{"id":9542,"date":"2026-04-25T20:40:03","date_gmt":"2026-04-25T18:40:03","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/25\/coleus\/"},"modified":"2026-06-24T16:59:03","modified_gmt":"2026-06-24T14:59:03","slug":"coleus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/25\/coleus\/","title":{"rendered":"COLEUS"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Col%C3%A9us.jpg\" alt=\"Planche botanique Col\u00e9us\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p><em>Coleus forskohlii<\/em> (Willd.) Briq.<\/p>\n<p>Famille (classification morphologique traditionnelle) : Lamiaceae (Labiatae).<\/p>\n<p><em>Coleus forskohlii<\/em> est une plante herbac\u00e9e vivace de la famille des Lamiac\u00e9es, originaire de l&rsquo;Inde tropicale, dont les racines tub\u00e9ris\u00e9es constituent la seule source naturelle connue de <strong>forskoline<\/strong> (7\u03b2-ac\u00e9toxy-8,13-\u00e9poxy-1\u03b1,6\u03b2,9\u03b1-trihydroxylabd-14-\u00e8ne-11-one), un <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/diterpenes\/\">diterp\u00e8ne<\/a> labdane dot\u00e9 de la propri\u00e9t\u00e9 remarquable d&rsquo;activer directement l&rsquo;<strong>ad\u00e9nylate cyclase<\/strong>, enzyme cl\u00e9 de la signalisation cellulaire par l&rsquo;<strong>AMPc<\/strong> (ad\u00e9nosine monophosphate cyclique).<\/p>\n<p>Cette propri\u00e9t\u00e9 singuli\u00e8re, d\u00e9couverte en 1974 par les chercheurs du Hoechst Research Centre (Inde) dans le cadre d&rsquo;un programme de criblage ethnopharmacologique, a fait de la forskoline un outil pharmacologique indispensable en biologie cellulaire et un candidat th\u00e9rapeutique dans des domaines aussi vari\u00e9s que la cardiologie, l&rsquo;ophtalmologie, la pneumologie et l&rsquo;endocrinologie. En phytoth\u00e9rapie, l&rsquo;extrait de <em>Coleus forskohlii<\/em> standardis\u00e9 en forskoline est principalement utilis\u00e9 pour le soutien de la fonction thyro\u00efdienne, la gestion du poids corporel et le traitement de l&rsquo;asthme.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sente monographie propose une synth\u00e8se des connaissances botaniques, phytochimiques et pharmacologiques de <em>Coleus forskohlii<\/em> et de son principe actif majeur, la forskoline.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>La nomenclature de cette esp\u00e8ce a connu de nombreux remaniements taxonomiques. Le nom actuellement accept\u00e9 est <em>Coleus forskohlii<\/em> (Willd.) Briq., bien que la classification phylog\u00e9n\u00e9tique r\u00e9cente ait fusionn\u00e9 le genre <em>Coleus<\/em> dans le genre <em>Plectranthus<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Classification APG IV :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Clade : Angiospermes<\/li>\n<li>Clade : Dicotyl\u00e9dones vraies (Eudicots)<\/li>\n<li>Clade : Ast\u00e9rid\u00e9es<\/li>\n<li>Ordre : Lamiales<\/li>\n<li>Famille : Lamiaceae<\/li>\n<li>Sous-famille : Nepetoideae<\/li>\n<li>Tribu : Ocimeae<\/li>\n<li>Genre : <em>Coleus<\/em> Lour. (syn. <em>Plectranthus<\/em> L&rsquo;H\u00e9r.)<\/li>\n<li>Esp\u00e8ce : <em>Coleus forskohlii<\/em> (Willd.) Briq.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Synonymes :<\/strong> <em>Plectranthus barbatus<\/em> Andrews var. <em>forskohlii<\/em> (Willd.) Codd, <em>Plectranthus forskohlii<\/em> (Willd.) R.H.Willemse, <em>Coleus barbatus<\/em> (Andrews) Benth. Le nom <em>forskohlii<\/em> rend hommage au botaniste finlandais Peter Forsk\u00e5l (1732-1763), qui collecta la plante lors de son exp\u00e9dition en Arabie et en \u00c9gypte.<\/p>\n<p>Le genre <em>Coleus<\/em> sensu lato comprend environ 300 esp\u00e8ces pantropicales, dont beaucoup sont cultiv\u00e9es comme plantes ornementales pour leur feuillage color\u00e9. Seule <em>C. forskohlii<\/em> produit la forskoline en quantit\u00e9 significative dans ses racines.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Coleus forskohlii<\/em> est une plante herbac\u00e9e vivace, \u00e9rig\u00e9e, atteignant 40 \u00e0 90 cm de hauteur. Les tiges sont quadrangulaires (section carr\u00e9e, caract\u00e9ristique des Lamiac\u00e9es), pubescentes, ramifi\u00e9es, succulentes dans leur partie sup\u00e9rieure, devenant ligneuses \u00e0 la base.<\/p>\n<p><strong>Appareil v\u00e9g\u00e9tatif :<\/strong> Les feuilles sont oppos\u00e9es, d\u00e9cuss\u00e9es, p\u00e9tiol\u00e9es (p\u00e9tiole de 2 \u00e0 5 cm). Le limbe est ovale \u00e0 cordiforme, long de 5 \u00e0 12 cm, \u00e0 marge cr\u00e9nel\u00e9e-dent\u00e9e, \u00e0 apex aigu ou obtus. La face sup\u00e9rieure est vert fonc\u00e9, pubescente ; la face inf\u00e9rieure est plus p\u00e2le, dens\u00e9ment velout\u00e9e. Le feuillage est aromatique au froissement, d\u00e9gageant une odeur \u00e9pic\u00e9e, camphr\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Syst\u00e8me racinaire :<\/strong> Le syst\u00e8me racinaire est fascicul\u00e9, portant des <strong>racines tub\u00e9ris\u00e9es<\/strong> fusiformes, longues de 10 \u00e0 20 cm et de 1 \u00e0 3 cm de diam\u00e8tre, \u00e0 chair jaune p\u00e2le \u00e0 orange, charnues, aromatiques. Ces tubercules racinaires constituent l&rsquo;organe de stockage de la forskoline et la drogue v\u00e9g\u00e9tale d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pharmacognosique.<\/p>\n<p><strong>Appareil reproducteur :<\/strong> L&rsquo;inflorescence est un rac\u00e8me terminal ou axillaire de verticilles espac\u00e9s, chaque verticille portant 6 \u00e0 10 fleurs. Les fleurs sont zygomorphes, bilabi\u00e9es, de 1 \u00e0 1,5 cm, bleu violac\u00e9 \u00e0 lavande. Le calice est tubuleux, bilabi\u00e9, \u00e0 5 dents, persistant. La corolle est bilabi\u00e9e, la l\u00e8vre sup\u00e9rieure trilob\u00e9e, la l\u00e8vre inf\u00e9rieure enti\u00e8re, concave, formant une nacelle. L&rsquo;androc\u00e9e comprend 4 \u00e9tamines didynames ins\u00e9r\u00e9es sur le tube de la corolle. L&rsquo;ovaire est sup\u00e8re, t\u00e9tram\u00e8re, formant 4 nucules \u00e0 maturit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Fruit :<\/strong> Le fruit est un t\u00e9trak\u00e8ne (4 nucules lisses, ovo\u00efdes, de 1 \u00e0 1,5 mm, brunes), entour\u00e9 par le calice persistant.<\/p>\n<p><strong>Floraison :<\/strong> Septembre \u00e0 f\u00e9vrier sous climat tropical indien.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie, habitat et r\u00e9partition<\/h3>\n<p><em>Coleus forskohlii<\/em> est originaire des collines et des plateaux de l&rsquo;Inde tropicale, principalement des Gh\u00e2ts occidentaux et du Deccan, entre 600 et 1 800 m\u00e8tres d&rsquo;altitude. L&rsquo;esp\u00e8ce est \u00e9galement pr\u00e9sente \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat sauvage ou naturalis\u00e9 en Afrique de l&rsquo;Est (\u00c9thiopie, Kenya, Tanzanie), en Arabie, au N\u00e9pal et au Sri Lanka.<\/p>\n<p><strong>Habitat :<\/strong> Prairies ouvertes, bords de chemins, lisi\u00e8res de for\u00eats s\u00e8ches et semi-caducifoli\u00e9es, sols lat\u00e9ritiques bien drain\u00e9s. L&rsquo;esp\u00e8ce est h\u00e9liophile et thermophile (20-30 \u00b0C), sensible au gel et \u00e0 l&rsquo;exc\u00e8s d&rsquo;humidit\u00e9 au niveau racinaire.<\/p>\n<p><strong>Culture :<\/strong> La culture commerciale de <em>C. forskohlii<\/em> est d\u00e9velopp\u00e9e en Inde (Karnataka, Tamil Nadu, Gujarat, Maharashtra) et en Afrique de l&rsquo;Est (Kenya). La multiplication se fait par bouturage de tiges ou par plantation de fragments de tubercules. Le cycle cultural est de 4 \u00e0 5 mois (plantation en juin-juillet, r\u00e9colte des tubercules en novembre-d\u00e9cembre). Le rendement en tubercules frais est de 6 \u00e0 10 tonnes par hectare, avec une teneur en forskoline de 0,1 \u00e0 0,5 % de la mati\u00e8re s\u00e8che selon le g\u00e9notype.<\/p>\n<p>La s\u00e9lection vari\u00e9tale vise \u00e0 maximiser la teneur en forskoline et le rendement en tubercules. Des programmes de s\u00e9lection men\u00e9s au CIMAP (Central Institute of Medicinal and Aromatic Plants, Inde) ont permis de d\u00e9velopper des vari\u00e9t\u00e9s \u00e0 teneur en forskoline sup\u00e9rieure \u00e0 0,4 %.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie, conservation et durabilit\u00e9<\/h3>\n<p><em>Coleus forskohlii<\/em> n&rsquo;est pas formellement class\u00e9 comme esp\u00e8ce menac\u00e9e, mais les populations sauvages ont diminu\u00e9 dans les Gh\u00e2ts occidentaux en raison de la collecte intensive et de la perte d&rsquo;habitat. L&rsquo;esp\u00e8ce est inscrite sur les listes de surveillance du FRLHT (Inde).<\/p>\n<p>La culture commerciale, en plein d\u00e9veloppement en Inde et en Afrique de l&rsquo;Est, r\u00e9duit la pression sur les populations sauvages. <em>C. forskohlii<\/em> est une culture int\u00e9ressante pour les petits agriculteurs des zones semi-arides tropicales : cycle court (4-5 mois), faibles exigences en eau et en intrants, bonne valeur ajout\u00e9e des tubercules secs.<\/p>\n<p>Les enjeux de durabilit\u00e9 concernent principalement la s\u00e9lection vari\u00e9tale (augmentation de la teneur en forskoline), l&rsquo;optimisation agronomique (densit\u00e9 de plantation, fertilisation, irrigation) et la mise en place de cha\u00eenes de tra\u00e7abilit\u00e9 de la mati\u00e8re premi\u00e8re, dans un contexte de demande mondiale croissante port\u00e9e par le march\u00e9 des compl\u00e9ments alimentaires.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>La drogue v\u00e9g\u00e9tale est constitu\u00e9e par les <strong>racines tub\u00e9ris\u00e9es<\/strong> s\u00e9ch\u00e9es de <em>Coleus forskohlii<\/em>. Les tubercules sont r\u00e9colt\u00e9s \u00e0 maturit\u00e9 (4-5 mois apr\u00e8s plantation), lav\u00e9s, d\u00e9coup\u00e9s en tranches et s\u00e9ch\u00e9s au soleil ou en s\u00e9choir (40-50 \u00b0C) avant pulv\u00e9risation ou extraction.<\/p>\n<p><strong>Caract\u00e8res de la drogue :<\/strong> Tranches de tubercules s\u00e9ch\u00e9s de couleur jaune-brun \u00e0 brun, d&rsquo;odeur aromatique camphr\u00e9e, de saveur am\u00e8re et piquante.<\/p>\n<p><strong>Standardisation :<\/strong> Les extraits commerciaux sont standardis\u00e9s \u00e0 <strong>10 % de forskoline<\/strong> (parfois 20 %), d\u00e9termin\u00e9e par HPLC. La Pharmacop\u00e9e indienne et l&rsquo;USP ont publi\u00e9 des monographies de r\u00e9f\u00e9rence pour la forskoline.<\/p>\n<p>En Inde, les tubercules frais sont \u00e9galement consomm\u00e9s comme l\u00e9gume-racine (condiment, pickle) et comme fourrage pour le b\u00e9tail, mais ces usages alimentaires sont distincts de l&rsquo;usage m\u00e9dicinal.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Les racines tub\u00e9ris\u00e9es de <em>Coleus forskohlii<\/em> contiennent un ensemble de <strong>diterp\u00e8nes labdanes<\/strong> dont le plus important est la <strong>forskoline<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Forskoline :<\/strong> La <strong>forskoline<\/strong> (colforsin, coleonol, 7\u03b2-ac\u00e9toxy-8,13-\u00e9poxy-1\u03b1,6\u03b2,9\u03b1-trihydroxylabd-14-\u00e8ne-11-one) est un diterp\u00e8ne labdane de formule brute C<sub>22<\/sub>H<sub>34<\/sub>O<sub>7<\/sub> (masse mol\u00e9culaire : 410,50 Da). Sa structure tridimensionnelle complexe comprend un squelette labdane bicyclique trans-fusionn\u00e9 (d\u00e9caline), un cycle oxirane (\u00e9poxyde en C-8,13), trois groupements hydroxyles (C-1, C-6, C-9) et un groupement ac\u00e9tyle (C-7). La forskoline est une poudre cristalline blanche \u00e0 blanc cass\u00e9, soluble dans les solvants organiques (\u00e9thanol, DMSO) et faiblement soluble dans l&rsquo;eau. La teneur dans les tubercules secs est de 0,1 \u00e0 0,5 %, exc\u00e9dant rarement 0,7 % dans les g\u00e9notypes les plus performants.<\/p>\n<p><strong>Autres diterp\u00e8nes labdanes :<\/strong> Les racines contiennent une vingtaine de diterp\u00e8nes apparent\u00e9s \u00e0 la forskoline, d\u00e9sign\u00e9s collectivement comme les <strong>coleonols<\/strong> ou <strong>forskoline analogues<\/strong>. Les principaux sont la <strong>1-d\u00e9oxyforskoline<\/strong>, la <strong>1,9-did\u00e9oxyforskoline<\/strong>, la <strong>6-ac\u00e9tyl-7-d\u00e9ac\u00e9tylforskoline<\/strong> et l&rsquo;<strong>isoforskoline<\/strong>. Ces analogues poss\u00e8dent des activit\u00e9s biologiques variables, g\u00e9n\u00e9ralement inf\u00e9rieures \u00e0 celle de la forskoline vis-\u00e0-vis de l&rsquo;ad\u00e9nylate cyclase.<\/p>\n<p><strong>Autres compos\u00e9s :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Huile essentielle (0,5-1 %) :<\/strong> \u03b1-<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/pinene\/\">pin\u00e8ne<\/a>, \u03b2-pin\u00e8ne, camph\u00e8ne, born\u00e9ol, ac\u00e9tate de bornyle, responsables de l&rsquo;odeur aromatique des tubercules.<\/li>\n<li><strong>Diterp\u00e8nes abietanes :<\/strong> barbatusol, compos\u00e9 ph\u00e9nolique aux propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes.<\/li>\n<li><strong>Flavono\u00efdes :<\/strong> scutellar\u00e9ine, salvig\u00e9nine (pr\u00e9sents dans les feuilles).<\/li>\n<li><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">Triterp\u00e8nes<\/a> :<\/strong> <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-ursolique\/\">acide ursolique<\/a>, acide ol\u00e9anolique (parties a\u00e9riennes).<\/li>\n<li><strong>St\u00e9rols :<\/strong> <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">\u03b2-sitost\u00e9rol<\/a>, stigmast\u00e9rol.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Le profil pharmacologique de <em>Coleus forskohlii<\/em> est essentiellement d\u00e9termin\u00e9 par les propri\u00e9t\u00e9s de la <strong>forskoline<\/strong>, dont le m\u00e9canisme d&rsquo;action central est l&rsquo;<strong>activation directe de l&rsquo;ad\u00e9nylate cyclase<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Activation de l&rsquo;ad\u00e9nylate cyclase et \u00e9l\u00e9vation de l&rsquo;AMPc :<\/strong> La forskoline se lie au site catalytique de l&rsquo;ad\u00e9nylate cyclase (isozymes I \u00e0 IX), ind\u00e9pendamment des r\u00e9cepteurs membranaires et des prot\u00e9ines G stimulatrices (Gs\u03b1). Elle provoque une augmentation rapide et dose-d\u00e9pendante de la concentration intracellulaire en <strong>AMPc<\/strong> dans pratiquement tous les types cellulaires. L&rsquo;AMPc est un second messager ubiquitaire qui active la <strong>prot\u00e9ine kinase A<\/strong> (PKA), laquelle phosphoryle de nombreuses prot\u00e9ines effectrices en aval, modulant ainsi un spectre tr\u00e8s large de fonctions cellulaires.<\/p>\n<p><strong>Effets cardiovasculaires :<\/strong> La forskoline exerce un effet <strong>inotrope positif<\/strong> (augmentation de la contractilit\u00e9 myocardique) et <strong>vasodilatateur<\/strong> (relaxation des muscles lisses vasculaires), r\u00e9duisant la pression art\u00e9rielle et am\u00e9liorant le d\u00e9bit cardiaque. Ces effets sont m\u00e9di\u00e9s par l&rsquo;AMPc via l&rsquo;activation de la PKA dans les cardiomyocytes et les cellules musculaires lisses.<\/p>\n<p><strong>Effets bronchodilatateurs :<\/strong> L&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de l&rsquo;AMPc dans les cellules musculaires lisses bronchiques provoque leur relaxation, comparable \u00e0 celle induite par les agonistes \u03b22-adr\u00e9nergiques. La forskoline poss\u00e8de \u00e9galement une activit\u00e9 anti-inflammatoire au niveau des voies respiratoires, en inhibant la d\u00e9granulation des mastocytes et la lib\u00e9ration d&rsquo;histamine.<\/p>\n<p><strong>Effets sur la thyro\u00efde :<\/strong> L&rsquo;AMPc est le principal second messager de la TSH (thyr\u00e9ostimuline) dans les cellules folliculaires thyro\u00efdiennes. L&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de l&rsquo;AMPc par la forskoline stimule la captation de l&rsquo;iode, la synth\u00e8se des hormones thyro\u00efdiennes (T3, T4) et la s\u00e9cr\u00e9tion thyro\u00efdienne. Cet effet a conduit \u00e0 l&rsquo;utilisation de l&rsquo;extrait de <em>C. forskohlii<\/em> en phytoth\u00e9rapie comme soutien de la fonction thyro\u00efdienne dans les hypothyro\u00efdies subcliniques.<\/p>\n<p><strong>Effets sur la lipolyse et la composition corporelle :<\/strong> L&rsquo;AMPc active la <strong>lipase hormono-sensible<\/strong> (LHS) dans les adipocytes, stimulant la lipolyse (hydrolyse des triglyc\u00e9rides en acides gras libres et glyc\u00e9rol). La forskoline augmente \u00e9galement l&rsquo;expression du g\u00e8ne de la thermog\u00e9nine (UCP1) dans le tissu adipeux brun, favorisant la thermogen\u00e8se. Ces m\u00e9canismes sous-tendent l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la forskoline dans la gestion du poids corporel.<\/p>\n<p><strong>Effets oculaires :<\/strong> L&rsquo;application topique de forskoline (1 %) r\u00e9duit la pression intraoculaire en diminuant la production d&rsquo;humeur aqueuse par le corps ciliaire (r\u00e9duction du flux aqueux AMPc-d\u00e9pendant). Cette propri\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e dans le traitement du glaucome.<\/p>\n<p><strong>Effet antiagr\u00e9gant plaquettaire :<\/strong> L&rsquo;AMPc intrapaquettaire inhibe l&rsquo;agr\u00e9gation plaquettaire. La forskoline est un puissant antiagr\u00e9gant plaquettaire <em>in vitro<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p><strong>Asthme :<\/strong> Un essai pr\u00e9coce de Bauer <em>et al.<\/em> (1993) a montr\u00e9 que l&rsquo;inhalation de forskoline (10 mg en poudre s\u00e8che) produisait une bronchodilatation significative chez des patients asthmatiques, comparable \u00e0 celle du f\u00e9not\u00e9rol (\u03b22-mim\u00e9tique), avec un d\u00e9but d&rsquo;action plus lent mais une dur\u00e9e d&rsquo;action plus longue. Gonzalez-Sanchez <em>et al.<\/em> (2006) ont confirm\u00e9 l&rsquo;effet bronchodilatateur de la forskoline orale (10 mg x 2\/jour) chez des sujets asthmatiques l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s. Cependant, les donn\u00e9es cliniques restent limit\u00e9es en nombre et en qualit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Composition corporelle et poids :<\/strong> L&rsquo;essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 de Godard <em>et al.<\/em> (2005) a \u00e9valu\u00e9 un extrait de <em>C. forskohlii<\/em> standardis\u00e9 \u00e0 10 % de forskoline (250 mg x 2\/jour, soit 50 mg\/jour de forskoline) chez 30 hommes ob\u00e8ses ou en surpoids pendant 12 semaines. Le groupe forskoline a montr\u00e9 une diminution significative du pourcentage de masse grasse (-4,5 %), une augmentation de la masse maigre (+3,7 kg) et une augmentation de la testost\u00e9rone libre (+16,8 %) par rapport au placebo, sans modification significative du poids total. Henderson <em>et al.<\/em> (2005) ont obtenu des r\u00e9sultats similaires chez des femmes en surpoids (pr\u00e9vention de la prise de poids, sans perte significative).<\/p>\n<p><strong>Hypothyro\u00efdie :<\/strong> Les donn\u00e9es cliniques concernant l&rsquo;effet thyr\u00e9ostimulant de la forskoline sont essentiellement extrapol\u00e9es des donn\u00e9es pharmacologiques (activation de l&rsquo;ad\u00e9nylate cyclase dans les thyr\u00e9ocytes). Aucun essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 de bonne qualit\u00e9 n&rsquo;a encore \u00e9valu\u00e9 sp\u00e9cifiquement l&rsquo;extrait de <em>C. forskohlii<\/em> dans l&rsquo;hypothyro\u00efdie subclinique. L&rsquo;utilisation en phytoth\u00e9rapie repose sur un rationnel m\u00e9canistique solide mais sur des preuves cliniques insuffisantes.<\/p>\n<p><strong>Glaucome :<\/strong> L&rsquo;application topique de forskoline \u00e0 1 % r\u00e9duit la pression intraoculaire de 20 \u00e0 30 % dans les essais cliniques de phase II, avec une tol\u00e9rance locale satisfaisante. La forskoline orale (50 mg\/jour) a \u00e9galement montr\u00e9 une r\u00e9duction modeste mais significative de la pression intraoculaire chez des patients glaucomateux. Le collyre \u00e0 base de forskoline est utilis\u00e9 comme adjuvant dans le traitement du glaucome en Inde et en Italie.<\/p>\n<p><strong>Hypertension et insuffisance cardiaque :<\/strong> Les donn\u00e9es cliniques sont pr\u00e9liminaires. L&rsquo;administration intraveineuse de forskoline a montr\u00e9 des effets h\u00e9modynamiques favorables (vasodilatation, augmentation du d\u00e9bit cardiaque) chez des patients insuffisants cardiaques, mais cette voie n&rsquo;est pas pertinente pour l&rsquo;usage phytoth\u00e9rapeutique.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Forskoline<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/diterpenes\/\">Diterp\u00e8ne<\/a> labdane<\/td>\n<td>Active l\u2019ad\u00e9nylate cyclase (\u2191 AMPc)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Col\u00e9onols, analogues<\/td>\n<td>Diterp\u00e8nes labdanes<\/td>\n<td>Constituants associ\u00e9s<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Extrait standardis\u00e9 :<\/strong> 250 mg d&rsquo;extrait de racines de <em>C. forskohlii<\/em> standardis\u00e9 \u00e0 10 % de forskoline, 2 fois par jour (soit 50 mg de forskoline par jour). C&rsquo;est la posologie la mieux document\u00e9e cliniquement.<\/p>\n<p><strong>Extrait \u00e0 20 % de forskoline :<\/strong> 125 mg, 2 fois par jour (m\u00eame dose de forskoline que pr\u00e9c\u00e9demment).<\/p>\n<p><strong>Forskoline pure :<\/strong> 10 \u00e0 50 mg par jour en g\u00e9lules. Usage moins courant en phytoth\u00e9rapie, plus fr\u00e9quent en recherche.<\/p>\n<p><strong>Collyre :<\/strong> Forskoline 1 %, 1 goutte 2 \u00e0 3 fois par jour (usage ophtalmologique sp\u00e9cifique).<\/p>\n<p><strong>Poudre de racines :<\/strong> 3 \u00e0 6 g de poudre de racines s\u00e9ch\u00e9es par jour (forme traditionnelle, non standardis\u00e9e, teneur en forskoline tr\u00e8s variable).<\/p>\n<p><strong>Dur\u00e9e du traitement :<\/strong> Les effets sur la composition corporelle n\u00e9cessitent au minimum 8 \u00e0 12 semaines de traitement. L&rsquo;effet bronchodilatateur est plus rapide (heures \u00e0 jours).<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 aigu\u00eb :<\/strong> La DL<sub>50<\/sub> orale de la forskoline chez la souris est de 3 680 mg\/kg, indiquant une toxicit\u00e9 aigu\u00eb faible. Les \u00e9tudes de toxicit\u00e9 subchronique (90 jours) chez le rat n&rsquo;ont pas montr\u00e9 d&rsquo;effets toxiques aux doses th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p><strong>Effets ind\u00e9sirables :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Hypotension :<\/strong> L&rsquo;effet vasodilatateur de la forskoline peut provoquer une hypotension orthostatique, des vertiges et des bouff\u00e9es de chaleur, en particulier chez les patients sous antihypertenseurs ou chez les sujets hypotendus constitutionnels.<\/li>\n<li><strong>Tachycardie :<\/strong> L&rsquo;effet inotrope positif peut s&rsquo;accompagner d&rsquo;une tachycardie r\u00e9flexe ou directe (effet chronotrope positif de l&rsquo;AMPc sur le n\u0153ud sinusal).<\/li>\n<li><strong>Troubles digestifs :<\/strong> Br\u00fblures d&rsquo;estomac, naus\u00e9es, diarrh\u00e9e (mod\u00e9r\u00e9s, dose-d\u00e9pendants).<\/li>\n<li><strong>Tremblements :<\/strong> Occasionnels, li\u00e9s \u00e0 la stimulation adr\u00e9nergique indirecte.<\/li>\n<li><strong>Augmentation du saignement :<\/strong> L&rsquo;effet antiagr\u00e9gant plaquettaire pourrait augmenter le risque h\u00e9morragique (th\u00e9orique).<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Contre-indications :<\/strong> Hypotension art\u00e9rielle s\u00e9v\u00e8re. Troubles du rythme cardiaque (tachyarythmies). Ulc\u00e8re gastro-duod\u00e9nal \u00e9volutif (l&rsquo;AMPc stimule la s\u00e9cr\u00e9tion acide gastrique). Grossesse et allaitement (donn\u00e9es insuffisantes). Chirurgie programm\u00e9e (arr\u00eat 2 semaines avant en raison de l&rsquo;effet antiagr\u00e9gant).<\/p>\n<p><strong>Interactions m\u00e9dicamenteuses :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Antihypertenseurs :<\/strong> Potentialisation de l&rsquo;effet hypotenseur (surveillance tensionnelle).<\/li>\n<li><strong>Anticoagulants et antiagr\u00e9gants plaquettaires :<\/strong> Risque accru de saignement.<\/li>\n<li><strong>B\u00eata-bloquants :<\/strong> Antagonisme partiel de l&rsquo;effet de la forskoline (les b\u00eata-bloquants r\u00e9duisent l&rsquo;AMPc ; la forskoline l&rsquo;augmente ind\u00e9pendamment des r\u00e9cepteurs b\u00eata).<\/li>\n<li><strong>Th\u00e9ophylline, inhibiteurs des phosphodiest\u00e9rases :<\/strong> Potentialisation additive de l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de l&rsquo;AMPc (risque d&rsquo;effets cardiovasculaires excessifs).<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>En m\u00e9decine ayurv\u00e9dique, <em>Coleus forskohlii<\/em> est connu sous les noms de <em>makandi<\/em>, <em>gandira<\/em> ou <em>pashanbhedi<\/em> (\u00ab briseur de pierres \u00bb). Les racines tub\u00e9ris\u00e9es sont utilis\u00e9es traditionnellement pour le traitement des troubles cardiovasculaires (hypertension, angine de poitrine), des troubles respiratoires (asthme, toux), des calculs urinaires (d&rsquo;o\u00f9 le nom de \u00ab briseur de pierres \u00bb), des troubles digestifs (coliques, constipation) et des affections cutan\u00e9es (ecz\u00e9ma, psoriasis).<\/p>\n<p>Dans le sud de l&rsquo;Inde (Karnataka), les tubercules sont consomm\u00e9s comme condiment dans les pickles (achaar) et sont consid\u00e9r\u00e9s comme toniques et fortifiants. En Afrique de l&rsquo;Est (\u00c9thiopie), les racines sont utilis\u00e9es en m\u00e9decine traditionnelle pour traiter les douleurs gastriques, les infections intestinales et les troubles h\u00e9patiques.<\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat occidental pour <em>C. forskohlii<\/em> date de 1974, lorsque les laboratoires Hoechst (Bombay) identifi\u00e8rent la forskoline comme activateur direct de l&rsquo;ad\u00e9nylate cyclase dans le cadre d&rsquo;un programme de screening de plantes m\u00e9dicinales indiennes. Cette d\u00e9couverte est \u00e0 l&rsquo;origine de plus de 10 000 publications scientifiques sur la forskoline en tant qu&rsquo;outil pharmacologique et candidat th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions et falsifications<\/h3>\n<p><strong>Confusions botaniques :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><em>Coleus amboinicus<\/em> (syn. <em>Plectranthus amboinicus<\/em>) : le \u00ab gros thym \u00bb ou \u00ab origan cubain \u00bb des Antilles, utilis\u00e9 en cuisine et en m\u00e9decine traditionnelle, mais ne contenant pas de forskoline.<\/li>\n<li><em>Coleus blumei<\/em> (syn. <em>Solenostemon scutellarioides<\/em>) : col\u00e9us ornemental \u00e0 feuillage color\u00e9, sans int\u00e9r\u00eat m\u00e9dicinal.<\/li>\n<li><em>Plectranthus barbatus<\/em> sensu stricto : esp\u00e8ce tr\u00e8s proche, parfois consid\u00e9r\u00e9e comme consp\u00e9cifique, mais dont la teneur en forskoline est g\u00e9n\u00e9ralement plus faible.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Falsifications :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Sous-dosage en forskoline dans les extraits commerciaux (d\u00e9claration de 10 % pour un contenu r\u00e9el de 1-5 %). Les analyses ind\u00e9pendantes r\u00e9v\u00e8lent des \u00e9carts consid\u00e9rables entre les teneurs annonc\u00e9es et mesur\u00e9es.<\/li>\n<li>Substitution par des racines d&rsquo;autres <em>Coleus<\/em> ou <em>Plectranthus<\/em> \u00e0 faible teneur en forskoline.<\/li>\n<li>Adjonction de forskoline synth\u00e9tique pour atteindre la teneur d\u00e9clar\u00e9e (la forskoline synth\u00e9tique est chimiquement identique \u00e0 la naturelle).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le contr\u00f4le qualit\u00e9 repose sur le dosage HPLC de la forskoline avec standard de r\u00e9f\u00e9rence certifi\u00e9, le profil chromatographique des diterp\u00e8nes labdanes (empreinte sp\u00e9cifique de <em>C. forskohlii<\/em>) et la microscopie de la poudre de racine.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Coleus forskohlii<\/em> occupe une place singuli\u00e8re en phytoth\u00e9rapie en raison de la propri\u00e9t\u00e9 unique de son principe actif, la <strong>forskoline<\/strong>, d&rsquo;activer directement l&rsquo;ad\u00e9nylate cyclase, faisant de cette mol\u00e9cule un activateur ubiquitaire de la voie de signalisation <strong>AMPc\/PKA<\/strong>. Ce m\u00e9canisme d&rsquo;action central sous-tend un profil d&rsquo;activit\u00e9s pharmacologiques remarquablement large (bronchodilatateur, vasodilatateur, inotrope positif, lipolytique, thyr\u00e9ostimulant, hypotenseur oculaire).<\/p>\n<p>En pratique phytoth\u00e9rapeutique, les indications les mieux document\u00e9es cliniquement sont la modulation de la composition corporelle (r\u00e9duction de la masse grasse, maintien de la masse maigre) et le traitement adjuvant de l&rsquo;asthme. L&rsquo;utilisation comme soutien thyro\u00efdien repose sur un rationnel m\u00e9canistique solide mais manque encore de validation clinique formelle. Le glaucome constitue une indication ophtalmologique prometteuse.<\/p>\n<p>Le profil de s\u00e9curit\u00e9 est acceptable aux doses recommand\u00e9es, avec des pr\u00e9cautions particuli\u00e8res chez les patients sous antihypertenseurs, anticoagulants ou pr\u00e9sentant des troubles du rythme cardiaque. Les perspectives incluent le d\u00e9veloppement de formulations \u00e0 biodisponibilit\u00e9 am\u00e9lior\u00e9e, la conduite d&rsquo;essais cliniques dans l&rsquo;hypothyro\u00efdie subclinique et le syndrome m\u00e9tabolique, et la valorisation agronomique de cette culture dans les zones tropicales semi-arides.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bauer K, Dietersdorfer F, Sertl K <em>et al.<\/em> Pharmacodynamic effects of inhaled dry powder formulations of fenoterol and colforsin in asthma. <em>Clin Pharmacol Ther<\/em>. 1993;53(1):76-83.<\/li>\n<li>De Souza NJ, Dohadwalla AN, Reden J. Forskolin: a labdane diterpenoid with antihypertensive, positive inotropic, platelet aggregation inhibitory, and adenylate cyclase activating properties. <em>Med Res Rev<\/em>. 1983;3(2):201-219.<\/li>\n<li>Godard MP, Johnson BA, Richmond SR. Body composition and hormonal adaptations associated with forskolin consumption in overweight and obese men. <em>Obes Res<\/em>. 2005;13(8):1335-1343.<\/li>\n<li>Henderson S, Magu B, Rasmussen C <em>et al.<\/em> Effects of <em>Coleus forskohlii<\/em> supplementation on body composition and hematological profiles in mildly overweight women. <em>J Int Soc Sports Nutr<\/em>. 2005;2(2):54-62.<\/li>\n<li>Pateraki I, Andersen-Ranberg J, Hamberger B <em>et al.<\/em> Manoyl oxide (13R), the biosynthetic precursor of forskolin, is synthesized in specialized root cork cells in <em>Coleus forskohlii<\/em>. <em>Plant Physiol<\/em>. 2014;164(3):1222-1236.<\/li>\n<li>Sapio L, Gallo M, Illiano M <em>et al.<\/em> The natural cAMP elevating compound forskolin in cancer therapy: is it time? <em>J Cell Physiol<\/em>. 2017;232(5):922-927.<\/li>\n<li>Seamon KB, Padgett W, Daly JW. 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