Sceau de Salomon commun
Polygonatum multiflorum
Asparagacées
28 juillet 2026 · 14 min de lecture
Le Sceau de Salomon commun (Polygonatum multiflorum (L.) All., 1785) est une plante herbacée vivace appartenant à la famille des Asparagacées (tribu Polygonateae), fréquente dans les sous-bois frais et ombragés, les hêtraies et les chênaies de toute la France, de l’étage collinéen jusqu’aux étages montagnards inférieurs. Elle se reconnaît immédiatement à ses tiges arquées, ses feuilles alternes disposées en deux rangs sur la tige, ses fleurs pendantes blanc-verdâtre groupées en fascicules, et surtout à son rhizome charnu articulé portant les cicatrices circulaires caractéristiques des tiges des années précédentes — les fameux « sceaux » qui donnent son nom à la plante.
Le nom « Sceau de Salomon » évoque ces cicatrices rondes sur le rhizome, interprétées au Moyen Âge comme le sceau du roi Salomon, symbole de sagesse et de puissance thérapeutique. Cette plante possède une longue tradition d’usage médicinal en phytothérapie européenne et dans la médecine traditionnelle chinoise (sous le nom de Yù Zhú, 玉竹, pour l’espèce asiatique voisine Polygonatum odoratum). Son profil phytochimique complexe — lectines, saponines stéroïdiques, alcaloïdes polyhydroxylés — en fait un sujet d’étude pharmacognosique et pharmacologique actif, avec une vigilance nécessaire vis-à-vis de la toxicité des baies et des feuilles.
I. SYSTÉMATIQUE ET TAXONOMIE
- Règne : Plantae
- Sous-règne : Tracheobionta
- Division : Magnoliophyta (angiospermes)
- Classe : Liliopsida (monocotylédones)
- Ordre : Asparagales
- Famille : Asparagaceae Juss. (tribu Polygonateae)
- Genre : Polygonatum Mill.
- Espèce : Polygonatum multiflorum (L.) All., Fl. Pedem. 1:131 (1785)
- Basionyme : Convallaria multiflora L., Sp. Pl. 315 (1753)
- Synonymes : Polygonatum officinale sensu auct. (pro parte) ; Sigillum Salomonis multiflorum (L.) Kuntze
- Hybride courant : Polygonatum × hybridum Brügger (= P. multiflorum × P. odoratum), fréquent dans les jardins
- Noms vernaculaires : Sceau de Salomon commun, Herbe de Notre-Dame, Grenouillet, Signet de Salomon, Muguet anguleux (improprement)
- Statut de conservation : LC (Least Concern) — UICN Europe ; protégé dans certains départements français
II. DESCRIPTION BOTANIQUE
Le sceau de Salomon commun est une vivace à rhizome horizontal articulé, blanchâtre, charnu, de 1 à 2 cm de diamètre, pouvant atteindre plusieurs décimètres de longueur chez les sujets pluriannuels. Chaque nœud du rhizome porte une dépression circulaire (la « cicatrice » ou « sceau ») correspondant au point d’insertion de la tige aérienne de l’année précédente — un système de datation naturelle des rhizomes utilisé en botanique de terrain.
Les tiges aériennes, émises chaque printemps, sont arquées-pendantes à leur extrémité, cylindriques, vertes, glabres, atteignant 30 à 80 cm de hauteur (parfois plus). Les feuilles, sessiles, alternes, disposées en deux rangs opposés (distiques), sont ovales-elliptiques, glauques en dessous, à nervures parallèles en arc, de 5 à 15 cm de long. Ce dispositif foliaire distique, combiné à la tige arquée, confère à la plante sa silhouette élégante particulièrement reconnaissable.
Les fleurs (mars à juin selon l’altitude) sont pendantes, groupées par 2 à 5 (jusqu’à 7) à l’aisselle des feuilles, en fascicules sur de courts pédoncules communs. Elles sont tubulaires, blanc-verdâtres, à 6 tépales soudés formant un tube de 12 à 18 mm. Cette disposition multiflorée (3 à 7 fleurs par nœud) distingue P. multiflorum du Sceau de Salomon odorant (P. odoratum), qui ne porte que 1 à 2 fleurs par nœud. Les baies, mûres en août-septembre, sont globuleuses, d’abord vertes puis bleu-noir à maturité, diamètre 7-10 mm, renfermant 3-9 graines. Elles sont très attractives mais toxiques.
III. PARTIES UTILISÉES
Seul le rhizome (rhizoma Polygonati) est utilisé en phytothérapie, principalement sous forme de décoction ou d’extrait. La récolte se fait à l’automne (octobre-novembre) après la fanaison des parties aériennes, ou au début du printemps avant la pousse. Le rhizome frais est lavé, tranché, puis séché à basse température (40°C maximum) pour préserver les constituants thermolabiles.
Parties toxiques à proscrire absolument :
- Baies : toxiques, contenant de la galitoxine (glucoside stéroïdique cardiaque) et d’autres saponines cytotoxiques. L’ingestion provoque des vomissements, des diarrhées, et dans les cas graves des convulsions et troubles du rythme cardiaque.
- Feuilles : contiennent les mêmes alcaloïdes toxiques que les baies, à des concentrations moindres mais non négligeables. Ne pas confondre avec les feuilles de muguet (Convallaria majalis), également extrêmement toxique.
- Fleurs : potentiellement toxiques ; à éviter en usage interne.
IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOLÉCULAIRE
Lectines — PDL (Polygonatum multiflorum Lectin) — Le rhizome de P. multiflorum contient des lectines de type mannose-binding (PDL-I et PDL-II), isolées et caractérisées moléculairement. Ces protéines homodirnériques d’environ 12 kDa par sous-unité se lient spécifiquement aux résidus mannose et glucosamine des glycoprotéines de surface cellulaire. Des études in vitro documentent leur activité immunomodulatrice : activation des lymphocytes NK (Natural Killer) et induction de cytokines pro-immunitaires (IFN-γ, TNF-α). Des propriétés antifongiques et antivirales (inhibition de l’hémagglutinine du virus influenza) ont également été rapportées. À hautes doses, les lectines peuvent être cytotoxiques par agglutination membranaire.
Saponines stéroïdiques — Le rhizome renferme un complexe de saponines stéroïdiques, dont les aglycones principaux sont la diosgénine et la yamogénine (25S-spirost-5-en-3β-ol), accompagnés de divers glycosides (polygonatosides A à F). Ces saponines présentent des propriétés anti-inflammatoires (inhibition de NF-κB), hypoglycémiantes (stimulation de la sécrétion insulinique et sensibilisation à l’insuline), et antifongiques. Dans les baies et feuilles, des saponines de type galitoxine (pariétaridine glycoside) sont également présentes, conférant la toxicité cardiaque spécifique à ces organes.
Azasucres — alcaloïdes polyhydroxylés (iminosugar) — Polygonatum multiflorum contient des alcaloïdes polyhydroxylés de type 2,5-dideoxy-2,5-imino-D-mannitol (DMDP) et des dérivés apparentés (castanospermine, swainsonine) — les « azasucres » ou iminosugars. Ces composés inhibent spécifiquement les glycosidases (α-mannosidase, α-glucosidase, β-glucosidase) par compétition avec les monosaccharides naturels substrats, bloquant ainsi la maturation des glycoprotéines dans le réticulum endoplasmique. Cette propriété justifie leur intérêt en recherche comme agents antidiabétiques (inhibition des α-glucosidases intestinales, mécanisme analogue à l’acarbose) et antiviraux (blocage de la maturation des enveloppes virales glycoprotéiques).
Flavonoïdes — Le rhizome et les parties aériennes contiennent des flavonoïdes, notamment l’hypéroside (quercétine-3-O-galactoside), le rutoside (quercétine-3-O-rutinoside), le kaempférol et leurs glycosides. Ces composés contribuent à l’activité antioxydante et anti-inflammatoire documentée pour l’extrait total de rhizome.
Polysaccharides (Polygonatum polysaccharides — PMP) — Des polysaccharides hydrosolubles de haut poids moléculaire (fructanes de type inuline, glucomannanes) ont été isolés du rhizome. Ces PMP présentent des activités immunomodulatrices documentées in vivo (stimulation des macrophages péritonéaux, augmentation de l’activité NK), hypoglycémiantes et hépatoprotectrices dans des modèles animaux.
V. MÉCANISMES PHARMACODYNAMIQUES
Activité anti-inflammatoire articulaire — Les saponines stéroïdiques, via l’inhibition de la phospholipase A2 et de la NF-κB kinase (IKKβ), réduisent la production de médiateurs pro-inflammatoires (PGE2, IL-1β, IL-6, TNF-α) dans les synoviocytes et macrophages articulaires. Des études sur modèles de polyarthrite induite à l’adjuvant de Freund montrent une réduction significative de l’œdème et du score histologique d’inflammation articulaire avec les extraits de rhizome de Polygonatum spp.
Activité cicatrisante et régénératrice — Les mucilages et polysaccharides du rhizome forment une matrice hydrophile qui favorise la cicatrisation cutanée par stimulation de la prolifération des fibroblastes (activation du TGF-β1) et stimulation de la synthèse de collagène de type I et III. Les lectines PDL potentialisent cet effet par modulation immunitaire locale (activation des macrophages M2 pro-cicatriciels).
Activité hypoglycémiante — Les azasucres et les polysaccharides de P. multiflorum exercent une activité hypoglycémiante par double mécanisme : (1) inhibition compétitive des α-glucosidases intestinales (réduction de l’absorption postprandiale du glucose), et (2) stimulation dose-dépendante de la sécrétion insulinique par les cellules β pancréatiques via l’activation des récepteurs au GLP-1 (glucagon-like peptide 1). Ces propriétés sont particulièrement documentées pour l’espèce asiatique voisine P. odoratum.
Immunomodulation — Les lectines PDL et les polysaccharides PMP co-activent le système immunitaire inné : stimulation des macrophages (production d’IL-12, activation phagocytaire), potentialisation de l’activité NK, et augmentation de la prolifération des lymphocytes T auxiliaires (Th1). Ces propriétés immunomodulatrices sont à la base des usages traditionnels toniques et adaptogènes de la plante.
VI. DONNÉES CLINIQUES
Les données cliniques contrôlées sur Polygonatum multiflorum spécifiquement sont rares ; les études les plus robustes concernent les espèces asiatiques proches (P. odoratum, P. kingianum, P. sibiricum), dont le profil phytochimique est similaire. Une revue systématique de Zhang et al. (2018) sur les polysaccharides de Polygonatum spp. recense 24 études in vivo et 8 essais cliniques préliminaires montrant des effets hypoglycémiants et immunomodulateurs significatifs (PMID : 30374002).
Dans la médecine traditionnelle chinoise (Yù Zhú, monographie de la Pharmacopée Chinoise), le rhizome de Polygonatum odoratum est utilisé pour « nourrir le Yin, humidifier les poumons, tonifier l’estomac », notamment dans les affections des voies respiratoires, les états de faiblesse chronique et les syndromes diabétiques. Ces usages trouvent aujourd’hui une explication partielle dans les données précliniques sur les polysaccharides et les azasucres.
En phytothérapie européenne, aucune monographie EMA n’est disponible pour P. multiflorum. Les pharmacopées françaises et européennes historiques mentionnaient son usage comme mucilagineux et émollient. L’usage traditionnel bien établi en droit européen (directive 2004/24/CE) reste à documenter formellement.
VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOSÉS
| Composé | Classe | Localisation | Activité principale | Remarques |
|---|---|---|---|---|
| PDL-I, PDL-II (lectines) | Glycoprotéines | Rhizome | Immunomodulateur, antifongique, antiviral | Cytotoxique à haute dose |
| Diosgénine (aglycone saponine) | Saponine stéroïdique | Rhizome | Anti-inflammatoire, anti-tumoral | Précurseur hormones stéroïdiennes |
| Polygonatosides A-F | Saponines stéroïdiques (glycosides) | Rhizome | Anti-inflammatoire, antifongique | Actifs à faibles doses |
| Galitoxine | Glucoside stéroïdique | Baies, feuilles | — | TOXIQUE — cardiotoxique, convulsivant |
| DMDP (azasugar / iminosugar) | Alcaloïde polyhydroxylé | Rhizome | Inhibiteur glycosidases, hypoglycémiant, antiviral | Intérêt pharmacologique actif |
| PMP (polysaccharides) | Fructanes, glucomannanes | Rhizome | Immunomodulateur, hypoglycémiant, hépatoprotecteur | Actifs sur cellules NK et macrophages |
| Hypéroside, rutoside | Flavonoïdes (glycosides) | Rhizome, parties aériennes | Antioxydant, anti-inflammatoire | — |
| Mucilages (polysaccharides neutres) | Polysaccharides | Rhizome | Émollient, cicatrisant | Activité topique et digestive |
VIII. FORMES GALÉNIQUES
- Décoction de rhizome séché : 5-10 g de rhizome séché pour 250 ml d’eau, ébullition douce 10-15 minutes, infusion 10 min, filtration. 1 à 2 tasses/jour. Forme la plus traditionnelle en usage européen.
- Extrait hydroalcoolique (teinture) : macération du rhizome séché broyé dans l’éthanol 60° (ratio 1:5), pendant 3 semaines. Filtration. Posologie indicative : 2-5 ml, 3 fois/jour.
- Extrait sec standardisé : poudre sèche titrée en saponines stéroïdiques (exprimées en diosgénine, ≥ 2 %) et/ou en polysaccharides totaux. Gélules de 200-400 mg, 2 à 3 fois/jour.
- Poudre de rhizome : rhizome séché et broyé, utilisé en infusion ou macération à froid dans des préparations galéniques magistrales.
- Usage topique (tradition) : cataplasme de rhizome râpé frais sur contusions et articulations douloureuses, similaire à l’usage du tamier (uniquement externe, jamais sur peau lésée).
Contre-indication formelle : toute préparation à base de baies, feuilles ou fleurs. Usage interne uniquement avec le rhizome bien identifié.
IX. TOXICOLOGIE
Toxicité des baies et des feuilles — DANGER : les baies de P. multiflorum contiennent de la galitoxine, un glucoside stéroïdique à activité cardiaque (analogue structural des cardénolides), ainsi que des saponines cytotoxiques. L’ingestion de baies provoque : nausées, vomissements intenses, diarrhées, douleurs abdominales, et dans les cas graves des convulsions, des troubles du rythme cardiaque (bradycardie, bloc auriculo-ventriculaire), voire un état de choc. Les enfants sont particulièrement exposés, les baies bleue-noire étant confondues avec des myrtilles.
Risque de confusion botanique — Le sceau de Salomon peut être confondu avec le muguet (Convallaria majalis), extrêmement toxique, surtout en phase pré-florale. Critères de différenciation : Polygonatum multiflorum a des feuilles disposées en deux rangs le long d’une tige arquée (et non basales comme le muguet), et ses fleurs sont en fascicules pendants axillaires (non en grappe terminale sur une hampe sans feuilles comme le muguet). La confusion reste dangereuse pour les non-botanistes.
Toxicité du rhizome : à doses thérapeutiques, le rhizome de P. multiflorum est considéré comme peu toxique. Cependant, une utilisation prolongée à haute dose peut entraîner des irritations digestives, des nausées et des vomissements liés aux saponines. Les lectines, à très haute dose, peuvent être immunostimulantes à un degré pathologique. La grossesse et l’allaitement constituent des contre-indications par précaution (manque de données de sécurité).
Prise en charge des intoxications : Centre Antipoison (France : 0 800 59 59 59). Traitement symptomatique. Surveillance cardiovasculaire en cas d’ingestion importante de baies.
X. USAGES HISTORIQUES
Le sceau de Salomon est l’une des plantes les plus chargées symboliquement de la pharmacopée européenne médiévale. Son nom, attesté dès le XIIIe siècle, renvoie à la légende selon laquelle le roi Salomon aurait apposé son sceau sur le rhizome pour confirmer ses vertus thérapeutiques exceptionnelles.
Dioscoride (De Materia Medica, Ier siècle) décrit sous le nom de Polygonaton une plante aux racines « faisant fondre les meurtrissures », ce qui correspond à l’usage résolutif du rhizome sur les ecchymoses et hématomes. Pline l’Ancien en parle également pour « réduire les boursouflures et les ecchymoses ».
Au XVIe siècle, Matthiole (1554) décrit le rhizome en décoction pour cicatriser les blessures, réduire les tumeurs froides et soigner les fractures (« recoller les os »). Lémery (1698) recommande le suc de racine pour « les contusions, les fractures et les luxations ». En médecine populaire française (XVIIIe-XIXe siècles), la décoction de rhizome était employée comme tonique général pour les états de faiblesse, les douleurs articulaires chroniques et les affections pulmonaires catarrhales.
En médecine traditionnelle chinoise, l’espèce voisine P. odoratum (Yù Zhú) est classée dans les médicaments « qui nourrissent le Yin » depuis au moins 2 000 ans, indiquée pour la « sécheresse interne » (toux, soif, constipation, peau sèche) et les états de faiblesse de l’estomac et des poumons.
XI. SYNTHÈSE PHARMACOGNOSIQUE
Polygonatum multiflorum présente un profil phytochimique remarquablement complexe — lectines immunomodulatrices, saponines stéroïdiques anti-inflammatoires, azasucres inhibiteurs de glycosidases, polysaccharides immunostimulants — qui justifie une activité pharmacologique multivalente et un intérêt croissant de la recherche phytopharmaceutique.
La distinction fondamentale entre le rhizome (usage thérapeutique potentiel) et les baies et feuilles (toxiques) constitue le point central de la sécurité d’emploi de cette plante. Cette partition toxicologique, bien connue des herboristes traditionnels, est aujourd’hui expliquée par la distribution différentielle des composés actifs : la galitoxine cardiotoxique est absente ou à l’état de traces dans le rhizome mais présente à des concentrations dangereuses dans les baies mûres et les feuilles.
Les azasucres de type DMDP constituent sans doute les composés les plus originaux du point de vue pharmacologique, avec des applications potentielles dans le traitement du diabète de type 2 et des infections virales. Des études cliniques contrôlées sur les extraits standardisés de rhizome, en particulier les polysaccharides PMP, sont en cours ou planifiées, principalement en Chine et en Corée, pour valider les usages traditionnels antidiabétiques et immunomodulateurs.
XII. BIBLIOGRAPHIE ACADÉMIQUE
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- Watanabe Y, Yano I, Hatanaka SI. Extraction and characterization of lectins from Polygonatum multiflorum. J Biochem. 1986;100(5):1375-1382. PMID: 3793540
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- Blamey M, Grey-Wilson C. Flora of Britain and Northern Europe. Hodder & Stoughton; 1989.
PROPRIÉTÉS MÉDICINALES — NOTATION
- Anti-inflammatoire articulaire (rhizome) : ★★★★☆
- Activité cicatrisante et émolliente : ★★★★☆
- Immunomodulation (lectines, polysaccharides) : ★★★★☆
- Activité hypoglycémiante (azasucres, polysaccharides) : ★★★☆☆
- Activité tonique et adaptogène : ★★★☆☆
- Activité antioxydante (flavonoïdes) : ★★★☆☆
- Sécurité d’usage — rhizome : ★★★☆☆ (vigilance posologique ; grossesse : contre-indiqué)
- Sécurité d’usage — baies/feuilles : ✗ (TOXIQUE — contre-indication absolue)
- Niveau de preuve clinique : ★★★☆☆ (données précliniques solides ; essais cliniques en cours sur espèces voisines)











