Famille : Rosacées · Partie utilisée : sommités fleuries (fleurs + feuilles), fruits (cenelles) · Saveur : douce Nom accepté : Crataegus monogyna Jacq. · Noms : aubépine monogyne, aubépine à un style, épine blanche ; (avec l’aubépine à deux styles = « aubépine » de pharmacopée) 🌿 Arbuste épineux emblématique du cœur. Plante cardiotonique douce de référence : insuffisance cardiaque légère, palpitations/« cœur nerveux », hypertension légère, et calmant (anxiété, sommeil). Étayé : méta-analyses (pression artérielle, lipides) et essais cliniques. Utilisée indistinctement avec l’aubépine à deux styles (C. laevigata). ⟨à valider⟩
Synthèse rédigée à partir des 6 études reliées ci-dessous. Chaque affirmation porte son niveau de preuve : méta-analyse, essai humain, préclinique (animal/cellule).
En deux lignes. L’aubépine est la plante cardiovasculaire douce la mieux étayée en phytothérapie occidentale : des méta-analyses et essais randomisés valident l’action sur la pression artérielle et les lipides. Son profil de sécurité est excellent — sous réserve de surveiller les interactions avec les médicaments cardiotropes.
Le moteur chimique. Flavonoïdes (hyperoside, vitexine-rhamnoside) et proanthocyanidines oligomères (OPC) : ces deux familles expliquent l’action vasculo-protectrice, antioxydante et tonique cardiaque. Les acides triterpéniques contribuent à l’effet hypolipémiant.
Cœur & pression artérielle (méta-analyses + essais humains — niveau de preuve le plus élevé en phytothérapie). Une méta-analyse 2025 d’essais randomisés contre placebo confirme une réduction cliniquement significative de la pression artérielle dans l’hypertension. Un essai croisé randomisé en double aveugle (2024) montre qu’une boisson à base de fruit d’aubépine réduit pression artérielle et lipides chez des patients en hypertension légère et/ou hyperlipidémie. Une revue 2026 qualifie l’aubépine de « tournant vers la phytothérapie » pour la santé cardiovasculaire, synthétisant les données sur Crataegus spp.
Lipides & surpoids (essai humain + méta-analyse). Un essai randomisé 12 semaines (2024) montre qu’un mélange d’extrait de Crataegus réduit la masse grasse et améliore le profil lipidique chez l’adulte en surpoids. Une méta-analyse 2024 confirme l’efficacité des formules MTC à base d’aubépine dans l’hyperlipidémie.
Cardioprotection — mécanismes (préclinique animal). Chez le rat obèse, l’aubépine exerce une protection cardiaque multi-cibles : antioxydante, hypolipémiante, anti-inflammatoire, antiapoptotique et antifibrotique (2025). Cela donne un support mécaniste cohérent aux effets cliniques humains.
Sécurité. Très bien tolérée en usage prolongé. Le point de vigilance essentiel : interactions additives avec les cardiotropes (digitaliques, bêtabloquants, antihypertenseurs). Avis médical si cardiopathie traitée.
À retenir pour la pratique : l’aubépine est un cardiotonique doux validé par des essais humains pour l’hypertension légère et le profil lipidique. Usage seul (cœur nerveux, palpitations, hypertension débutante) ou en association (agripaume, passiflore) — surveiller impérativement les interactions médicamenteuses chez le patient sous traitement cardiaque.
Amorces neutres — à valider, corriger ou effacer.
Synthèse à partir de la littérature analytique sur Crataegus monogyna et données USDA (hawthorn berries). Chaque affirmation est rattachée à son niveau de preuve.
En deux lignes. Les cenelles d’aubépine monogyne sont des petits fruits rouges comestibles à la chair farineuse, pauvres en sucres et riches en flavonoïdes (procyanidines, vitexine). Elles représentent davantage un aliment de survie ou de tradition qu’un aliment courant — leur intérêt nutritionnel est modeste en macronutriments, mais leur richesse en OPC (oligomères procyanidoliques) est documentée.
Composition (cenelles fraîches, données analytiques)
À retenir : cenelles comestibles en automne, surtout après les premières gelées (sucres concentrés). Usage : gelée, sirop. La richesse en procyanidines est l’atout principal, mais les quantités usuellement consommées sont faibles.
Anthocyanes · Proanthocyanidines (OPC)
Conduite : usage cardiaque bien étayé (méta-analyses + essais). L’aubépine à deux styles (C. laevigata) est utilisée de la même façon (voir sa fiche). Abstract seul.
Aubépine monogyne — l’aubépine réduit de façon cliniquement significative la pression artérielle dans l’hypertension : méta-analyse d’essais randomisés contre placebo (2025) · Aubépine monogyne — effets d’une boisson d’extrait de fruit d’aubépine chez des patients chinois avec hypertension légère et-ou hyperlipidémie, essai randomisé double aveugle croisé (2024) · Aubépine monogyne — impact cardioprotecteur contre l’atteinte cardiaque induite par l’obésité (propriétés antioxydante, hypolipémiante, anti-inflammatoire, antiapoptotique, antifibrotique), rat (2025) · Aubépine monogyne — mobiliser l’aubépine (Crataegus spp.) pour la santé cardiovasculaire : un tournant vers la phytothérapie (revue) (2026)
Aubépine monogyne — efficacité d’une médecine traditionnelle chinoise contenant de l’aubépine dans l’hyperlipidémie : revue systématique et méta-analyse (2024) · Aubépine monogyne — effet d’un mélange d’extrait de Crataegus sur la masse grasse et le profil lipidique chez l’adulte en surpoids, essai randomisé double aveugle contre placebo de 12 semaines (2024)
Nom accepté : Crataegus monogyna Jacq. · Rosacées Composés typiques : flavonoïdes (hyperoside, vitexine), proanthocyanidines oligomères (OPC), acides triterpéniques ; amines (dans les fleurs). Statut : fiche en cours (méta-analyses + essais cliniques) · 6 études · Mise à jour : 2026-07-08