Famille : Brassicacées · Parties utilisées : feuilles fraîches (alimentaire), graines (huile), racines · Saveur : légèrement piquante (glucosinolates), herbacée Nom accepté : Lunaria rediviva L. · Noms : lunaire vivace, monnaie du pape vivace, herbe aux lunettes, lunaire sauvage 🌿 Grande vivace des forêts fraîches et ombragées de montagne (Alpes, Vosges, Jura, Massif Central, 400–1800 m). Silicules rondes translucides caractéristiques. Glucosinolates (sinigrine → allylisothiocyanate ; glucobrassicine → indole-3-carbinol), flavonoïdes, huile de graines (acide érucique, ALA). Données in vitro de chémoprévention (isothiocyanates). Usage alimentaire des feuilles. ⟨à valider⟩
Glucosinolates : sinigrine (glucosinolate aliphatique → allylisothiocyanate par hydrolyse enzymatique) et glucobrassicine (glucosinolate indolique → indole-3-carbinol et DIM par hydrolyse). Ces composés, caractéristiques des Brassicacées, sont activés par la myrosinase lors du broyage de la plante. Les isothiocyanates et indoles sont les bases moléculaires des propriétés anticancéreuses documentées pour la famille.
Flavonoïdes : quercétine, kaempférol, isorhamnétine sous forme de glucosides.
Huile des graines : acide oléique (~24 %), acide linoléique (~17 %), acide α-linolénique/ALA (~28 %), acide érucique (~14 % — caractéristique des Brassicacées non sélectionnées).
Acide érucique (14 % de l’huile de graines) : cardiotoxique à hautes doses chez l’animal (infiltration graisseuse myocardique) → ne pas utiliser l’huile en usage interne prolongé et régulier. Glucosinolates à fortes doses alimentaires → goitre et hypothyroïdie (effet antigoitreux des isothiocyanates via inhibition de la thyroperoxydase) chez sujets à risque ou en carence iodée. Consommation raisonnée de feuilles fraîches : sans risque établi.
PMID 15498245 · Talalay P, Fahey JW., J Nutr, 2001 Sujet : Phytochimie et chimioprévention des Brassicacées (revue de référence) Résultats : Revue de référence sur la chimie des glucosinolates et l’activité chimioprotectrice des isothiocyanates et indoles issus des Brassicacées. Le sulforaphane (isothiocyanate du glucoraphane) et l’indole-3-carbinol (de la glucobrassicine, présente dans L. rediviva) montrent une induction puissante des enzymes de phase II (glutathion-S-transférase, NQO1), réduisant les adduits de l’ADN et les mutations initiantes. Ces données sont le socle de l’intérêt des Brassicacées pour la chémoprévention du cancer.