
Lythrum salicaria L.
Famille (classification morphologique traditionnelle) : Lythraceae
Noms vernaculaires :
Salicaire commune
Salicaire officinale
Herbe aux coliques
Herbe aux saignements
SALICAIRE COMMUNE est une plante de la famille des Lythracées, étudiée ici sous ses aspects botaniques, phytochimiques et pharmacognosiques.
I. SYSTÉMATIQUE ET TAXONOMIE
- Règne : Plantae
- Division : Magnoliophyta
- Classe : Magnoliopsida (Dicotylédones)
- Ordre : Myrtales
- Famille : Lythraceae
- Genre : Lythrum
- Espèce : Lythrum salicaria
Synonymes botaniques :
Lythrum vulgare
Salicaria vulgaris
Étymologie : Le nom Lythrum provient du grec lythron, signifiant « sang », probablement en référence à la couleur rouge pourpre des fleurs. L’épithète salicaria signifie « ressemblant au saule (Salix) », allusion à la forme allongée des feuilles.
- Famille : Lythraceae.
Caractères morphologiques principaux :
- plantes herbacées ou arbustives
- feuilles opposées ou verticillées
- fleurs généralement actinomorphes
- calice tubuleux persistant
- ovaire supère.
Définition : Calice = ensemble des sépales protégeant la fleur.
II. DESCRIPTION BOTANIQUE
Plante herbacée vivace rhizomateuse.
Hauteur : 50 à 150 cm.
Port : tiges dressées formant souvent des colonies denses.
Système souterrain : rhizome ligneux.
Définition : Rhizome = tige souterraine horizontale permettant la multiplication végétative. Le rhizome produit de nombreuses tiges aériennes chaque année.
Tiges : dressées.
Structure : anguleuse.
Section : quadrangulaire.
Surface : pubescente.
Définition : Pubescent = couvert de poils courts.
Couleur : vert à rougeâtre. Les tiges peuvent être ramifiées dans la partie supérieure.
Disposition : opposées ou verticillées.
Définition : Verticillées = plusieurs feuilles insérées au même niveau autour de la tige.
Forme : lancéolée.
Longueur : 5 à 12 cm.
Largeur : 1 à 3 cm.
Bord : entier.
Surface : légèrement pubescente.
Couleur : vert foncé. Les feuilles rappellent celles du saule.
Type : épi floral dense.
Définition : Épi = inflorescence dans laquelle les fleurs sont insérées directement sur l’axe.
Longueur : 10 à 40 cm. Les fleurs s’ouvrent progressivement du bas vers le haut.
Fleurs : 1 à 2 cm de diamètre.
Couleur : pourpre à rose violacé.
Structure florale :
calice : tubulaire.
pétales :
Étamines : La plante présente un phénomène de trimorphisme floral.
Définition : Trimorphisme floral = existence de trois formes de fleurs différentes favorisant la pollinisation croisée.
Floraison : juin à septembre.
Pollinisation : entomophile.
Pollinisateurs :
- abeilles
- bourdons
- papillons.
Fruit : capsule.
Définition : Capsule = fruit sec s’ouvrant à maturité.
Graines : très nombreuses microscopiques. Une plante peut produire plusieurs millions de graines.
Dispersion : hydrochorie et anémochorie.
Habitat :
- marais
- fossés
- bords de rivières
- prairies humides.
Préférences écologiques : sols humides sols riches en nutriments.
Milieux : ensoleillés.
Altitude : 0 à 1500 m. La plante est hygrophile.
Définition : Hygrophile = espèce préférant les milieux humides.
Distribution :
Europe
Asie
Afrique du Nord. La plante a été introduite en Amérique du Nord où elle est devenue une espèce invasive majeure des zones humides.
En France : présente dans la majorité des régions.
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Classe |
Molécules principales |
Activités biologiques |
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Tanins |
ellagitannins |
astringent |
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Flavonoïdes |
antioxydant |
|
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Acides phénoliques |
acide ellagique |
anti-inflammatoire |
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Anthocyanes |
cyanidine |
antioxydant |
Principales propriétés : astringente antidiarrhéique anti-inflammatoire antiseptique intestinal hémostatique.
Indications traditionnelles : diarrhées entérites hémorragies légères inflammations intestinales.
Les jeunes feuilles ont parfois été consommées comme légume sauvage dans certaines régions. Cependant cet usage est rare.
Peut être confondue avec :
- Lythrum hyssopifolia
- certaines épilobes (Epilobium).
Elle se distingue par :
- ses longs épis floraux
- ses fleurs pourpres
- son habitat humide.
III. PARTIES UTILISÉES
Parties utilisées :
- sommités fleuries
- feuilles.
Récolte : pendant la floraison.
IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOLÉCULAIRE
TANINS
- ellagitannins
- gallotannins.
FLAVONOÏDES
- quercétine
- myricétine
- kaempférol.
ANTHOCYANES
- pigments responsables de la coloration des fleurs.
ACIDES PHÉNOLIQUES
- acide gallique
- acide ellagique.
PECTINES
- polysaccharides.
V. MÉCANISMES PHARMACODYNAMIQUES
Tanins : effet astringent effet antiseptique effet antidiarrhéique.
Flavonoïdes : activité antioxydante activité anti-inflammatoire.
Acides phénoliques : activité antimicrobienne.
VI. DONNÉES CLINIQUES
Aucune donnée clinique spécifique suffisamment développée n’était disponible dans la version initiale de la fiche. La rubrique est maintenue pour signaler explicitement cette limite plutôt que de la masquer.
VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOSÉS
| Composé | Classe | Lecture principale |
|---|---|---|
| Flavonoïdes | Polyphénols | Modulation antioxydante et vasculaire |
| Tanins | Polyphénols | Effet astringent traditionnel |
| Anthocyanes | Pigments phénoliques | Pigmentation et activité antioxydante |
VIII. FORMES GALÉNIQUES
Infusion des sommités fleuries. Décoction. Poudre de plante sèche. Extraits hydroalcooliques.
IX. TOXICOLOGIE
Les tanins peuvent provoquer :
- irritation gastrique
- diminution de l’absorption de certains minéraux.
Contre-indications : usage prolongé constipation chronique.
X. USAGES HISTORIQUES
La salicaire était utilisée dans la médecine traditionnelle européenne pour : arrêter les saignements traiter la dysenterie calmer les inflammations intestinales. Elle est mentionnée dans plusieurs herbiers médiévaux.
XI. SYNTHÈSE PHARMACOGNOSIQUE
Les études expérimentales montrent : activité antimicrobienne contre bactéries intestinales. activité anti-inflammatoire. activité antidiarrhéique liée aux tanins.
Certaines études indiquent également : activité antioxydante significative.
La salicaire est une plante mellifère très importante.
Elle produit beaucoup de nectar et attire : abeilles bourdons papillons. Elle joue un rôle important dans les écosystèmes de zones humides.
Plante vivace des zones humides caractérisée par ses épis floraux pourpres et ses feuilles lancéolées rappelant celles du saule. Sa richesse en tanins et flavonoïdes explique ses propriétés astringentes et antidiarrhéiques, largement utilisées dans la phytothérapie traditionnelle européenne.
XII. BIBLIOGRAPHIE ACADÉMIQUE
Bruneton J. Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales.
Tison J.-M., de Foucault B. Flora Gallica. Aeschimann D. et al. Flora Alpina. Journal of Ethnopharmacology.
PROPRIÉTÉS MÉDICINALES — NOTATION
- ★★★★☆ Astringent
- ★★★☆☆ Antidiarrhéique
- ★★★☆☆ Anti-inflammatoire
- ★★★☆☆ Cicatrisant
- ★★☆☆☆ Antiseptique urinaire
- ★★☆☆☆ Emménagogue