nain, ou palmetto, est un petit palmier end\u00e9mique du sud-est des \u00c9tats-Unis, dont les baies constituent l&rsquo;un des traitements phytoth\u00e9rapeutiques les plus utilis\u00e9s au monde pour les troubles urinaires li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;hypertrophie b\u00e9nigne de la prostate (HBP). L&rsquo;extrait lipido-st\u00e9rolique de ses fruits, riche en <strong>acides gras<\/strong> et en <strong>phytost\u00e9rols<\/strong>, est un m\u00e9dicament de phytoth\u00e9rapie enregistr\u00e9 dans de nombreux pays europ\u00e9ens et l&rsquo;une des monographies les mieux document\u00e9es de la pharmacop\u00e9e moderne.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p><em>Serenoa repens<\/em> appartient \u00e0 l&#8217;embranchement des Spermatophytes, sous-embranchement des Angiospermes, classe des Monocotyl\u00e9dones, ordre des Ar\u00e9cales, famille des Ar\u00e9cac\u00e9es (Palmae), sous-famille des Coryphoideae, tribu des Livistoneae. C&rsquo;est la seule esp\u00e8ce du genre monotypique <em>Serenoa<\/em>.<\/p>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 initialement d\u00e9crite par William Bartram (1791) comme <em>Corypha repens<\/em>, puis transf\u00e9r\u00e9e au genre <em>Serenoa<\/em> par John Kunkel Small en 1926. Le genre <em>Serenoa<\/em> rend hommage au botaniste am\u00e9ricain Sereno Watson. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>repens<\/em> (rampant) fait r\u00e9f\u00e9rence au port prostr\u00e9 du tronc.<\/p>\n<p>Synonymes : <em>Sabal serrulata<\/em> (Michx.) Nutt. ex Schult. &amp; Schult.f. (synonyme encore tr\u00e8s utilis\u00e9, notamment dans l&rsquo;ancienne litt\u00e9rature et en hom\u00e9opathie), <em>Corypha repens<\/em> Bartram, <em>Chamaerops serrulata<\/em> Michx. Noms vernaculaires : saw palmetto (anglais), palmier nain, palmier de Floride (fran\u00e7ais), S\u00e4gepalme (allemand), palma enana americana (espagnol).<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Serenoa repens<\/em> est un palmier de petite taille (1 \u00e0 3 m de hauteur, parfois jusqu&rsquo;\u00e0 7 m en conditions optimales), \u00e0 tronc g\u00e9n\u00e9ralement rampant ou horizontal, rarement \u00e9rig\u00e9, recouvert de fibres brunes provenant des gaines foliaires persistantes. Le tronc peut atteindre 10 \u00e0 15 cm de diam\u00e8tre et s&rsquo;\u00e9tendre horizontalement sur plusieurs m\u00e8tres, s&rsquo;enracinant aux n\u0153uds.<\/p>\n<p>Les feuilles sont palm\u00e9es (flabell\u00e9es), de 50 \u00e0 100 cm de diam\u00e8tre, profond\u00e9ment divis\u00e9es en 15 \u00e0 30 segments rigides, vert-gris \u00e0 vert-olive (parfois bleut\u00e9). Le p\u00e9tiole est fortement \u00e9pineux-dent\u00e9 sur ses marges (d&rsquo;o\u00f9 le nom anglais \u00ab saw palmetto \u00bb, palmetto \u00e0 dents de scie), de 40 \u00e0 100 cm de long. La base foliaire est fibreuse et persistante. Chaque plante forme une touffe dense de feuilles qui conf\u00e8re \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce un aspect buissonnant.<\/p>\n<p>Les inflorescences sont des panicules ramifi\u00e9es, plus courtes que les feuilles (30 \u00e0 60 cm), portant de nombreuses petites fleurs blanc-cr\u00e8me \u00e0 jaun\u00e2tre, parfum\u00e9es, hermaphrodites ou fonctionnellement unisexu\u00e9es. Les fleurs poss\u00e8dent 3 s\u00e9pales, 3 p\u00e9tales, 6 \u00e9tamines et un ovaire sup\u00e8re triloculaire (mais une seule loge fertile). La floraison s&rsquo;\u00e9tend d&rsquo;avril \u00e0 juin.<\/p>\n<p>Le fruit est une drupe ovo\u00efde \u00e0 ellipso\u00efdale, de 15 \u00e0 25 mm de long et 10 \u00e0 15 mm de diam\u00e8tre, d&rsquo;abord verte puis bleu-noir \u00e0 maturit\u00e9 (septembre-novembre). Le m\u00e9socarpe est charnu, huileux, de saveur sucr\u00e9e puis am\u00e8re et savonneuse. L&rsquo;endocarpe est dur, contenant une graine unique ovo\u00efde.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et r\u00e9partition<\/h3>\n<p><em>Serenoa repens<\/em> est end\u00e9mique du sud-est des \u00c9tats-Unis. Son aire de r\u00e9partition s&rsquo;\u00e9tend de la c\u00f4te atlantique de la Caroline du Sud au sud du Mississippi, en passant par la G\u00e9orgie et l&rsquo;ensemble de la Floride, qui constitue le c\u0153ur de son aire. En Floride, c&rsquo;est l&rsquo;une des plantes les plus communes, formant le sous-bois dominant de vastes surfaces de pin\u00e8des (<em>Pinus palustris<\/em>, <em>P. elliottii<\/em>), de hammocks et de scrubs c\u00f4tiers.<\/p>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce est remarquablement adapt\u00e9e aux sols sableux, acides, bien drain\u00e9s des plaines c\u00f4ti\u00e8res. Elle tol\u00e8re le plein soleil comme l&rsquo;ombre l\u00e9g\u00e8re, la s\u00e9cheresse mod\u00e9r\u00e9e et les incendies r\u00e9guliers (pyrophyte : les troncs rampants et les bourgeons terminaux prot\u00e9g\u00e9s survivent au passage du feu, et la repousse est vigoureuse). Le climat est subtropical humide, avec des temp\u00e9ratures moyennes de 15 \u00e0 28 \u00b0C, des gel\u00e9es rares et br\u00e8ves, et une pluviom\u00e9trie de 1000 \u00e0 1500 mm par an.<\/p>\n<p>La pollinisation est assur\u00e9e par les abeilles et divers insectes. La diss\u00e9mination est zoochore : les fruits sont consomm\u00e9s par de nombreux animaux (ours noir de Floride, raton laveur, opossum, cerfs, oiseaux : moqueurs, grives, pies-gri\u00e8ches), qui constituent les principaux agents de dispersion.<\/p>\n<p><em>Serenoa repens<\/em> est une esp\u00e8ce cl\u00e9 de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me de la pin\u00e8de \u00e0 feuilles longues (longleaf pine ecosystem), l&rsquo;un des \u00e9cosyst\u00e8mes les plus menac\u00e9s d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. Le palmier nain lui-m\u00eame n&rsquo;est pas menac\u00e9 : ses populations sont estim\u00e9es \u00e0 des milliards d&rsquo;individus en Floride.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie, durabilit\u00e9 et conservation<\/h3>\n<p><em>Serenoa repens<\/em> est une esp\u00e8ce extr\u00eamement abondante dans le sud-est des \u00c9tats-Unis, formant le sous-bois dominant sur des millions d&rsquo;hectares en Floride. L&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;est pas menac\u00e9e globalement (non inscrite sur les listes de l&rsquo;UICN ni CITES).<\/p>\n<p>Cependant, la r\u00e9colte commerciale des baies, effectu\u00e9e \u00e0 95 % sur des populations sauvages, soul\u00e8ve des questions de durabilit\u00e9. La r\u00e9colte annuelle est estim\u00e9e \u00e0 10 000 \u00e0 15 000 tonnes de fruits frais, pour une valeur de 50 \u00e0 100 millions de dollars. La r\u00e9colte est principalement effectu\u00e9e par des travailleurs saisonniers, souvent dans des conditions pr\u00e9caires. Des r\u00e9glementations de l&rsquo;\u00c9tat de Floride (obtention de permis, interdiction de la r\u00e9colte sur les terres publiques sans autorisation) visent \u00e0 encadrer l&rsquo;exploitation.<\/p>\n<p>Le palmier nain est une esp\u00e8ce cl\u00e9 de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me des pin\u00e8des de Floride : ses fruits nourrissent l&rsquo;ours noir de Floride (esp\u00e8ce menac\u00e9e), les cerfs, les ratons laveurs et de nombreux oiseaux. Ses feuilles fournissent abri et habitat de nidification. Sa pr\u00e9sence est un indicateur de pin\u00e8des en bon \u00e9tat de conservation.<\/p>\n<p>Des essais de culture ont \u00e9t\u00e9 conduits, mais la croissance tr\u00e8s lente de la plante (plusieurs ann\u00e9es avant la premi\u00e8re fructification) et les rendements modestes rendent la culture peu comp\u00e9titive par rapport \u00e0 la cueillette sauvage.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>La drogue est constitu\u00e9e par le <strong>fruit<\/strong> (drupe) m\u00fbr, s\u00e9ch\u00e9, de <em>Serenoa repens<\/em>. La Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne (Ph. Eur.) poss\u00e8de une monographie \u00ab Sabalis serrulatae fructus \u2014 Fruit de palmier de Floride \u00bb qui d\u00e9finit les caract\u00e9ristiques de la drogue et de l&rsquo;extrait.<\/p>\n<p>Les fruits sont r\u00e9colt\u00e9s \u00e0 maturit\u00e9 (septembre-novembre), principalement par cueillette manuelle sur des populations sauvages en Floride. La r\u00e9colte annuelle est estim\u00e9e \u00e0 10 000 \u00e0 15 000 tonnes de fruits frais. Le s\u00e9chage est effectu\u00e9 au soleil ou en \u00e9tuve (40-60 \u00b0C). Les fruits secs sont brun fonc\u00e9 \u00e0 noir, rid\u00e9s, de 1 \u00e0 2 cm, \u00e0 odeur caract\u00e9ristique (rance, savonneuse).<\/p>\n<p>L&rsquo;extrait officinal est un <strong>extrait lipido-st\u00e9rolique<\/strong> obtenu par extraction \u00e0 l&rsquo;hexane ou au CO\u2082 supercritique des fruits s\u00e9ch\u00e9s. L&rsquo;extrait de r\u00e9f\u00e9rence le mieux document\u00e9 cliniquement est le Permixon\u00ae (Pierre Fabre, France), extrait hexanique standardis\u00e9 contenant \u2265 80 % d&rsquo;acides gras totaux et de phytost\u00e9rols.<\/p>\n<p>La Ph. Eur. exige une teneur minimale en acides gras totaux (exprim\u00e9s en acide laurique) de 11 % dans la drogue s\u00e8che, et de 70 % dans l&rsquo;extrait lipido-st\u00e9rolique.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La composition chimique du fruit de palmier nain est domin\u00e9e par les <strong>lipides<\/strong> (10-15 % du fruit sec), qui constituent la fraction pharmacologiquement active.<\/p>\n<p><strong>Acides gras<\/strong> : c&rsquo;est la classe dominante de l&rsquo;extrait lipido-st\u00e9rolique (85-95 % de l&rsquo;extrait). Les acides gras principaux sont :<\/p>\n<p><strong>Acide laurique<\/strong> (C12:0) : 25-35 %, acide gras majoritaire, rare dans les fruits (plus typique des graisses de coprah et de palmiste).<\/p>\n<p><strong>Acide ol\u00e9ique<\/strong> (C18:1) : 25-35 %.<\/p>\n<p><strong>Acide myristique<\/strong> (C14:0) : 10-15 %.<\/p>\n<p><strong>Acide palmitique<\/strong> (C16:0) : 8-12 %.<\/p>\n<p><strong>Acide linol\u00e9ique<\/strong> (C18:2) : 3-7 %.<\/p>\n<p><strong>Acide caprique<\/strong> (C10:0), <strong>acide caprylique<\/strong> (C8:0) : en faibles quantit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les acides gras sont pr\u00e9sents sous forme de triglyc\u00e9rides, d&rsquo;acides gras libres et d&rsquo;esters \u00e9thyliques (dans les extraits \u00e9thanoliques).<\/p>\n<p><strong>Phytost\u00e9rols<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">\u03b2-sitost\u00e9rol<\/a><\/strong> (0,1-0,4 % de l&rsquo;extrait), <strong>campest\u00e9rol<\/strong>, <strong>stigmast\u00e9rol<\/strong>. Le \u03b2-sitost\u00e9rol est pharmacologiquement actif dans l&rsquo;HBP (inhibiteur de la 5\u03b1-r\u00e9ductase).<\/p>\n<p><strong>Alcools gras \u00e0 longue cha\u00eene<\/strong> : <strong>1-hexacosanol<\/strong>, <strong>1-octacosanol<\/strong>, <strong>1-triacontanol<\/strong> (policosanols).<\/p>\n<p><strong>Flavono\u00efdes<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/rutine\/\">rutine<\/a><\/strong>, <strong>isoquercitrine<\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>, en faibles quantit\u00e9s dans le fruit entier mais absents de l&rsquo;extrait lipido-st\u00e9rolique.<\/p>\n<p><strong>Polysaccharides<\/strong> : galactomannanes et arabinogalactanes \u00e0 activit\u00e9 immunostimulante dans la fraction aqueuse du fruit.<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/carotenoides\/\">Carot\u00e9no\u00efdes<\/a><\/strong> : <strong>\u03b2-carot\u00e8ne<\/strong>, <strong>lut\u00e9ine<\/strong>, en traces.<\/p>\n<p>Le contr\u00f4le qualit\u00e9 de l&rsquo;extrait repose sur le dosage des acides gras totaux par GC-FID (chromatographie gazeuse avec d\u00e9tection \u00e0 ionisation de flamme), le profil des acides gras individuels et le dosage du \u03b2-sitost\u00e9rol par GC ou HPLC.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;extrait lipido-st\u00e9rolique de <em>Serenoa repens<\/em> agit sur les m\u00e9canismes physiopathologiques de l&rsquo;hypertrophie b\u00e9nigne de la prostate par plusieurs voies compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p><strong>Inhibition de la 5\u03b1-r\u00e9ductase<\/strong> : c&rsquo;est le m\u00e9canisme le plus \u00e9tudi\u00e9. L&rsquo;extrait inhibe les deux isoformes (type I et type II) de la <strong>5\u03b1-r\u00e9ductase<\/strong>, enzyme qui convertit la testost\u00e9rone en <strong>dihydrotestost\u00e9rone<\/strong> (DHT), le principal androg\u00e8ne intracellulaire responsable de la croissance prostatique. Cette inhibition est non comp\u00e9titive et implique principalement les acides gras (acide laurique, acide myristique, acide ol\u00e9ique) et le <strong>\u03b2-sitost\u00e9rol<\/strong>. Contrairement au finast\u00e9ride (inhibiteur synth\u00e9tique de la 5\u03b1-r\u00e9ductase de type II), l&rsquo;extrait de palmier nain n&rsquo;affecte pas significativement le taux de PSA (antig\u00e8ne prostatique sp\u00e9cifique), ce qui pr\u00e9serve la valeur diagnostique du PSA pour le d\u00e9pistage du cancer de la prostate.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anti-androg\u00e9nique<\/strong> : l&rsquo;extrait inhibe la liaison de la DHT aux r\u00e9cepteurs nucl\u00e9aires des androg\u00e8nes dans les cellules prostatiques, r\u00e9duisant la transduction du signal androg\u00e9nique.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anti-inflammatoire<\/strong> : l&rsquo;extrait inhibe la <strong>COX-2<\/strong> et la <strong>5-LOX<\/strong> dans le tissu prostatique, r\u00e9duisant la production de prostaglandines (PGE\u2082) et de leucotri\u00e8nes (LTB\u2084). Il r\u00e9duit \u00e9galement la production de cytokines pro-inflammatoires (IL-1\u03b2, TNF-\u03b1) par les cellules stromales prostatiques. La composante inflammatoire joue un r\u00f4le important dans la symptomatologie de l&rsquo;HBP, et son inhibition contribue \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anti-prolif\u00e9rative et pro-apoptotique<\/strong> : l&rsquo;extrait inhibe la prolif\u00e9ration des cellules \u00e9pith\u00e9liales et stromales prostatiques (arr\u00eat du cycle cellulaire) et induit l&rsquo;apoptose dans les cellules prostatiques hyperplasiques, sans affecter les cellules normales. Ce m\u00e9canisme implique l&rsquo;inhibition de facteurs de croissance (EGF, bFGF) et la modulation des voies de signalisation intracellulaires (inhibition de STAT3, activation de la caspase 3).<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 spasmolytique v\u00e9sicale<\/strong> : l&rsquo;extrait r\u00e9duit la contractilit\u00e9 du d\u00e9trusor v\u00e9sical, contribuant \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes irritatifs (pollakiurie, imp\u00e9riosit\u00e9 mictionnelle).<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;extrait de <em>Serenoa repens<\/em> est l&rsquo;un des produits de phytoth\u00e9rapie les plus \u00e9tudi\u00e9s cliniquement, avec plus de 30 essais randomis\u00e9s contr\u00f4l\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>HBP \u2014 sympt\u00f4mes du bas appareil urinaire (SBAU)<\/strong> : les premi\u00e8res m\u00e9ta-analyses (Wilt et al., 1998, JAMA) concluaient \u00e0 une efficacit\u00e9 comparable \u00e0 celle du finast\u00e9ride pour l&rsquo;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes urinaires (score IPSS), avec une meilleure tol\u00e9rance. L&rsquo;\u00e9tude STEP (Bent et al., 2006, NEJM), un essai de grande qualit\u00e9 m\u00e9thodologique, n&rsquo;a cependant pas montr\u00e9 de sup\u00e9riorit\u00e9 de l&rsquo;extrait (160 mg deux fois par jour) sur le placebo apr\u00e8s un an de traitement. Cette \u00e9tude a utilis\u00e9 un extrait CO\u2082 supercritique qui diff\u00e8re du Permixon\u00ae (extrait hexanique). Des essais plus r\u00e9cents avec le Permixon\u00ae ont montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes. L&rsquo;\u00e9tude PERMAL (Desgrandchamps et al., Prog Urol 2004, PMID 15373174) a confirm\u00e9 le b\u00e9n\u00e9fice du Permixon et son efficacit\u00e9 comparable \u00e0 la tamsulosine dans les formes s\u00e9v\u00e8res. L&rsquo;\u00e9tude TRIUMPH (van Exel et al., Eur Urol 2006) est en revanche une enqu\u00eate observationnelle de co\u00fbts, non un essai d&rsquo;efficacit\u00e9 : elle ne peut \u00eatre cit\u00e9e comme preuve d&rsquo;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p>La discordance entre les r\u00e9sultats des essais s&rsquo;explique en partie par les <strong>diff\u00e9rences de qualit\u00e9 des extraits<\/strong>. L&rsquo;EMA et l&rsquo;ESCOP (European Scientific Cooperative on Phytotherapy) recommandent sp\u00e9cifiquement l&rsquo;extrait hexanique (Permixon\u00ae) ou l&rsquo;extrait CO\u2082 supercritique comme formes de r\u00e9f\u00e9rence, en soulignant que tous les extraits de palmier nain ne sont pas \u00e9quivalents.<\/p>\n<p><strong>Combinaison avec d&rsquo;autres traitements<\/strong> : des \u00e9tudes ont \u00e9valu\u00e9 l&rsquo;association palmier nain + tamsulosine et palmier nain + s\u00e9l\u00e9nium\/lycop\u00e8ne, avec des r\u00e9sultats sugg\u00e9rant un b\u00e9n\u00e9fice additif dans certains param\u00e8tres.<\/p>\n<p><strong>Alop\u00e9cie androg\u00e9n\u00e9tique<\/strong> : quelques \u00e9tudes pilotes ont \u00e9valu\u00e9 l&rsquo;extrait de palmier nain (oral ou topique) dans l&rsquo;alop\u00e9cie androg\u00e9n\u00e9tique masculine, avec des r\u00e9sultats modestement positifs (r\u00e9duction de la chute de cheveux, augmentation de la densit\u00e9 capillaire), mais le niveau de preuve reste faible.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, l&rsquo;extrait lipido-st\u00e9rolique (hexanique) de palmier nain est traditionnellement utilis\u00e9 dans les sympt\u00f4mes urinaires de l&rsquo;hypertrophie b\u00e9nigne de la prostate l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e, \u00e0 la posologie de 320 mg par jour. Le niveau de preuve reste toutefois d\u00e9battu : les deux mises \u00e0 jour de la revue Cochrane (Tacklind, Wilt et al., 2012, PMID 23235581 ; Franco et al., 2023, PMID 37345871) concluent que Serenoa repens, toutes formes confondues, ne montre pas de b\u00e9n\u00e9fice sup\u00e9rieur au placebo avec un niveau de preuve \u00e9lev\u00e9. La m\u00e9ta-analyse de Novara (2016), restreinte \u00e0 l&rsquo;extrait hexanique (Permixon), donne des r\u00e9sultats plus favorables, mais cette distinction d&rsquo;extrait reste discut\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Acides gras (laurique, ol\u00e9ique, myristique)<\/td>\n<td>Acides gras libres<\/td>\n<td>Inhibition de la 5\u03b1-r\u00e9ductase (HBP)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">\u03b2-sitost\u00e9rol<\/a>, campest\u00e9rol<\/td>\n<td>Phytost\u00e9rols<\/td>\n<td>Anti-inflammatoires (sph\u00e8re prostatique)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acides gras est\u00e9rifi\u00e9s<\/td>\n<td>Lipides<\/td>\n<td>Constituants liposolubles<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Extrait lipido-st\u00e9rolique hexanique (Permixon\u00ae)<\/strong> : capsules molles de 160 mg, 1 capsule 2 fois par jour (320 mg\/jour) ou 1 capsule de 320 mg en prise unique. C&rsquo;est la forme de r\u00e9f\u00e9rence, seule reconnue comme ayant un \u00ab usage m\u00e9dical bien \u00e9tabli \u00bb par l&rsquo;EMA.<\/p>\n<p><strong>Extrait CO\u2082 supercritique<\/strong> : g\u00e9lules de 320 mg, 1 fois par jour. Profil chimique similaire \u00e0 l&rsquo;extrait hexanique mais non identique.<\/p>\n<p><strong>Extrait \u00e9thanolique<\/strong> : utilis\u00e9 dans certains compl\u00e9ments alimentaires, mais la composition diff\u00e8re significativement (pr\u00e9sence d&rsquo;esters \u00e9thyliques d&rsquo;acides gras, absence partielle des compos\u00e9s lipophiles). Efficacit\u00e9 clinique moins bien document\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Teinture-m\u00e8re (usage hom\u00e9opathique)<\/strong> : <em>Sabal serrulata<\/em> TM, utilis\u00e9 en hom\u00e9opathie pour les troubles prostatiques. Pas de donn\u00e9es cliniques issues d&rsquo;essais rigoureux.<\/p>\n<p><strong>Baies s\u00e9ch\u00e9es en poudre<\/strong> : g\u00e9lules de 500 \u00e0 1000 mg de poudre, 2 \u00e0 3 fois par jour. Forme traditionnelle, moins standardis\u00e9e et moins document\u00e9e que l&rsquo;extrait lipido-st\u00e9rolique.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e minimale du traitement est de 4 \u00e0 6 semaines pour observer un effet, mais un traitement de 3 \u00e0 6 mois est recommand\u00e9 pour une \u00e9valuation compl\u00e8te. L&rsquo;usage au long cours (ann\u00e9es) est possible et bien tol\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le profil de s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;extrait de palmier nain est excellent, ce qui constitue l&rsquo;un de ses principaux avantages par rapport aux traitements m\u00e9dicamenteux conventionnels de l&rsquo;HBP.<\/p>\n<p>La DL\u2085\u2080 orale chez le rat est sup\u00e9rieure \u00e0 10 g\/kg. Les \u00e9tudes de toxicit\u00e9 subchronique et chronique n&rsquo;ont pas montr\u00e9 de toxicit\u00e9 significative. Pas de g\u00e9notoxicit\u00e9, pas de canc\u00e9rog\u00e9nicit\u00e9, pas de t\u00e9ratog\u00e9nicit\u00e9 dans les \u00e9tudes pr\u00e9cliniques.<\/p>\n<p><strong>Effets ind\u00e9sirables<\/strong> : rares (&lt; 5 %) et b\u00e9nins. Troubles digestifs l\u00e9gers (naus\u00e9es, douleurs abdominales, diarrh\u00e9e, constipation), plus fr\u00e9quents \u00e0 jeun (prendre pendant les repas). C\u00e9phal\u00e9es et vertiges occasionnels. De tr\u00e8s rares cas de gyn\u00e9comastie, de diminution de la libido et de dysfonction \u00e9rectile ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s (incidence nettement inf\u00e9rieure \u00e0 celle du finast\u00e9ride). Quelques cas isol\u00e9s de pancr\u00e9atite, d&#039;h\u00e9patite et de rhabdomyolyse ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s dans les bases de pharmacovigilance, mais la causalit\u00e9 n&#039;est pas \u00e9tablie.<\/p>\n<p><strong>Avantage par rapport au finast\u00e9ride<\/strong> : l&rsquo;extrait de palmier nain n&rsquo;affecte pas significativement les taux de PSA total, pr\u00e9servant la fiabilit\u00e9 du d\u00e9pistage du cancer de la prostate. Il n&rsquo;affecte pas non plus les taux de testost\u00e9rone, de DHT s\u00e9rique ni de LH\/FSH de mani\u00e8re cliniquement significative.<\/p>\n<p><strong>Contre-indications<\/strong> : cancer de la prostate diagnostiqu\u00e9 ou suspect\u00e9 (le traitement phytoth\u00e9rapeutique ne doit pas retarder un traitement oncologique appropri\u00e9). Grossesse et allaitement (donn\u00e9es insuffisantes, et absence d&rsquo;indication). Enfants (pas d&rsquo;indication).<\/p>\n<p><strong>Interactions<\/strong> : aucune interaction m\u00e9dicamenteuse cliniquement significative document\u00e9e. Prudence th\u00e9orique avec les anticoagulants (cas isol\u00e9s de saignement rapport\u00e9s) et les hormonoth\u00e9rapies.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Les peuples am\u00e9rindiens de Floride (S\u00e9minoles, Miccosukees, Calusa) utilisaient les baies de palmier nain depuis des si\u00e8cles. Les fruits m\u00fbrs \u00e9taient consomm\u00e9s comme aliment (crus ou s\u00e9ch\u00e9s), et la d\u00e9coction de baies \u00e9tait prescrite pour les troubles urinaires, la faiblesse g\u00e9n\u00e9rale, les inflammations de la gorge et les douleurs testiculaires.<\/p>\n<p>Les premiers colons europ\u00e9ens en Floride, observant la consommation des baies par les autochtones et par les animaux sauvages (ours, cerfs), adopt\u00e8rent rapidement le rem\u00e8de. Au XIXe si\u00e8cle, les m\u00e9decins \u00e9clectiques am\u00e9ricains (\u00e9cole de m\u00e9decine alternative fond\u00e9e en 1825) int\u00e9gr\u00e8rent <em>Sabal serrulata<\/em> dans leur pharmacop\u00e9e, le prescrivant pour les \u00ab irritations chroniques des organes g\u00e9nito-urinaires \u00bb, la prostatite chronique, l&rsquo;impuissance et la cystite. Le King&rsquo;s American Dispensatory (1898) consacre une longue notice \u00e0 la plante.<\/p>\n<p>Au XXe si\u00e8cle, l&rsquo;usage du palmier nain d\u00e9clina aux \u00c9tats-Unis avec l&rsquo;av\u00e8nement de la m\u00e9decine conventionnelle, mais il fut repris par la phytoth\u00e9rapie europ\u00e9enne, en particulier en France, en Allemagne et en Italie, o\u00f9 les extraits standardis\u00e9s furent d\u00e9velopp\u00e9s et \u00e9valu\u00e9s cliniquement \u00e0 partir des ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions et falsifications<\/h3>\n<p>Il n&rsquo;existe pas de confusion botanique majeure \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat frais : <em>Serenoa repens<\/em> est le seul palmier rampant de Floride et son identification est ais\u00e9e. \u00c0 l&rsquo;\u00e9tat sec, les baies peuvent th\u00e9oriquement \u00eatre confondues avec des baies d&rsquo;autres palmiers, mais cela reste anecdotique.<\/p>\n<p>Le principal probl\u00e8me est la <strong>variabilit\u00e9 de qualit\u00e9 des extraits<\/strong> commercialis\u00e9s. Des analyses ind\u00e9pendantes ont montr\u00e9 que de nombreux compl\u00e9ments alimentaires \u00e9tiquet\u00e9s \u00ab saw palmetto \u00bb contiennent des teneurs en acides gras et en \u03b2-sitost\u00e9rol tr\u00e8s variables, parfois bien en dessous des normes de la Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne. Certains produits sont des extraits \u00e9thanoliques ou aqueux qui ne correspondent pas \u00e0 l&rsquo;extrait lipido-st\u00e9rolique document\u00e9 cliniquement. L&rsquo;EMA souligne que seuls les extraits hexaniques ou CO\u2082 supercritiques, standardis\u00e9s \u00e0 \u2265 80 % d&rsquo;acides gras, b\u00e9n\u00e9ficient du \u00ab usage m\u00e9dical bien \u00e9tabli \u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;adult\u00e9ration par de l&rsquo;huile de palme ou de l&rsquo;huile de coprah (riches en acide laurique comme l&rsquo;extrait de palmier nain) a \u00e9t\u00e9 suspect\u00e9e dans certains lots. L&rsquo;analyse du profil complet des acides gras par GC et le dosage des phytost\u00e9rols permettent de d\u00e9tecter ces fraudes.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Serenoa repens<\/em> est une plante m\u00e9dicinale de premier plan dans la prise en charge de l&rsquo;hypertrophie b\u00e9nigne de la prostate, avec un m\u00e9canisme d&rsquo;action multifactoriel (inhibition de la 5\u03b1-r\u00e9ductase, activit\u00e9 anti-inflammatoire, anti-prolif\u00e9rative et spasmolytique) et un profil de s\u00e9curit\u00e9 sup\u00e9rieur aux traitements m\u00e9dicamenteux conventionnels. Le b\u00e9n\u00e9fice clinique d\u00e9pend de la qualit\u00e9 de l&rsquo;extrait utilis\u00e9, ce qui souligne l&rsquo;importance de la standardisation et du contr\u00f4le qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Les perspectives incluent : la conduite d&rsquo;essais cliniques suppl\u00e9mentaires de haute qualit\u00e9 m\u00e9thodologique pour consolider le niveau de preuve, l&rsquo;\u00e9tude des m\u00e9canismes mol\u00e9culaires pr\u00e9cis (profilage prot\u00e9omique et transcriptomique), l&rsquo;\u00e9valuation de formulations combin\u00e9es (palmier nain + pygeum + ortie), et l&rsquo;exploration du potentiel dans l&rsquo;alop\u00e9cie androg\u00e9n\u00e9tique et la prostatite chronique.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<p>Bent S., Kane C., Shinohara K. et al. Saw palmetto for benign prostatic hyperplasia. <em>New England Journal of Medicine<\/em>, 2006, 354(6) : 557-566.<\/p>\n<p>Carraro J.C., Raynaud J.P., Koch G. et al. Comparison of phytotherapy (Permixon) with finasteride in the treatment of benign prostate hyperplasia: a randomized international study of 1098 patients. <em>The Prostate<\/em>, 1996, 29(4) : 231-240.<\/p>\n<p>EMA\/HMPC. Assessment report on <em>Serenoa repens<\/em> (W. Bartram) Small, fructus. London: European Medicines Agency, 2015.<\/p>\n<p>Habib F.K., Wyllie M.G. Not all brands are created equal: a comparison of selected components of different brands of <em>Serenoa repens<\/em> extract. <em>Prostate Cancer and Prostatic Diseases<\/em>, 2004, 7(3) : 195-200.<\/p>\n<p>Novara G., Giannarini G., Alcaraz A. et al. Efficacy and safety of hexanic lipidosterolic extract of <em>Serenoa repens<\/em> (Permixon) in the treatment of lower urinary tract symptoms due to benign prostatic hyperplasia: systematic review and meta-analysis. <em>European Urology Focus<\/em>, 2016, 2(5) : 553-561.<\/p>\n<p>Scaglione F., Lucini V., Pannacci M. et al. Comparison of the potency of different brands of <em>Serenoa repens<\/em> extract on 5alpha-reductase types I and II in prostatic co-culture epithelial and fibroblast cells. <em>Pharmacology<\/em>, 2008, 82(4) : 270-275.<\/p>\n<p>Wilt T.J., Ishani A., Stark G. et al. Saw palmetto extracts for treatment of benign prostatic hyperplasia: a systematic review. <em>JAMA<\/em>, 1998, 280(18) : 1604-1609.<\/p>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/strong> Antiprostatique (HBP, usage bien \u00e9tabli)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire urinaire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-androg\u00e9nique<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Palmier nain \u2014 Serenoa repens (W.Bartram) Small Le palmier nain, ou palmetto, est un petit palmier end\u00e9mique du sud-est des \u00c9tats-Unis, dont les baies constituent [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[160],"tags":[],"class_list":["post-9534","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-arecacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9534","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9534"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9534\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13444,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9534\/revisions\/13444"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9534"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9534"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9534"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}