Famille : Apiacées (Ombellifères) · Partie utilisée : graines (semences) surtout, tiges/pétioles, racine (céleri-rave), feuilles · Saveur : aromatique, salée-piquante Nom accepté : Apium graveolens L. · Noms : ache des marais, ache odorante, céleri sauvage ; formes cultivées = céleri (branche), céleri-rave (var. rapaceum) 🌿 Ache des marais = forme sauvage du céleri. Usages traditionnels : diurétique/dépuratif, anti-goutteux (acide urique, rhumatismes), apéritif et digestif, tonique, aphrodisiaque (graine). Étayé par des essais cliniques : hypertension (méta-analyse), syndrome métabolique, gonarthrose, dyspepsie, dysfonction sexuelle féminine ; la graine a donné le médicament anti-AVC dl-3-n-butylphthalide. ⚠️ Photosensibilisant (furanocoumarines), allergie céleri possible (parfois anaphylactique), prudence en grossesse et sur la fertilité masculine. ⟨à valider⟩
En deux lignes : la graine de céleri (ache des marais) est l’une des plantes les mieux étayées en phytothérapie cardiovasculaire et métabolique, avec plusieurs essais cliniques sérieux. Son principe actif majeur — le 3-n-butylphthalide — a même donné un médicament approuvé contre l’ischémie cérébrale en Chine.
Hypertension artérielle — niveau de preuve solide. Une méta-analyse 2025 (9 ECR, 511 patients) confirme une baisse significative de la pression systolique (−1,0 SMD) et diastolique (−0,93 SMD), avec un bon profil de sécurité. Un essai en triple aveugle (52 patients, crossover) précise les chiffres : systolique 141 → 130 mmHg, diastolique 92 → 84 mmHg. Les graines standardisées à 85 % de NBP (≥ 1 000 mg/jour, ou 1,34 g en gélules) sont les plus efficaces.
Syndrome métabolique. Petit essai randomisé (28 patients, 12 semaines) : l’extrait de graine réduit significativement pression artérielle, triglycérides (−19 %) et acide urique ; sans effet sur la glycémie ni le cholestérol total — ce qui pondère les affirmations sur la gestion du diabète.
Anxiété et dépression (chez patients hypertendus). Essai en triple aveugle et crossover (50 patients) : baisse du score BAI (anxiété) de 6,78 points et du BDI (dépression) de 3,63 points, avec amélioration de symptômes physiques (tensions, insomnies, fatigue). Mécanisme probable : le NBP agit sur le système nerveux central.
Dysfonction sexuelle féminine. Essai double aveugle (80 femmes, 6 semaines, 500 mg 3×/jour) : amélioration significative du score FSFI global — désir, excitation, lubrification et douleur. Usage aphrodisiaque traditionnel pour la femme donc objectivement confirmé dans cet essai.
Dyspepsie fonctionnelle. Essai randomisé (150 patients) : l’association céleri + ajowan surpasse l’oméprazole sur les symptômes subjectifs (ballonnements, satiété précoce, brûlures). Limite : la synergie avec l’ajowan ne permet pas d’attribuer l’effet au seul céleri.
Gonarthrose. Essai multicentrique (60 patients, 90 jours) avec une association céleri + Boswellia : résultats remarquables (douleur VAS −68 %, WOMAC −64 %, marqueurs d’inflammation et de dégradation du cartilage fortement réduits). Même réserve : c’est le binôme qui agit, pas le céleri isolé.
Anti-uricémiant (goutte, rhumatismes). Chez la souris hyperuricémique, l’extrait hydroalcoolique inhibe la xanthine oxydase de façon dose-dépendante et ramène l’uricémie vers la normale — confirmant le vieil usage anti-goutteux, même si l’allopurinol reste plus puissant. L’acide urique sanguin diminue aussi dans l’essai humain sur le syndrome métabolique.
Neuroprotection et 3-n-butylphthalide. Le NBP, issu des graines, est aujourd’hui un médicament agréé en Chine contre l’ischémie cérébrale. En modèle animal (rat, occlusion de l’artère cérébrale moyenne), l’extrait réduit significativement le volume d’infarctus et préserve la densité neuronale via des voies antioxydante, anti-inflammatoire et anti-apoptotique.
Protection hépato-rénale. Contre la toxicité de la gentamicine chez la souris, l’extrait hydro-éthanolique restaure les enzymes hépatiques et les marqueurs rénaux, active la voie Nrf2 (défense antioxydante endogène). Intéressant mécanistiquement, non encore testé chez l’humain.
Anti-lithiasique. Données rat uniquement, résultats limites de significativité — signal préliminaire, pas de conclusion ferme.
Anticancéreux (in vitro). L’extrait de feuilles induit l’apoptose de cellules de carcinome de la langue via caspase-3. Résultat préliminaire de laboratoire, sans portée thérapeutique directe.
Sécurité — deux points importants :
Amorces neutres — à valider, corriger ou effacer.
Synthèse à partir des données USDA FoodData Central (FDC 169985 — céleri cru, SR Legacy ; Apium graveolens) et de la littérature sur les Apiacées sauvages. Chaque affirmation est rattachée à son niveau de preuve.
En deux lignes. L’ache des marais (Apium graveolens var. graveolens) est le précurseur sauvage du céleri cultivé. Son profil nutritionnel est très proche : faible en calories, riche en vitamine K et en potassium, avec une teneur notable en phtalides (composés aromatiques à activité vasodilatatrice). La plante sauvage est plus aromatique et légèrement plus concentrée en composés bioactifs que le céleri cultivé.
Macronutriments (céleri cru comme référence — USDA FDC 169985, 100 g)
| Composant | Valeur |
|---|---|
| Énergie | 14 kcal |
| Eau | 95,4 g |
| Protéines | 0,69 g |
| Lipides | 0,17 g |
| Glucides | 2,97 g |
| Fibres | 1,6 g |
| Sucres | 1,34 g |
L’un des légumes les moins caloriques : 14 kcal/100 g. Forte densité hydrique. Analytique (USDA)
Vitamines et minéraux
Composés bioactifs
⚠️ Distinction espèce sauvage / cultivée L’ache des marais sauvage est plus concentrée en furanocoumarines que le céleri cultivé → risque de phototoxicité cutanée accru lors de la récolte. Les parties aériennes sont comestibles (cuites de préférence). Les graines sont utilisées comme épice.
À retenir pour la pratique : légume-condiment à faible densité calorique, bonne source de vitamine K et potassium. La cuisson réduit les furanocoumarines. À utiliser comme le céleri en cuisine.
Vitamine C · Vitamine K · Folates (B9) · Potassium
Conduite : résultats concrets (essais cliniques / in vivo / in vitro). Preuves humaines les plus solides = hypertension (méta-analyse) et plusieurs essais randomisés. Accès libre → texte intégral ; abstract seul sinon.
Ache des marais — effets du céleri sur la pression artérielle, la glycémie et le profil lipidique, méta-analyse d’essais randomisés (Front Nutr 2025) · Ache des marais — extrait de graines de céleri sur l’hypertension, essai randomisé triple aveugle contre placebo, en crossover (Phytother Res 2022)
Ache des marais — inhibition de la xanthine oxydase et baisse de l’acide urique sérique chez la souris hyperuricémique (goutte) (Prev Nutr Food Sci 2018) · Ache des marais — activité anti-lithiasique de l’apigénine et de l’extrait de céleri chez le rat (lithiase à l’éthylène glycol) (J Pharm Bioallied Sci 2019)
Ache des marais — de la graine de céleri au 3-n-butylphthalide (dl-NBP), médicament de l’ischémie cérébrale : le long parcours (J Med Chem 2020) · anti-apoptose (rat) (J Sci Food Agric 2021)
Nom accepté : Apium graveolens L. · Apiacées (Ombellifères) Composés typiques : flavonoïdes (apigénine, lutéoline) ; phtalides (3-n-butylphthalide, sédanolide — l’arôme) ; furanocoumarines (bergaptène, psoralènes — photosensibilisants) ; huile essentielle. Statut : fiche en cours · 15 études (essais cliniques + in vivo + in vitro + sécurité) · Mise à jour : 2026-07-08