DATURA STRAMOINE

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Planche botanique Datura stramoine

Datura stramonium L.

Famille : Solanaceae

Le datura stramoine est l’une des plantes toxiques majeures de la flore rudérale. Grande herbe violente de talus, de décombres et de sols azotés, il porte des fleurs en trompette, des capsules épineuses et une réputation sombre, mêlée d’histoire magique, d’intoxications graves et d’anciens usages médicaux aujourd’hui largement abandonnés en pratique directe. Le datura est la plante des tropanes par excellence — cette famille d’alcaloïdes qui, de la belladone à la mandragore, a accompagné la médecine et la sorcellerie européennes pendant deux millénaires.

Son principal alcaloïde, la scopolamine (hyoscine), reste cependant un médicament indispensable de la pharmacopée moderne : antiémétique puissant, préanesthésique, traitement du mal des transports. Le datura illustre ainsi le paradoxe des grandes solanacées toxiques : trop dangereuses pour l’automédication, indispensables à la pharmacie hospitalière.


I. SYSTÉMATIQUE ET TAXONOMIE

Datura stramonium — planche Köhler (1887)
Datura stramonium
Köhler’s Medizinal-Pflanzen, 1887

Classification : Règne Plantae — Division Magnoliophyta — Classe Magnoliopsida — Ordre Solanales — Famille Solanaceae — Genre Datura — Espèce Datura stramonium L.

Synonymes : Datura tatula L. (forme à tige et fleurs violacées, parfois traitée comme variété).

Noms vernaculaires : Datura stramoine, Stramoine, Herbe aux sorciers, Herbe du diable, Pomme épineuse, Trompette de la mort, Endormie, Herbe aux taupes. En anglais : jimsonweed (corruption de Jamestown weed), thorn-apple, devil’s snare. En espagnol : estramonio.

Étymologie : Datura dérive probablement du sanskrit dhattūra ou de l’arabe tatūrah, noms vernaculaires de la plante en Inde et dans le monde arabo-musulman. L’épithète stramonium viendrait du grec strychnos manikos (strychnos rendant fou), par déformation médiévale.

Le genre Datura comprend une dizaine d’espèces, principalement américaines. D. stramonium est la seule espèce naturalisée en Europe, les autres étant strictement tropicales ou subtropicales (D. innoxia, D. metel, D. ferox).


II. DESCRIPTION BOTANIQUE

Le datura stramoine est une plante annuelle herbacée de 30 à 150 cm, au port dressé et buissonnant, fortement ramifié par des dichotomies successives. La tige est robuste, cylindrique, glabre ou faiblement pubescente, verte à violacée (forme tatula).

Les feuilles, alternes, sont grandes (8-20 cm), ovales, inégalement et grossièrement dentées-lobées, d’un vert foncé, à nervation pennée saillante. Elles dégagent au froissement une odeur nauséabonde, fétide, souvent comparée à celle du beurre rance ou de la terre mouillée. Cette odeur désagréable est un signal d’alarme naturel.

Les fleurs, solitaires, naissent dans les fourches des ramifications. Elles sont grandes (6-10 cm de long), en forme de trompette (infundibuliforme), blanches (forme type) ou violacées (forme tatula), à cinq lobes acuminés. Le calice, tubuleux, à cinq dents, est persistant et forme une collerette à la base du fruit. Les fleurs s’ouvrent au crépuscule et restent ouvertes la nuit, attirant les sphinx (papillons nocturnes) comme pollinisateurs. L’autopollinisation est cependant fréquente.

Le fruit est une capsule épineuse (d’où les noms de pomme épineuse et thorn-apple), ovoïde, de 3 à 5 cm, dressée, verte puis brune à maturité, couverte d’aiguillons rigides. Elle s’ouvre par quatre valves pour libérer de nombreuses graines noires, réniformes, finement réticulées, de 3-4 mm. Chaque capsule contient 200 à 500 graines — ce qui, combiné à la production de 20 à 100 capsules par plante, explique le potentiel invasif de l’espèce.


Écologie et répartition

L’origine géographique de Datura stramonium est débattue : Amérique centrale (hypothèse majoritaire) ou région caspienne (hypothèse minoritaire). La plante est aujourd’hui cosmopolite dans les régions tempérées et subtropicales de tous les continents.

En France, elle est présente dans toutes les régions de plaine, principalement sur les sols anthropisés : décombres, gravats, terrains vagues, bords de routes, cultures sarclées (maïs, tournesol, soja), jardins, pieds de murs. C’est une nitrophile exigeante, qui prospère sur les sols riches en azote, perturbés et bien exposés au soleil. Elle est absente des milieux naturels non perturbés.

Le datura est une adventice de cultures préoccupante, en particulier dans les cultures de maïs et de soja, où sa présence peut contaminer les récoltes et provoquer des intoxications du bétail. La réglementation européenne fixe des teneurs maximales en alcaloïdes tropaniques dans les denrées alimentaires (règlement UE 2023/915).


III. PARTIES UTILISÉES

La drogue officinale historique est constituée des feuilles (Stramonii folium), récoltées sur les plantes en début de floraison et séchées rapidement. La Pharmacopée française et la Pharmacopée européenne décrivent la drogue, bien que l’usage galénique direct soit pratiquement abandonné.

Les graines, très riches en alcaloïdes (0,2-0,6 %), sont la partie la plus dangereuse et la plus fréquemment impliquée dans les intoxications volontaires (tentatives hallucinogènes) ou accidentelles.

En pratique moderne, la scopolamine est obtenue par extraction industrielle à partir de plantes cultivées (Datura spp. ou Duboisia spp.), puis purifiée et formulée en médicaments standardisés.


IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOLÉCULAIRE

Le datura contient un mélange d’alcaloïdes tropaniques, classe de composés caractéristique des Solanaceae et partagée avec la belladone (Atropa belladonna), la jusquiame (Hyoscyamus niger) et la mandragore (Mandragora officinarum).

Scopolamine (hyoscine) : alcaloïde tropanique majeur dans le datura (contrairement à la belladone, où l’atropine domine). La scopolamine (C17H21NO4) est un ester de l’acide tropique et du scopanol (tropanol époxydé). Sa concentration varie de 0,1 à 0,4 % dans les feuilles et de 0,2 à 0,6 % dans les graines.

Atropine (hyoscyamine racémisée) : présente en moindre concentration que la scopolamine dans D. stramonium. Dans la plante fraîche, l’alcaloïde existe sous forme de L-hyoscyamine (forme lévogyre, biologiquement active) ; la racémisation en atropine (mélange d/l) se produit lors du séchage et de l’extraction.

Alcaloïdes mineurs : apoatropine, tropine, scopolétine (coumarine, non tropanique), cuscohygrine.

Withanolides : des stéroïdes lactones de type withanolide, apparentés à ceux d’Withania somnifera (ashwagandha), ont été identifiés dans les parties aériennes.

La teneur totale en alcaloïdes tropaniques varie de 0,2 à 0,6 % de la matière sèche, selon l’organe, le stade de développement et les conditions environnementales. Les graines, la capsule et les racines sont les organes les plus concentrés.


V. MÉCANISMES PHARMACODYNAMIQUES

Mécanisme d’action — antagonisme muscarinique : la scopolamine et l’atropine sont des antagonistes compétitifs des récepteurs muscariniques de l’acétylcholine (M1 à M5), récepteurs omniprésents dans le système nerveux autonome parasympathique, le système nerveux central et certains organes périphériques. Le blocage de ces récepteurs produit l’ensemble des effets anticholinergiques caractéristiques :

  • Mydriase (dilatation pupillaire) et paralysie de l’accommodation
  • Sécheresse buccale (inhibition de la sécrétion salivaire)
  • Tachycardie (levée du frein vagal sur le nœud sinusal)
  • Inhibition des sécrétions (bronchiques, gastriques, sudorales)
  • Relaxation des muscles lisses (bronches, intestin, vessie)
  • Effets centraux (scopolamine > atropine) : sédation, amnésie, confusion, hallucinations à dose élevée

Activité antiémétique : la scopolamine est l’un des antiémétiques les plus efficaces contre le mal des transports (cinétose). Son action s’exerce au niveau des centres vestibulaires et du centre du vomissement dans le tronc cérébral, par blocage des récepteurs muscariniques M1. C’est cette propriété qui justifie la plupart des usages pharmaceutiques actuels.

Activité spasmolytique : le blocage muscarinique relaxe les fibres lisses du tractus gastro-intestinal, des voies biliaires et des voies urinaires. L’atropine est utilisée en préanesthésie pour réduire les sécrétions bronchiques et salivaires.

Activité bronchodilatatrice : les feuilles de datura fumées en cigarettes « antiasthmatiques » ont été le traitement de l’asthme du XIXe siècle, avant l’avènement des bêta-2-mimétiques. Le mécanisme était le blocage des récepteurs muscariniques du muscle lisse bronchique. L’ipratropium (Atrovent), dérivé synthétique de l’atropine, est aujourd’hui un bronchodilatateur anticholinergique majeur en pneumologie.


Propriétés médicinales — Notation

  • ★★★★★ Antiémétique / Mal des transports (scopolamine)
  • ★★★★☆ Antispasmodique (scopolamine, atropine)
  • ★★★★☆ Préanesthésique (atropine)
  • ★★★☆☆ Bronchodilatateur (usage historique)
  • ⚠️ TRÈS TOXIQUE — Usage exclusivement pharmaceutique

VI. DONNÉES CLINIQUES

Les données cliniques modernes concernent la scopolamine purifiée, non la plante brute :

Mal des transports : la scopolamine transdermique (patch Scopoderm, 1,5 mg/72 h) est le traitement le plus efficace du mal des transports, supérieur aux antihistaminiques dans les essais comparatifs. Le patch est appliqué derrière l’oreille 6 à 12 heures avant le voyage.

Prémédication anesthésique : la scopolamine IV (0,2-0,4 mg) est utilisée pour réduire les sécrétions salivaires et bronchiques avant l’anesthésie, et pour prévenir les nausées et vomissements postopératoires.

Soins palliatifs : la scopolamine (butylbromure de scopolamine, Buscopan ; ou scopolamine base, Scoburen) est prescrite en soins palliatifs pour réduire les râles agoniques (hypersécrétion bronchique terminale) et les spasmes digestifs douloureux.


VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOSÉS

Composé Classe Action principale
Alcaloïdes tropaniques Alcaloïde Constituant actif
Scopolamine (hyoscine) Métabolite Constituant
Scopolamine Métabolite Constituant
L-hyoscyamine Métabolite Constituant
Alcaloïdes mineurs Alcaloïde Constituant actif

VIII. FORMES GALÉNIQUES

La plante n’est jamais utilisée directement en phytothérapie contemporaine. Les formes galéniques sont exclusivement pharmaceutiques :

Scopolamine transdermique : patch de 1,5 mg (Scopoderm TTS). Application rétroauriculaire, 72 heures de diffusion.

Scopolamine injectable : ampoules de 0,25 mg et 0,5 mg. Voie sous-cutanée, intramusculaire ou intraveineuse.

Butylbromure de scopolamine : comprimés de 10 mg (Buscopan) et ampoules de 20 mg. Antispasmodique digestif et urinaire, ne franchissant pas la barrière hémato-encéphalique (pas d’effets centraux).

Atropine injectable : ampoules de 0,25 mg, 0,5 mg, 1 mg. Utilisée en urgence (bradycardie, intoxication aux organophosphorés), en ophtalmologie (collyre mydriatique) et en préanesthésie.


IX. TOXICOLOGIE

Le datura stramoine est une plante très dangereuse, responsable de nombreuses intoxications chaque année en France et dans le monde. Les intoxications sont de trois types :

1. Intoxications volontaires (recherche d’hallucinations) : la consommation de graines, de feuilles ou de décoctions de datura dans un but hallucinogène constitue la cause d’intoxication la plus fréquente, principalement chez les adolescents et les jeunes adultes. Les effets anticholinergiques centraux — hallucinations visuelles terrifiantes, confusion totale, agitation, délire, amnésie complète — ne sont pas récréatifs au sens habituel du terme. Les intoxiqués perdent toute connexion avec la réalité, se blessent fréquemment, et n’ont aucun souvenir de l’épisode. Des décès par hyperthermie, convulsions ou noyade sont documentés.

2. Intoxications accidentelles alimentaires : la contamination de cultures alimentaires (sarrasin, haricots, maïs, compléments alimentaires) par des graines de datura a provoqué des intoxications collectives. Le règlement européen UE 2023/915 fixe des teneurs maximales en alcaloïdes tropaniques dans les céréales et les aliments pour nourrissons.

3. Intoxications criminelles : la scopolamine (« burundanga » en Amérique latine) est utilisée comme drogue facilitant les agressions (soumission chimique), en raison de ses propriétés amnésiantes et de sa capacité à rendre la victime docile et désorientée. Ce phénomène est bien documenté en Colombie et fait l’objet d’une vigilance croissante en Europe.

Syndrome anticholinergique : le tableau toxique du datura est un syndrome anticholinergique classique, résumé par la formule mnémotechnique anglo-saxonne : « blind as a bat, dry as a bone, red as a beet, mad as a hatter, hot as a hare » (aveugle comme une chauve-souris [mydriase], sec comme un os [bouche sèche], rouge comme une betterave [vasodilatation cutanée], fou comme un chapelier [délire], chaud comme un lièvre [hyperthermie]).

Antidote : la physostigmine (Anticholium), inhibiteur réversible de l’acétylcholinestérase, est l’antidote spécifique du syndrome anticholinergique grave. Son usage nécessite un monitoring cardiaque et une réanimation.


X. USAGES HISTORIQUES

Le datura possède une histoire ethnobotanique parmi les plus riches et les plus sombres de toute la flore médicinale. En Inde, Datura metel et D. stramonium sont associés au dieu Shiva et utilisés depuis des millénaires dans les rituels chamaniques et les pratiques Tantrika. L’Ayurveda prescrit le datura (dhattūra) en fumigation contre l’asthme et en application externe contre les douleurs articulaires — usages retrouvés dans de nombreuses traditions.

En Amérique, les peuples autochtones (Aztèques, Algonquins, Zunis) utilisaient diverses espèces de Datura dans les rites d’initiation, les visions chamaniques et les traitements des plaies. Le nom jimsonweed provient d’un épisode célèbre de 1676, lorsque des soldats britanniques à Jamestown (Virginie) consommèrent accidentellement du datura en salade, provoquant un épisode d’intoxication collective décrit par Robert Beverly dans son History of Virginia (1705).

En Europe, le datura entre dans la pharmacopée des « herbes de sorcière » du Moyen Âge et de la Renaissance, aux côtés de la belladone, de la jusquiame et de la mandragore. Ces quatre solanacées tropaniques composaient les « onguents de vol » des sorcières, dont l’application cutanée (probablement au niveau des muqueuses vaginales ou rectales) provoquait des hallucinations interprétées comme un « vol vers le sabbat ». Les travaux d’Harner (1973) et de Piomelli & Pollio (1994) ont proposé une relecture pharmacologique de ces pratiques.

En médecine officielle du XIXe siècle, les cigarettes de feuilles de datura (cigarettes Espic) étaient prescrites contre l’asthme avec un certain succès — usage abandonné avec l’avènement des bronchodilatateurs modernes.


Intérêt écologique et conservation

Le datura stramoine est une espèce non menacée et localement envahissante. Son intérêt écologique est limité : plante nitrophile anthropophile, elle ne joue pas de rôle structurant dans les écosystèmes naturels. Ses grandes fleurs blanches, ouvertes la nuit, attirent les sphinx (Sphingidae) en Amérique et quelques noctuelles en Europe, mais les pollinisateurs spécialisés (le sphinx du tabac, Manduca sexta) sont absents de la faune européenne.

La toxicité de toutes les parties de la plante en fait un risque pour le bétail et les animaux domestiques. Des intoxications de chevaux, de bovins et de chiens sont régulièrement rapportées aux centres antipoison vétérinaires.


Confusions possibles

Datura innoxia (datura à fleurs blanches, « moon flower ») : espèce mexicaine, cultivée en Europe comme ornementale. Feuilles entières (non dentées), densément pubescentes-grisâtres. Capsule pendante à aiguillons mous. Même toxicité.

Datura metel (datura métel) : espèce tropicale à fleurs doubles ou simples, souvent violacées. Cultivée en ornement. Même toxicité.

Brugmansia spp. (trompettes des anges) : grands arbustes à fleurs pendantes (non dressées), souvent confondus avec les daturas. Même famille d’alcaloïdes, même toxicité.

Épinard ou chénopodes : les jeunes plants de datura peuvent vaguement ressembler à des chénopodes ou des épinards sauvages. L’odeur nauséabonde des feuilles froissées est le critère distinctif le plus immédiat.


XI. SYNTHÈSE PHARMACOGNOSIQUE

Le datura stramoine est une plante toxique majeure dont les alcaloïdes tropaniques — scopolamine et atropine — constituent des médicaments indispensables de la pharmacopée moderne. La scopolamine, antiémétique puissant, préanesthésique et traitement du mal des transports, est l’un des médicaments les plus anciens encore en usage hospitalier. L’atropine reste l’antidote de référence des intoxications aux organophosphorés et aux agents neurotoxiques.

L’usage de la plante brute est formellement contre-indiqué en raison de l’index thérapeutique extrêmement étroit et de la variabilité de la teneur en alcaloïdes. Le datura rappelle avec une force particulière que les plantes médicinales les plus puissantes sont aussi les plus dangereuses, et que seule la standardisation pharmaceutique permet d’en exploiter le potentiel sans risque inacceptable.

Entre les onguents de sorcière du Moyen Âge, les cigarettes antiasthmatiques du XIXe siècle et les patchs transdermiques du XXIe, le datura traverse l’histoire de la pharmacie comme un fil rouge — un fil rouge sombre, qui n’a jamais cessé de rappeler la frontière étroite entre le poison et le remède.


XII. BIBLIOGRAPHIE ACADÉMIQUE

  • Bruneton, J. — Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales, 5e éd., Lavoisier, 2016.
  • Bruneton, J. — Plantes toxiques : végétaux dangereux pour l’homme et les animaux, 4e éd., Lavoisier, 2009.
  • Fournier, P.-V. — Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, Omnibus, 1947.
  • Tison, J.-M. & de Foucault, B. — Flora Gallica, Biotope, 2014.
  • Pharmacopée européenne, 11e éd. — monographie Stramonii folium.
  • Renner, U.D., Oertel, R. & Kirch, W. — « Pharmacokinetics and pharmacodynamics in clinical use of scopolamine », Therapeutic Drug Monitoring, 27, 2005.
  • Spina, S.P. & Taddei, A. — « Teenagers with Jimsonweed (Datura stramonium) poisoning », Canadian Journal of Emergency Medicine, 9, 2007.
  • Harner, M.J. — Hallucinogens and Shamanism, Oxford University Press, 1973.
  • Piomelli, D. & Pollio, A. — « In upas veritas: the ethnobotany of psychoactive plant use in the Old World Mediterranean area », Journal of Ethnopharmacology, 1994.
  • Règlement (UE) 2023/915 — teneurs maximales pour certains contaminants dans les denrées alimentaires (alcaloïdes tropaniques).

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES — NOTATION

  • ★★☆☆☆ Antispasmodique (usage traditionnel)
  • ★★☆☆☆ Digestif

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