Famille : Astéracées · Partie utilisée : feuilles et racine (séchées), sommités fleuries · Saveur : piquante, âcre (alcamides — picotement/salivation) Nom accepté : Achillea ptarmica L. · Noms : achillée sternutatoire, herbe à éternuer, herbe à sternuer, bouton d’argent (forme horticole double) 🌿 « Herbe à éternuer » : la poudre de feuilles/racine séchées fait éternuer (usage sternutatoire traditionnel) et picoter/saliver ; la racine mâchée était utilisée contre le mal de dents (effet anesthésiant local des alcamides, dont la pellitorine). Base pharmacologique moderne mince : activité antiprotozoaire in vitro des alcamides. À distinguer de sa cousine l’achillée millefeuille (usages différents). ⟨à valider⟩
En deux lignes : la pharmacologie de l’achillée sternutatoire est centrée sur ses alcamides — en tête la pellitorine — dont l’activité anesthésiante locale (mâchage antidouleur traditionnel) et antiprotozoaire est objectivée in vitro. Le potentiel antipaludique et antitrypanosomal de ces molécules est réel et reconnu en criblage, même si aucun essai clinique n’existe.
Alcamides antiprotozoaires — pellitorine en tête (in vitro). L’extrait au dichlorométhane des sommités fleuries est actif contre Trypanosoma brucei rhodesiense (IC50 = 0,67 µg/mL, indice de sélectivité > 40) et modérément antipaludique contre Plasmodium falciparum (IC50 = 6,6 µg/mL). La pellitorine explique l’essentiel de l’activité antipaludique (IC50 = 3,26 µg/mL isolée), tandis que la 8,9-Z-déhydropellitorine est la plus active contre le Trypanosoma. Une revue systématique 2026 (217 plantes, 20 ans de données) confirme A. ptarmica parmi les rares espèces dont des composés sont actifs à la fois contre Leishmania et Trypanosoma, avec une bonne sélectivité (cytotoxicité faible).
L’effet anesthésiant local (mâchage contre le mal de dents) : il correspond précisément à l’action des alcamides, qui provoquent un picotement/engourdissement caractéristique — le même mécanisme que chez l’échinacée. Ce n’est pas documenté par un essai, mais la base pharmacochimique est cohérente.
Pas d’essai clinique. Les données restent in vitro ; les IC50 antiparasitaires sont obtenues sur modèle cellulaire, pas sur patient. Usage actuel : surtout plante médicinale de niche (vétérinaire, sternutatoire, usage externe anesthésiant local).
Amorces neutres — à valider, corriger ou effacer.
Plante non utilisée comme aliment — usage exclusivement médicinal ou sans données nutritionnelles publiées. Section non applicable.
Conduite : base de preuves mince — l’essentiel des publications sur cette espèce est botanique/phytochimique. Retenu : l’activité antiprotozoaire in vitro des alcamides (principes actifs). Accès libre → texte intégral.
Achillée sternutatoire — activité antiprotozoaire et alcamides principaux (Molecules 2014) · Achillée sternutatoire — criblage antileishmanial et antitrypanosomal de plantes médicinales et de leurs principes actifs (dont la pellitorine) (Pharm Biol 2026)
Nom accepté : Achillea ptarmica L. · Astéracées Composés typiques : N-alkylamides / alcamides (pellitorine et apparentés — picotement, salivation, sternutation) ; huile essentielle ; lactones sesquiterpéniques ; flavonoïdes. Statut : fiche médicinale mineure (base modeste) · 2 études (in vitro) · Mise à jour : 2026-07-08