
Melilotus officinalis (L.) Pall.
Famille (classification morphologique traditionnelle) : Fabaceae (Leguminosae)
MÉLILOT OFFICINAL est une plante de la famille des Fabacées, étudiée ici sous ses aspects botaniques, phytochimiques et pharmacognosiques.
Cette présentation a été réorganisée pour offrir une lecture plus fluide, en regroupant les informations essentielles sous forme de paragraphes, de listes et de repères visuels plus confortables.
I. SYSTÉMATIQUE ET TAXONOMIE
- Règne : Plantae
- Division : Magnoliophyta
- Classe : Magnoliopsida (Dicotylédones)
- Ordre : Fabales
- Famille : Fabaceae
- Sous-famille : Papilionaceae (classification morphologique traditionnelle)
- Genre : Melilotus
- Espèce : Melilotus officinalis
Synonymes botaniques : Melilotus arvensis Wallr. Trifolium officinale L.
Noms vernaculaires :
Mélilot officinal

Köhler’s Medizinal-Pflanzen, 1887
Mélilot jaune
Trèfle de cheval.
Étymologie : Melilotus vient du grec meli (miel) et lotus (légumineuse), signifiant « lotus à miel », en référence à son grand intérêt apicole. officinalis indique une plante utilisée dans les officines pharmaceutiques.
Le genre Melilotus comprend environ 20 à 25 espèces réparties dans les régions tempérées d’Eurasie.
Caractères botaniques du genre :
- plantes herbacées annuelles ou bisannuelles
- feuilles trifoliées
- fleurs papilionacées petites et nombreuses
- inflorescences en longues grappes étroites.
II. DESCRIPTION BOTANIQUE

Plante herbacée bisannuelle.
Hauteur : 50 cm à 1,5 m.
Port : dressé. La plante forme de grandes touffes ramifiées.
Système racinaire : racine pivotante profonde. Présence de nodules symbiotiques fixateurs d’azote contenant des bactéries du genre Rhizobium.
Tiges : dressées.
Section : cylindrique.
Surface : glabre.
Couleur : vert clair. Les tiges sont très ramifiées dans la partie supérieure.
Disposition : alternes.
Structure : trifoliée.
Définition : Feuille trifoliée = feuille composée de trois folioles.
Folioles : oblongues à ovales.
Longueur : 10 à 30 mm.
Bord : denté.
Surface : glabre.
Couleur : vert clair.
Inflorescence : grappe allongée.
Longueur : 5 à 15 cm.
Nombre de fleurs : 30 à 70. Les fleurs sont petites et nombreuses.
Couleur : jaune vif.
Longueur : 4 à 6 mm.
Structure :
fleur papilionacée composée de :
- étendard
- ailes
- carène.
Floraison : juin – septembre.
Pollinisation : entomophile.
Pollinisateurs : abeilles bourdons. La plante est très mellifère. Les fleurs dégagent une odeur caractéristique de coumarine rappelant le foin.
Fruit : gousse.
Longueur : 3 à 4 mm.
Forme : ovoïde.
Nombre de graines : 1 à 2.
Graines :
- brun jaunâtre
- ovales.
Habitat :
- friches
- bords de routes
- champs
- talus.
Préférence écologique : sols riches sols bien drainés.
Espèce : héliophile.
Altitude : 0 à 1500 m.
Distribution :
Europe
Asie occidentale.
Naturalisation :
Amérique du Nord
Australie.
En France :
très commune dans :
- friches
- bords de routes
- champs.
E. Acides phénoliques
- acide caféique.
|
Classe chimique |
Molécules principales |
Activités biologiques |
|
Coumarines |
coumarine |
veinotonique |
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Flavonoïdes |
antioxydant |
|
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Tanins |
divers |
astringent |
|
Saponines |
diverses |
anti-inflammatoire |
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Acides phénoliques |
acide caféique |
antioxydant |
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Chimiotype |
Composés dominants |
Particularités |
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Coumarinique |
coumarine |
activité veinotonique |
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Flavonoïdique |
flavonoïdes |
activité antioxydante |
|
Mixte |
coumarine + flavonoïdes |
activité vasculaire |
La composition dépend :
- conditions de séchage
- conditions de culture.
Propriétés principales :
- veinotonique
- anti-inflammatoire
- anti-œdémateux
- lymphotonique.
Indications :
- insuffisance veineuse
- jambes lourdes
- hémorroïdes
- œdèmes.
III. PARTIES UTILISÉES
Sommités fleuries
parties aériennes.
IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOLÉCULAIRE
A. Coumarines (principes actifs majeurs)
- coumarine libre (0,4-1 %)
- mélilotoside (glucoside de l’acide coumarique, précurseur de la coumarine par séchage et fermentation)
La coumarine est le composé signature du mélilot, responsable de son odeur caractéristique de foin coupé. C’est le séchage qui libère la coumarine à partir du mélilotoside par hydrolyse enzymatique.
Attention : la fermentation incontrôlée du mélilot peut produire du dicoumarol, anticoagulant puissant découvert historiquement comme cause de la « maladie du trèfle doux » chez le bétail.
B. Flavonoïdes
- quercétine
- kaempférol
- glycosides associés
Profil flavonoïdique classique des Fabaceae, contribuant modestement à l’activité antioxydante et anti-inflammatoire.
C. Saponines triterpéniques
- saponosides (mélilotogénine)
- acide mélilotique
Présentes dans la plante entière, elles contribuent au profil anti-œdémateux traditionnel et à l’activité lymphotonique attribuée au mélilot.
D. Acides phénoliques et composés associés
- acide caféique
- acide p-coumarique (précurseur direct de la voie coumarinique)
- acide chlorogénique
Ils complètent le fond polyphénolique et participent à la lecture globale de plante circulatoire légère.
Synthèse : le mélilot officinal est une plante à coumarine par excellence. Son profil phytochimique se lit entièrement autour de ce composé et de ses dérivés, ce qui en fait un cas d’étude remarquable en pharmacognosie — à la fois plante veinotonique douce et source historique d’un anticoagulant majeur.
V. MÉCANISMES PHARMACODYNAMIQUES
Les coumarines exercent :
- activité veinotonique
- activité anti-œdémateuse
- stimulation du drainage lymphatique.
Les flavonoïdes :
- activité antioxydante
- protection vasculaire.
VI. DONNÉES CLINIQUES
Aucune donnée clinique spécifique suffisamment développée n’était disponible dans la version initiale de la fiche. La rubrique est maintenue pour signaler explicitement cette limite plutôt que de la masquer.
VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOSÉS
| Composé | Classe | Lecture principale |
|---|---|---|
| Flavonoïdes | Polyphénols | Modulation antioxydante et vasculaire |
| Coumarines | Composés phénoliques | Intérêt circulatoire ou aromatique selon l’espèce |
VIII. FORMES GALÉNIQUES
Infusion : 2 g de sommités fleuries pour 150 ml d’eau chaude infusion 10 minutes.
Autres formes :
- extrait sec standardisé
- gélules
- teinture mère.
Les fleurs peuvent aromatiser : desserts boissons sirops. La coumarine donne une odeur caractéristique de vanille et de foin.
IX. TOXICOLOGIE
Effets indésirables rares :
- troubles digestifs
- céphalées.
Précautions : association avec anticoagulants. La plante contient des précurseurs de dicoumarol lorsque mal conservée.
X. USAGES HISTORIQUES
Dans la médecine médiévale :
- cicatrisant
- anti-inflammatoire.
Utilisation traditionnelle dans :
- cataplasmes.
XI. SYNTHÈSE PHARMACOGNOSIQUE
Les extraits de mélilot ont été étudiés dans :
- insuffisance veineuse chronique
- œdèmes lymphatiques
- troubles circulatoires.
Résultats : amélioration de la circulation veineuse réduction des œdèmes. Les extraits standardisés sont utilisés en phytothérapie vasculaire.
Le mélilot est utilisé comme :
- engrais vert
- plante fourragère.
Avantages :
- fixation de l’azote
- amélioration de la fertilité des sols.
Le mélilot est une plante mellifère majeure.
Le miel de mélilot est :
- clair
- parfumé.
Grande plante bisannuelle reconnaissable à ses longues grappes de petites fleurs jaunes très parfumées. Espèce commune des friches et importante en phytothérapie pour ses propriétés circulatoires.
XII. BIBLIOGRAPHIE ACADÉMIQUE
Bruneton J. Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales.
Tutin T.G. Flora Europaea. Aeschimann D. et al. Flora Alpina.
Journal of Ethnopharmacology
Études sur les coumarines et flavonoïdes du mélilot.
PROPRIÉTÉS MÉDICINALES — NOTATION
- ★★★☆☆ Veinotonique
- ★★★☆☆ Anti-inflammatoire
- ★★★☆☆ Antispasmodique
- ★★☆☆☆ Sédatif
- ★★☆☆☆ Diurétique
- ★★☆☆☆ Cicatrisant
- ★★☆☆☆ Stomachique
- ★★☆☆☆ Émollient
- ★☆☆☆☆ Dépuratif