{"id":9554,"date":"2026-04-25T20:40:03","date_gmt":"2026-04-25T18:40:03","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/25\/jiaogulan\/"},"modified":"2026-06-24T16:56:26","modified_gmt":"2026-06-24T14:56:26","slug":"jiaogulan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/25\/jiaogulan\/","title":{"rendered":"JIAOGULAN"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Jiaogulan.jpg\" alt=\"Planche botanique Jiaogulan\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<h1>Gynostemma pentaphyllum (Thunb.) Makino \u2014 Jiaogulan<\/h1>\n<p>Le <em>Gynostemma pentaphyllum<\/em> (Thunb.) Makino, appel\u00e9 jiaogulan en chinois (litt\u00e9ralement \u00ab orchid\u00e9e torsad\u00e9e \u00bb), est une plante grimpante vivace de la famille des Cucurbitac\u00e9es, native d&rsquo;Asie de l&rsquo;Est et du Sud-Est. Surnomm\u00e9e \u00ab herbe de l&rsquo;immortalit\u00e9 \u00bb (xiancao) en Chine m\u00e9ridionale, cette esp\u00e8ce a attir\u00e9 l&rsquo;attention de la communaut\u00e9 scientifique dans les ann\u00e9es 1970 lorsque des chercheurs japonais d\u00e9couvrirent qu&rsquo;elle contenait des saponines structurellement identiques \u00e0 certains gins\u00e9nosides du ginseng (<em>Panax ginseng<\/em>), bien qu&rsquo;elle n&rsquo;ait aucun lien phylog\u00e9n\u00e9tique avec cette plante. Les <strong>gyp\u00e9nosides<\/strong> (saponines dammaraniques), qui constituent ses compos\u00e9s actifs majeurs, lui conf\u00e8rent des propri\u00e9t\u00e9s adaptog\u00e8nes, hypolip\u00e9miantes, antioxydantes et immunomodulatrices remarquables. La pr\u00e9sente monographie offre une synth\u00e8se exhaustive des connaissances sur cette plante \u00e9mergente de la phytoth\u00e9rapie mondiale.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<br \/>\n<strong>Sous-r\u00e8gne :<\/strong> Tracheobionta<br \/>\n<strong>Division :<\/strong> Magnoliophyta<br \/>\n<strong>Classe :<\/strong> Magnoliopsida<br \/>\n<strong>Sous-classe :<\/strong> Dilleniidae<br \/>\n<strong>Ordre :<\/strong> Cucurbitales<br \/>\n<strong>Famille :<\/strong> Cucurbitaceae<br \/>\n<strong>Genre :<\/strong> <em>Gynostemma<\/em> Blume<br \/>\n<strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Gynostemma pentaphyllum<\/em> (Thunb.) Makino (1902)<\/p>\n<p>Le genre <em>Gynostemma<\/em> comprend environ 21 esp\u00e8ces, toutes originaires d&rsquo;Asie. <em>G. pentaphyllum<\/em> est l&rsquo;esp\u00e8ce la plus largement distribu\u00e9e et la seule \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e de mani\u00e8re significative en phytoth\u00e9rapie. Le basionyme est <em>Vitis pentaphylla<\/em> Thunb. (1784). Parmi les synonymes : <em>Gynostemma pedatum<\/em> Blume, <em>Gynostemma simplicifolium<\/em> Blume. Le nom g\u00e9n\u00e9rique d\u00e9rive du grec <em>gyne<\/em> (femme) et <em>stemma<\/em> (couronne), en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la disposition des stigmates sur les fleurs femelles. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>pentaphyllum<\/em> (cinq feuilles) d\u00e9crit les feuilles palmatilob\u00e9es \u00e0 cinq folioles.<\/p>\n<p>La famille des Cucurbitac\u00e9es, dans la classification APG IV, est plac\u00e9e dans l&rsquo;ordre des Cucurbitales. C&rsquo;est une famille majoritairement de lianes et de plantes grimpantes \u00e0 vrilles, comprenant environ 960 esp\u00e8ces, dont les courges, melons et concombres. L&rsquo;appartenance de <em>Gynostemma<\/em> \u00e0 cette famille, confirm\u00e9e par les analyses mol\u00e9culaires, est remarquable car les Cucurbitac\u00e9es sont g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es \u00e0 la biosynth\u00e8se de cucurbitacines (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">triterp\u00e8nes<\/a> t\u00e9tracycliques), alors que <em>Gynostemma<\/em> produit des saponines dammaraniques, typiques des Araliaceae (famille du ginseng).<\/p>\n<p>Les noms vernaculaires incluent : jiaogulan (chinois), amachazuru (japonais, \u00ab vigne du th\u00e9 sucr\u00e9 \u00bb), dungkulcha (cor\u00e9en), poor man&rsquo;s ginseng, southern ginseng, miracle grass, immortality herb (anglais).<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Gynostemma pentaphyllum<\/em> est une plante herbac\u00e9e grimpante, vivace, dio\u00efque (plus rarement mono\u00efque), pouvant atteindre 4 \u00e0 8 m\u00e8tres de longueur, s&rsquo;accrochant aux supports par des vrilles bifides.<\/p>\n<p><strong>Appareil souterrain :<\/strong> Le syst\u00e8me racinaire est constitu\u00e9 d&rsquo;un rhizome rampant, fibreux, \u00e9mettant des stolons souterrains qui permettent une propagation v\u00e9g\u00e9tative efficace. Les racines adventives sont fines et fibreuses.<\/p>\n<p><strong>Tiges :<\/strong> Les tiges sont herbac\u00e9es, gr\u00eales, anguleuses (pentagonales en section), cannel\u00e9es, glabres ou l\u00e9g\u00e8rement pubescentes, grimpantes, ramifi\u00e9es. Elles portent des vrilles simples ou bifides, oppos\u00e9es aux feuilles, qui s&rsquo;enroulent autour des supports.<\/p>\n<p><strong>Feuilles :<\/strong> Les feuilles sont alternes, p\u00e9tiol\u00e9es (p\u00e9tiole de 2 \u00e0 6 cm), palmaticompos\u00e9es, comportant typiquement 5 folioles (parfois 3 ou 7). Les folioles sont ovales-lanc\u00e9ol\u00e9es \u00e0 elliptiques, de 3 \u00e0 9 cm de long sur 1,5 \u00e0 3 cm de large, \u00e0 base cun\u00e9iforme, \u00e0 sommet acumin\u00e9, \u00e0 marge grossi\u00e8rement dent\u00e9e-serret\u00e9e. La foliole centrale est la plus grande, les folioles lat\u00e9rales progressivement plus petites. La face sup\u00e9rieure est vert fonc\u00e9, glabre ; la face inf\u00e9rieure est plus p\u00e2le, avec des poils \u00e9pars sur les nervures.<\/p>\n<p><strong>Inflorescence et fleurs :<\/strong> Les inflorescences sont des panicules axillaires l\u00e2ches, de 5 \u00e0 15 cm de longueur, portant de nombreuses petites fleurs. La plante est dio\u00efque : les pieds m\u00e2les et femelles sont distincts. Les fleurs sont petites (3 \u00e0 5 mm de diam\u00e8tre), pentam\u00e8res, de couleur vert jaun\u00e2tre. Le calice est compos\u00e9 de 5 s\u00e9pales triangulaires, tr\u00e8s courts. La corolle est rotac\u00e9e, \u00e0 5 p\u00e9tales lanc\u00e9ol\u00e9s, \u00e9tal\u00e9s \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chis. Les fleurs m\u00e2les portent 5 \u00e9tamines aux filets soud\u00e9s en colonne. Les fleurs femelles poss\u00e8dent un ovaire inf\u00e8re, triloculaire, surmont\u00e9 de 3 styles bifides. La floraison a lieu de juillet \u00e0 septembre en milieu naturel.<\/p>\n<p><strong>Fruit :<\/strong> Le fruit est une baie globuleuse, de 5 \u00e0 8 mm de diam\u00e8tre, noire \u00e0 maturit\u00e9, contenant 2 \u00e0 3 graines. Les graines sont subglobuleuses, de 3 \u00e0 4 mm, rugueuses, brun\u00e2tres.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et r\u00e9partition g\u00e9ographique<\/h3>\n<p><em>Gynostemma pentaphyllum<\/em> est originaire d&rsquo;Asie de l&rsquo;Est et du Sud-Est, avec une aire de r\u00e9partition s&rsquo;\u00e9tendant de la Chine m\u00e9ridionale et centrale (Guangxi, Guizhou, Yunnan, Sichuan, Hubei, Shaanxi) au Japon, \u00e0 la Cor\u00e9e, \u00e0 Taiwan, au Vietnam, \u00e0 la Tha\u00eflande, \u00e0 la Malaisie, \u00e0 l&rsquo;Indon\u00e9sie et \u00e0 l&rsquo;Inde (nord-est).<\/p>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce pousse dans les for\u00eats de montagne, les lisi\u00e8res foresti\u00e8res, les fourr\u00e9s, les haies et les bords de chemins, depuis 200 jusqu&rsquo;\u00e0 3 200 m\u00e8tres d&rsquo;altitude. Elle pr\u00e9f\u00e8re les zones ombrag\u00e9es \u00e0 semi-ombrag\u00e9es, les sols riches en humus, bien drain\u00e9s, l\u00e9g\u00e8rement acides (pH 5,5-6,5), avec une humidit\u00e9 atmosph\u00e9rique \u00e9lev\u00e9e. Elle tol\u00e8re des temp\u00e9ratures de -15 \u00b0C \u00e0 35 \u00b0C, avec un optimum entre 15 et 25 \u00b0C, et des pr\u00e9cipitations annuelles de 1 000 \u00e0 2 500 mm.<\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour le jiaogulan a \u00e9t\u00e9 \u00e9veill\u00e9 dans les ann\u00e9es 1970 lorsque des enqu\u00eates \u00e9pid\u00e9miologiques dans la province du Guizhou (sud de la Chine) ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une long\u00e9vit\u00e9 exceptionnelle et un tr\u00e8s faible taux de cancer dans les populations rurales qui consommaient quotidiennement des infusions de jiaogulan. Bien que ces observations \u00e9pid\u00e9miologiques n&rsquo;aient pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es rigoureuses, elles ont stimul\u00e9 la recherche pharmacologique sur la plante.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conservation et \u00e9cologie de l&rsquo;esp\u00e8ce<\/h3>\n<p><em>Gynostemma pentaphyllum<\/em> n&rsquo;est pas une esp\u00e8ce globalement menac\u00e9e, mais certaines populations locales sont en d\u00e9clin en raison de la surr\u00e9colte dans le sud de la Chine. L&rsquo;esp\u00e8ce est cultiv\u00e9e commercialement en Chine (provinces du Shaanxi, Guizhou, Guangxi), au Vietnam et en Tha\u00eflande, ce qui r\u00e9duit la pression sur les populations sauvages. La culture est relativement ais\u00e9e, la plante se multipliant facilement par semis, par bouturage et par division de rhizome.<\/p>\n<p>\u00c9cologiquement, <em>G. pentaphyllum<\/em> est un \u00e9l\u00e9ment de la v\u00e9g\u00e9tation de sous-bois des for\u00eats de montagne d&rsquo;Asie orientale, participant \u00e0 la couverture du sol et \u00e0 la lutte contre l&rsquo;\u00e9rosion dans les milieux pentus. Elle est parfois consid\u00e9r\u00e9e comme une adventice dans les plantations de th\u00e9 et les vergers.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p><strong>Parties a\u00e9riennes (herbe) :<\/strong> Les feuilles et les tiges sont les parties les plus utilis\u00e9es. Elles sont r\u00e9colt\u00e9es pendant la pleine croissance v\u00e9g\u00e9tative (juin \u00e0 septembre), s\u00e9ch\u00e9es \u00e0 l&rsquo;ombre ou \u00e0 basse temp\u00e9rature, puis utilis\u00e9es en infusion (th\u00e9 de jiaogulan) ou comme mati\u00e8re premi\u00e8re pour la production d&rsquo;extraits. La drogue s\u00e8che se pr\u00e9sente sous forme de fragments de tiges et de feuilles d&rsquo;un vert \u00e0 vert brun\u00e2tre, d&rsquo;odeur herbac\u00e9e faible et de saveur douce-am\u00e8re caract\u00e9ristique (la douceur est due \u00e0 certains gyp\u00e9nosides aux propri\u00e9t\u00e9s \u00e9dulcorantes, 20 \u00e0 100 fois plus sucr\u00e9s que le saccharose).<\/p>\n<p><strong>Plante enti\u00e8re :<\/strong> Dans certaines pr\u00e9parations traditionnelles chinoises, la plante enti\u00e8re (y compris le rhizome) est utilis\u00e9e.<\/p>\n<p>Le jiaogulan est inscrit dans la Pharmacop\u00e9e de la R\u00e9publique populaire de Chine (\u00e9dition 2020) comme monographie officielle. Les crit\u00e8res de qualit\u00e9 incluent la teneur en gyp\u00e9nosides totaux (minimum 2 % exprim\u00e9s en gins\u00e9noside Rb1), la perte \u00e0 la dessiccation (maximum 13 %) et les cendres totales (maximum 12 %).<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La richesse phytochimique de <em>Gynostemma pentaphyllum<\/em> est domin\u00e9e par les saponines, avec plus de 230 compos\u00e9s identifi\u00e9s :<\/p>\n<p><strong>Gyp\u00e9nosides (saponines dammaraniques) :<\/strong> Plus de 230 gyp\u00e9nosides ont \u00e9t\u00e9 isol\u00e9s et caract\u00e9ris\u00e9s, faisant de <em>G. pentaphyllum<\/em> la plante la plus riche en saponines dammaraniques connue, surpassant m\u00eame le ginseng (qui ne contient qu&rsquo;une trentaine de gins\u00e9nosides). Les gyp\u00e9nosides sont des glycosides triterp\u00e9niques de type dammarane, partageant les m\u00eames aglycones (protopanaxadiol, protopanaxatriol) que les gins\u00e9nosides du ginseng. Fait remarquable, au moins 4 gyp\u00e9nosides sont structurellement identiques \u00e0 des gins\u00e9nosides connus : le <strong>gyp\u00e9noside III<\/strong> = <strong>gins\u00e9noside Rb1<\/strong>, le <strong>gyp\u00e9noside IV<\/strong> = <strong>gins\u00e9noside Rb3<\/strong>, le <strong>gyp\u00e9noside VIII<\/strong> = <strong>gins\u00e9noside Rd<\/strong>, le <strong>gyp\u00e9noside XII<\/strong> = <strong>gins\u00e9noside F2<\/strong>. La teneur totale en gyp\u00e9nosides dans les parties a\u00e9riennes varie de 2 \u00e0 12 % de la masse s\u00e8che selon le ch\u00e9motype, l&rsquo;organe, le stade ph\u00e9nologique et les conditions de culture.<\/p>\n<p><strong>Flavono\u00efdes :<\/strong> Des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">flavonols<\/a> (<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>, <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/rutine\/\">rutine<\/a><\/strong>, <strong>ombuosine<\/strong>) et des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">flavones<\/a> sont pr\u00e9sents en quantit\u00e9s mod\u00e9r\u00e9es (0,5 \u00e0 2 %). Ils contribuent \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante de la plante.<\/p>\n<p><strong>Polysaccharides :<\/strong> Des polysaccharides h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes (galactomannanes, glucomannanes) \u00e0 activit\u00e9 immunomodulatrice ont \u00e9t\u00e9 isol\u00e9s des parties a\u00e9riennes et du rhizome.<\/p>\n<p><strong>Chlorophylles et <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/carotenoides\/\">carot\u00e9no\u00efdes<\/a> :<\/strong> Pr\u00e9sents en quantit\u00e9s notables dans les feuilles, ils contribuent \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante et \u00e0 la couleur de la drogue.<\/p>\n<p><strong>Acides amin\u00e9s et vitamines :<\/strong> Les feuilles contiennent des prot\u00e9ines (10 \u00e0 20 % de la masse s\u00e8che), des acides amin\u00e9s essentiels, de la vitamine C, du b\u00eata-carot\u00e8ne et des vitamines B.<\/p>\n<p><strong>St\u00e9rols :<\/strong> Le <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">b\u00eata-sitost\u00e9rol<\/a><\/strong>, le <strong>stigmast\u00e9rol<\/strong> et le <strong>daucost\u00e9rol<\/strong> sont les phytost\u00e9rols principaux.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Le profil pharmacologique de <em>G. pentaphyllum<\/em> est remarquablement similaire \u00e0 celui du ginseng, conform\u00e9ment \u00e0 la pr\u00e9sence de saponines structurellement identiques :<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 adaptog\u00e8ne :<\/strong> Les gyp\u00e9nosides augmentent la r\u00e9sistance au stress chez le rongeur, mesur\u00e9e par les tests de nage forc\u00e9e, de contention et de privation de sommeil. Une bipolarit\u00e9 d&rsquo;action caract\u00e9ristique des adaptog\u00e8nes est observ\u00e9e : les extraits stimulent les organismes hypor\u00e9actifs et calment les organismes hyperr\u00e9actifs, tendant vers une normalisation de l&rsquo;hom\u00e9ostasie. Cette action est m\u00e9di\u00e9e par la modulation de l&rsquo;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien (HHS), avec une normalisation des niveaux de cortisol et une am\u00e9lioration de la r\u00e9ponse au stress.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 hypolip\u00e9miante :<\/strong> C&rsquo;est l&rsquo;une des activit\u00e9s les mieux document\u00e9es. Les gyp\u00e9nosides r\u00e9duisent le cholest\u00e9rol total, le LDL-cholest\u00e9rol et les triglyc\u00e9rides, tout en augmentant le HDL-cholest\u00e9rol, chez le rat et le hamster hyperlipid\u00e9miques. Les m\u00e9canismes incluent l&rsquo;inhibition de l&rsquo;absorption intestinale du cholest\u00e9rol, la stimulation des r\u00e9cepteurs h\u00e9patiques au LDL, l&rsquo;activation de la prot\u00e9ine kinase activ\u00e9e par l&rsquo;AMP (AMPK) et l&rsquo;inhibition de la synth\u00e8se h\u00e9patique des acides gras via l&rsquo;inhibition de SREBP-1c (sterol regulatory element-binding protein 1c).<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antioxydante :<\/strong> Les extraits exercent une puissante activit\u00e9 antioxydante par de multiples m\u00e9canismes : pi\u00e9geage direct des radicaux libres (par les flavono\u00efdes et les saponines), augmentation de l&rsquo;expression des enzymes antioxydantes endog\u00e8nes (SOD, catalase, glutathion peroxydase) via l&rsquo;activation du facteur de transcription Nrf2, et inhibition de la peroxydation lipidique.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 immunomodulatrice :<\/strong> Les polysaccharides et les gyp\u00e9nosides stimulent la prolif\u00e9ration des lymphocytes, la production de cytokines (IL-2, IFN-gamma) et l&rsquo;activit\u00e9 des cellules NK chez les rongeurs immunod\u00e9prim\u00e9s, tout en exer\u00e7ant un effet anti-inflammatoire chez les rongeurs en \u00e9tat d&rsquo;inflammation chronique.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse :<\/strong> De nombreuses \u00e9tudes in vitro ont d\u00e9montr\u00e9 des effets anticanc\u00e9reux des gyp\u00e9nosides sur des lign\u00e9es cellulaires de cancer du poumon, du sein, du c\u00f4lon, du foie et des leuc\u00e9mies. Les m\u00e9canismes incluent l&rsquo;arr\u00eat du cycle cellulaire, l&rsquo;induction de l&rsquo;apoptose et l&rsquo;inhibition de l&rsquo;angiogen\u00e8se. L&rsquo;activation de l&rsquo;AMPK par les gyp\u00e9nosides est un m\u00e9canisme anticanc\u00e9reux particuli\u00e8rement int\u00e9ressant, car l&rsquo;AMPK est un r\u00e9gulateur m\u00e9tabolique central qui inhibe mTOR et la croissance cellulaire.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 neuroprotectrice :<\/strong> Les gyp\u00e9nosides prot\u00e8gent les neurones de l&rsquo;excitotoxicit\u00e9 glutamatergique, du stress oxydatif et de l&rsquo;isch\u00e9mie dans des mod\u00e8les exp\u00e9rimentaux. Une am\u00e9lioration de la m\u00e9moire et de l&rsquo;apprentissage a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez des rongeurs \u00e2g\u00e9s ou soumis \u00e0 des mod\u00e8les de maladie d&rsquo;Alzheimer.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 hypoglyc\u00e9miante :<\/strong> L&rsquo;activation de l&rsquo;AMPK par les gyp\u00e9nosides stimule la captation du glucose par les muscles squelettiques (ind\u00e9pendamment de l&rsquo;insuline), am\u00e9liore la sensibilit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;insuline et inhibe la n\u00e9oglucogen\u00e8se h\u00e9patique.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques sur le jiaogulan proviennent principalement d&rsquo;\u00e9tudes chinoises et tha\u00eflandaises :<\/p>\n<p><strong>Dyslipid\u00e9mie :<\/strong> Cai et al. (1995) ont rapport\u00e9, dans un essai contr\u00f4l\u00e9 portant sur 223 patients hyperlipid\u00e9miques trait\u00e9s pendant 2 mois par un extrait standardis\u00e9 de gyp\u00e9nosides (60 mg\/jour), une r\u00e9duction du cholest\u00e9rol total de 17 %, des triglyc\u00e9rides de 14 % et du LDL-cholest\u00e9rol de 20 %, avec une augmentation du HDL-cholest\u00e9rol de 9 %, r\u00e9sultats sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux du groupe contr\u00f4le. D&rsquo;autres essais chinois ont confirm\u00e9 ces r\u00e9sultats avec des ampleurs d&rsquo;effet similaires.<\/p>\n<p><strong>St\u00e9atose h\u00e9patique non alcoolique (NAFLD) :<\/strong> Un essai randomis\u00e9 en double aveugle (Chou et al., 2006, <em>Food and Chemical Toxicology<\/em>) chez 56 patients atteints de NAFLD a montr\u00e9 que 4 mois de traitement par un extrait de gyp\u00e9nosides (80 mg\/jour) am\u00e9lioraient significativement les transaminases (ALAT, ASAT), la r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;insuline et les marqueurs de fibrose h\u00e9patique par rapport au placebo.<\/p>\n<p><strong>Diab\u00e8te de type 2 :<\/strong> Huyen et al. (2010, <em>Hormone and Metabolic Research<\/em>) ont conduit un essai randomis\u00e9 en double aveugle chez 24 patients diab\u00e9tiques de type 2 na\u00effs de traitement et ont montr\u00e9 qu&rsquo;un traitement de 12 semaines par un extrait de <em>G. pentaphyllum<\/em> (6 g\/jour de th\u00e9) r\u00e9duisait significativement la glyc\u00e9mie \u00e0 jeun (-54,5 mg\/dl versus -4,3 mg\/dl pour le placebo) et l&rsquo;HbA1c (-2 % versus -0,3 %).<\/p>\n<p><strong>Stress oxydatif et fonction endoth\u00e9liale :<\/strong> Un essai randomis\u00e9 tha\u00eflandais (Srichana et al., 2011) a montr\u00e9 une am\u00e9lioration des marqueurs de stress oxydatif et de la fonction endoth\u00e9liale chez des sujets sains apr\u00e8s 12 semaines de consommation de th\u00e9 de jiaogulan.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Gyp\u00e9nosides<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">Saponines<\/a> dammaraniques<\/td>\n<td>Adaptog\u00e8nes, antioxydants (proches des gins\u00e9nosides)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Gins\u00e9nosides Rb1, Rb3, Rd<\/td>\n<td>Saponines triterp\u00e9niques<\/td>\n<td>Adaptog\u00e8nes<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavonols<\/td>\n<td>Antioxydants<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Infusion (th\u00e9 de jiaogulan) :<\/strong> 2 \u00e0 5 g de feuilles s\u00e9ch\u00e9es dans 200 \u00e0 300 ml d&rsquo;eau \u00e0 80-90 \u00b0C, infuser 3 \u00e0 5 minutes. Les feuilles peuvent \u00eatre r\u00e9infus\u00e9es 2 \u00e0 3 fois. Boire 2 \u00e0 3 tasses par jour. C&rsquo;est la forme la plus traditionnelle et la plus populaire en Chine m\u00e9ridionale.<\/p>\n<p><strong>Extrait sec standardis\u00e9 :<\/strong> Standardis\u00e9 \u00e0 20-98 % de gyp\u00e9nosides totaux (les concentrations varient consid\u00e9rablement entre les produits). Posologie : 60 \u00e0 180 mg de gyp\u00e9nosides totaux par jour, en 2 \u00e0 3 prises.<\/p>\n<p><strong>G\u00e9lules de poudre :<\/strong> 500 mg \u00e0 1 g de poudre par g\u00e9lule, 2 \u00e0 4 g\u00e9lules par jour.<\/p>\n<p><strong>Teinture-m\u00e8re :<\/strong> Au 1\/5 dans l&rsquo;\u00e9thanol \u00e0 45-60 %, 30 \u00e0 60 gouttes, 2 \u00e0 3 fois par jour.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e de cure recommand\u00e9e est de 8 \u00e0 12 semaines, avec des pauses de 2 \u00e0 4 semaines entre les cures.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 aigu\u00eb :<\/strong> La DL50 par voie orale chez la souris est de 755 mg\/kg pour l&rsquo;extrait total de gyp\u00e9nosides, indiquant une toxicit\u00e9 aigu\u00eb faible. La poudre de feuilles pr\u00e9sente une DL50 sup\u00e9rieure \u00e0 5 g\/kg.<\/p>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 chronique :<\/strong> Des \u00e9tudes de toxicit\u00e9 \u00e0 6 mois chez le rat (100 mg\/kg\/jour de gyp\u00e9nosides) n&rsquo;ont pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de toxicit\u00e9 significative. Aucun effet mutag\u00e8ne ou t\u00e9ratog\u00e8ne n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 dans les \u00e9tudes de g\u00e9notoxicit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Effets ind\u00e9sirables :<\/strong> Rares et b\u00e9nins : naus\u00e9es l\u00e9g\u00e8res (surtout \u00e0 l&rsquo;initiation du traitement), augmentation transitoire de la fr\u00e9quence des selles (effet probablement li\u00e9 aux saponines). Des cas isol\u00e9s de c\u00e9phal\u00e9es et d&rsquo;insomnie ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Interactions m\u00e9dicamenteuses :<\/strong> Les gyp\u00e9nosides pourraient potentialiser l&rsquo;effet des antidiab\u00e9tiques oraux et de l&rsquo;insuline (risque d&rsquo;hypoglyc\u00e9mie), des hypolip\u00e9miants (statines), des antiagr\u00e9gants plaquettaires et des anticoagulants (les saponines dammaraniques poss\u00e8dent une activit\u00e9 antiplaquettaire). Interaction th\u00e9orique avec les immunosuppresseurs.<\/p>\n<p><strong>Contre-indications :<\/strong> Grossesse et allaitement (donn\u00e9es insuffisantes), troubles de la coagulation, p\u00e9riode pr\u00e9op\u00e9ratoire (arr\u00eat 2 semaines avant chirurgie), transplantation d&rsquo;organe.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p><strong>Chine :<\/strong> Le jiaogulan est mentionn\u00e9 dans le Jiuhuang Bencao (Mati\u00e8re m\u00e9dicale pour les famines) de Zhu Xiao (1406) comme plante comestible de survie. Son usage m\u00e9dicinal n&rsquo;est document\u00e9 dans les textes classiques que depuis le XVIe si\u00e8cle, ce qui en fait une introduction relativement tardive dans la pharmacop\u00e9e chinoise, compar\u00e9 au ginseng. Dans le Bencao Gangmu de Li Shizhen (1578), il est bri\u00e8vement mentionn\u00e9. L&rsquo;usage populaire comme tisane quotidienne est cependant probablement beaucoup plus ancien dans les r\u00e9gions montagneuses du Guizhou, du Guangxi et du Yunnan, o\u00f9 il est consomm\u00e9 comme boisson de sant\u00e9 sous le nom de xiancao (herbe de l&rsquo;immortalit\u00e9) ou qisheng (essence de vie).<\/p>\n<p>Les indications traditionnelles chinoises incluent la fatigue chronique, l&rsquo;insomnie, l&rsquo;asthme, la toux, les douleurs abdominales, la dyslipid\u00e9mie, la pr\u00e9vention du vieillissement et le soutien immunitaire.<\/p>\n<p><strong>Japon :<\/strong> Sous le nom d&rsquo;amachazuru, la plante est consomm\u00e9e en infusion comme boisson relaxante et adaptog\u00e8ne. La recherche japonaise, initi\u00e9e par Nagai et al. dans les ann\u00e9es 1970-1980, a \u00e9t\u00e9 pionni\u00e8re dans la caract\u00e9risation chimique des gyp\u00e9nosides et la d\u00e9couverte de leur parent\u00e9 structurale avec les gins\u00e9nosides.<\/p>\n<p><strong>Tha\u00eflande et Vietnam :<\/strong> La plante est utilis\u00e9e traditionnellement comme th\u00e9 de sant\u00e9 et comme l\u00e9gume dans les soupes et les salades.<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions et adult\u00e9rations<\/h3>\n<p>Le principal risque de confusion concerne d&rsquo;autres esp\u00e8ces du genre <em>Gynostemma<\/em>, dont <em>G. burmanicum<\/em>, <em>G. laxum<\/em> et <em>G. longipes<\/em>, qui sont morphologiquement similaires mais pr\u00e9sentent des profils en gyp\u00e9nosides diff\u00e9rents et des teneurs g\u00e9n\u00e9ralement inf\u00e9rieures. Des confusions avec d&rsquo;autres Cucurbitac\u00e9es grimpantes \u00e0 feuilles compos\u00e9es sont possibles sur le terrain.<\/p>\n<p>L&rsquo;adult\u00e9ration des produits commerciaux est moins probl\u00e9matique que pour d&rsquo;autres plantes m\u00e9dicinales, en raison du faible co\u00fbt de la mati\u00e8re premi\u00e8re cultiv\u00e9e. N\u00e9anmoins, la variabilit\u00e9 de la teneur en gyp\u00e9nosides (de 2 \u00e0 12 % selon les ch\u00e9motypes et les conditions de culture) impose un contr\u00f4le de qualit\u00e9 rigoureux par HPLC, avec dosage des gyp\u00e9nosides totaux et des marqueurs sp\u00e9cifiques (gyp\u00e9noside III\/gins\u00e9noside Rb1).<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Gynostemma pentaphyllum<\/em> est une plante adaptog\u00e8ne de premier int\u00e9r\u00eat, dont le profil pharmacologique \u00ab ginseng-like \u00bb est \u00e9tay\u00e9 par une base phytochimique solide (pr\u00e9sence de saponines dammaraniques identiques aux gins\u00e9nosides) et par des donn\u00e9es cliniques encourageantes, en particulier dans les domaines de la dyslipid\u00e9mie, du diab\u00e8te de type 2 et de la st\u00e9atose h\u00e9patique.<\/p>\n<p>Son avantage majeur par rapport au ginseng r\u00e9side dans son co\u00fbt nettement inf\u00e9rieur (plante grimpante de croissance rapide, facilement cultivable, versus racine de ginseng n\u00e9cessitant 4 \u00e0 6 ans de culture), sa teneur en saponines totales sup\u00e9rieure (2 \u00e0 12 % versus 2 \u00e0 5 % pour le ginseng), et sa diversit\u00e9 saponosidique plus grande (230+ gyp\u00e9nosides versus 30+ gins\u00e9nosides). Ces caract\u00e9ristiques en font un candidat s\u00e9rieux comme alternative au ginseng dans les indications adaptog\u00e8nes, m\u00e9taboliques et cardiovasculaires.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques, bien que prometteuses, demandent \u00e0 \u00eatre confirm\u00e9es par des essais multicentriques de plus grande envergure, conduits selon les standards m\u00e9thodologiques occidentaux (randomisation, double aveugle, crit\u00e8res de jugement standardis\u00e9s). La standardisation des extraits sur les gyp\u00e9nosides totaux et\/ou sur le gyp\u00e9noside III est essentielle pour assurer la reproductibilit\u00e9 des effets.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<p>Cai Y. et al. (1995). Clinical study of gypenosides in the treatment of hyperlipemia. <em>Journal of Guiyang Medical College<\/em>, 20(1), 26-28.<\/p>\n<p>Chou S.C. et al. (2006). Effect of gypenosides on non-alcoholic fatty liver disease. <em>Food and Chemical Toxicology<\/em>, 44(8), 1259-1265.<\/p>\n<p>Huyen V.T.T. et al. (2010). Antidiabetic effect of Gynostemma pentaphyllum tea in randomly assigned type 2 diabetic patients. <em>Hormone and Metabolic Research<\/em>, 42(5), 353-357.<\/p>\n<p>Li L., Lau B.H. (1993). Protection of vascular endothelial cells from hydrogen peroxide-induced cytotoxicity by gypenosides, saponins of Gynostemma pentaphyllum. <em>Phytotherapy Research<\/em>, 7(4), 299-304.<\/p>\n<p>Lu H.F. et al. (2008). Gypenosides induced G0\/G1 arrest via inhibition of cyclin E and induction of apoptosis via activation of caspases-3 and -9 in human lung cancer A-549 cells. <em>In Vivo<\/em>, 22(2), 215-221.<\/p>\n<p>Nagai M. et al. (1981). Dammarane-type saponins from Gynostemma pentaphyllum. <em>Chemical and Pharmaceutical Bulletin<\/em>, 29(3), 779-783.<\/p>\n<p>Nguyen P.H. et al. (2021). Gynostemma pentaphyllum as a novel candidate for the prevention and treatment of metabolic syndrome: a review. <em>Molecules<\/em>, 26(15), 4567.<\/p>\n<p>Razmovski-Naumovski V. et al. (2005). Chemistry and pharmacology of Gynostemma pentaphyllum. <em>Phytochemistry Reviews<\/em>, 4(2-3), 197-219.<\/p>\n<p>Su C. et al. (2016). A review on the phytochemical and pharmacological studies of the genus Gynostemma. <em>Molecules<\/em>, 21(10), 1375.<\/p>\n<p>Yeo J. et al. (2008). Hypoglycemic effect of Gynostemma pentaphyllum extract on streptozotocin-induced diabetic rats. <em>Journal of Medicinal Food<\/em>, 11(4), 709-716.<\/p>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Adaptog\u00e8ne<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Hypolip\u00e9miant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gynostemma pentaphyllum (Thunb.) Makino \u2014 Jiaogulan Le Gynostemma pentaphyllum (Thunb.) Makino, appel\u00e9 jiaogulan en chinois (litt\u00e9ralement \u00ab orchid\u00e9e torsad\u00e9e \u00bb), est une plante grimpante vivace [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[64],"tags":[],"class_list":["post-9554","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cucurbitacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9554","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9554"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9554\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13454,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9554\/revisions\/13454"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9554"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9554"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9554"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}